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Suprême retour

Diva soul de la Motown avec The Supremes, puis reine du disco dans les années 1980, Diana Ross s’offre un dernier tour de piste – ou avant-dernier, qui sait ? De Michael Jackson à Beyoncé, l’Américaine à la voix cristalline a influencé plusieurs générations… et ce n’est pas fini ! A 79 ans, celle qui fut consacrée “plus grande artiste féminine de l’histoire de la musique” par le Guinness s’apprête à mettre le Palais des sports d’Anvers “upside down”.


De la suite dans les idées

Née en 1944 à Détroit, la petite Diana Ross a une voix jugée “nasillarde et agaçante” mais sait déjà ce qu’elle fera de sa vie : star internationale ! Avec deux voisines, elle fonde The Primettes qui deviendra The Supremes en 1961, tête de gondole du jeune label Motown, avec les hits que l’on sait – Where Did Our Love Go, Baby Love… En 1969, elle décide de voler de ses propres ailes. Ses débuts en solo se traduisent par le bien-nommé Ain’t No Mountain High Enough (reprise du hit interprété par Marvin Gaye et Tammi Terrel).


Hit Machine

Au milieu des années 1970, la diva soul se transforme en disco queen et signe un premier tube, Love Hangover, rivalisant avec une certaine Donna Summer (avec qui on la confond parfois !). Mais c’est l’album Diana, produit en 1980 par les incontournables Nile Rodgers et Bernard Edwards (Chic), qui la fait exploser. Le disque contient son lot d’incunables, comme Upside Down.


Gay-friendly

Sorti en août 1980, écrit, produit et joué par Chic, I’m Coming Out est bien plus qu’un hit : il devient un hymne de la communauté gay. Les paroles sont sans équivoque : I’m coming out (“Je me dévoile”), I want the world to know (“Je veux que le monde le sache”), Got to let it show (“Je dois le montrer”)… Tout est dit.


Avoir un bon copain

« Une mère, une amante et une sœur, le tout réuni en une seule femme extraordinaire ». C’est ainsi que Michael Jackson parlait de Diana Ross, qu’il imitait depuis son enfance et idolâtrait – c’est d’ailleurs à elle qu’il doit ses mythiques “Aouw”. Les deux stars se sont rencontrées dans les bureaux de la Motown. Elle brillait avec les Supremes et lui débutait avec les Jackson 5. Ils resteront proches jusqu’à la mort du roi de la pop.


Jeux de rôle

Voilà une sacrée mise en abyme : En 1972, Diana Ross fait ses premiers pas au cinéma avec Lady Sings the Blues, de Sidney J. Furie, dans lequel elle incarne… Billie Holiday. Le rôle lui vaudra un Golden Globe, une nomination aux Oscars et même un César d’honneur en compagnie d’Ingrid Bergman. Pour l’anecdote, on la verra ensuite dans The Wiz de Sidney Lumet, aux côtés de Michael Jackson, pour un succès plus mitigé.


Give me 5

My Baby Love (avec The Supremes), Ain’t No Mountain High Enough, Love Hangover, I’m Coming Out, Upside Down

Concert(s)
Diana Ross, The Music Legacy Tour 2023
Anvers, Antwerp Sportpaleis

Site internet : http://www.sportpaleis.be

17.10.2023 à 20h00149>65€
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