Alela Diane
C’était il y a une petite vingtaine d’années. Régnait la techno minimale, les fluokids se shootaient aux MP3 et, comme une réplique, le folk connut un renouveau. Citons Devendra Banhart, Sufjan Stevens, Bon Iver… Modeste figure de proue de cette école buissonnière, Alela Diane n’a jamais vraiment disparu, signant en toute discrétion un recueil tous les deux ou trois ans. Ceux-ci n’avaient rien à envier à l’inaugural The Pirate’s Gospel (2004), mais la vague était passée. Pas grave. À 42 ans, la Californienne semble avoir vécu mille vies – la sienne et celles qu’elle chante, entre autres. Ses concerts, c’est un peu Laurel Canyon à la maison.



