Bonnie “Prince” Billy
The Purple Bird
(Domino)Bonnie “Prince” Billy, ou une certaine idée de l’Amérique. Derrière un pseudo évoquant de fameux bandits (Billy the Kid, Bonnie Parker), voilà plus de 30 ans que Will Oldham navigue à la confluence du folk et de la country, dans le pure style “hillbilly”. Le natif du Kentucky considère ce nouvel album comme son « vrai disque de Nashville ». Enregistré dans la ville de Johnny Cash (duquel il fut complice), The Purple Bird n’est donc pas avare de violons et mandolines. La voix tantôt brumeuse ou bondissante, Bonnie chante la rédemption, les amours contrariées et tout le toutim, comme s’il était assis à côté de nous, guitare en main au coin du feu de camp. Certes, ces thèmes ne parleront pas à tout le monde, mais il faudrait avoir un cœur de pierre pour ne pas être touché par cette mélancolie brute.



