Cate Le Bon
Michelangelo Dying
(Mexican Summer)Croulant sous le travail pour d’autres artistes (Kurt Vile, Wilco, St. Vincent, Horsegirl…), Cate Le Bon a aussi connu une rupture amoureuse. De quoi inspirer une collection de chansons pas franchement gaies. Pour la consoler, s’invite sur un titre un certain… John Cale. Logique, la Galloise ayant parfois sonné comme une sorte de Velvet du XXIe siècle. Pour le reste, on s’interroge : les effets sur les voix, les synthés ou les claviers rappellent un peu le traitement réservé par Eno à Bowie, fin seventies. Mais nulle trace de l’étrangeté du Thin White Duke, ni de la faconde tubesque de Cate Le Bon. Moins immédiat certes, ce disque se révèle après plusieurs écoutes. Pas son meilleur, mais bien au-dessus du tout-venant pop.



