Éloi
Âme sensible
Certes, son premier album, Dernier orage (2023) ne connut pas le succès attendu – nous espérions l’ouragan, ce ne fut qu’une bonne brise. N’empêche, Blast, EP paru à la fin de l’hiver dernier, installe Éloïse Leau quelque part entre l’avant-gardisme sonique de Sophie et la gouaille techno de Rebeka Warrior (Sexy Sushi, Kompromat). Les états d’âme de la Parisienne sont disséminés à la sulfateuse hyperpop. Sur scène, ne pas s’attendre à de la dentelle. Éloi maîtrise à merveille son maelström de synthpop, electroclash et EBM, parsemé de références queer et cyberpunk du meilleur aloi. En somme, quelque chose comme du Cronenberg pour les oreilles.



