MYD
Dr Feelgood
Quand on se souvient des concerts de Sexual Earthquake In Kobe (un projet franchement improbable, et involontairement comique), on a peine à croire que leur claviériste finirait par produire SCH, Georgio (voir page 38) ou Theophilus London. Et pourtant, tout se tient. De cette première expérience, puis des succès engrangés au sein de Club Cheval, l’un des fers de lance de la maison Bromance, MYD a retenu que le sérieux (apparent) n’était pas son truc. Son premier album jouait d’ailleurs la décontraction : par son titre d’abord (Born A Loser, manière élégante d’écarter toute pression), par ses invités ensuite (Mac DeMarco, diplômé d’un CAP de branleur certifié), par sa musique enfin : une pop solaire, estivale même en hiver, un condensé de coolitude propice au farniente. Peu enclin à se cantonner au repos dominical, le Lillois a changé de braquet sur le joliment nommé Mydnight. Ici, l’ambiance est plus énergique, nourrie de house baléarique. Le Nordiste convoque aussi le Big Beat façon Fatboy Slim ou Chemical Brothers. Un disque taillé pour le live. Idéal pour manipuler des tracks élastiques qui attrapent les hanches et ne les lâchent plus, de minuit à mydi.



