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Mégaphénix

Vietnam

À l’heure de son cinquième album, Mustang n’a rien perdu de son mordant ni de son acidité. En témoignent La Porte au nez, chronique rire jaune de l’insuccès, ou Chanson française, ballade synthétique empreinte de douces vacheries. Ailleurs, Jean Felzine et ses acolytes croquent l’héritage maléfique de Steve Jobs après avoir rendu hommage au pionnier Ted Nelson, le temps d’un morceau skate punk (Wikipedia). On croise, dans ces douze chansons, les ombres de Pierre Barouh, Ennio Morricone et Nobuo Uematsu (compositeur de la BO de la saga Final Fantasy). Enfin, la présence d’invités de choix (Thomas de Pourquery, Arthur Teboul) devrait, on l’espère, attirer de nouvelles oreilles vers ce trio, assurément le plus sous-estimé de ces quinze dernières années.

Thibaut Allemand
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