Home Musique Aloïse Sauvage vs Suzane

Les Combattantes

© Fifou

En une poignée d’années, elles se sont imposées comme les figures de proue de la nouvelle scène française. Du féminisme, aussi. Entre rap, pop et textes engagés, Aloïse Sauvage et Suzane étrennent leur deuxième album, et ont pas mal de points communs… 

Nom de nom. Contre toute attente Aloïse Sauvage n’est pas un pseudo. Comme si elle était « faite pour être artiste et monter sur scène », dit-elle. ≠ Océane Colom a piqué le sien (Suzane, donc) à son arrière-grand-mère, en virant un “n” au passage parce qu’elle « adore sa graphie avec le z en plein milieu ».

Côté son. Quelque part entre Diam’s et MHD, Aloïse Sauvage fusionne chanson française, electropop et afro-trap. Dans son deuxième album (Sauvage) elle ouvre plus encore son jeu, accueillant cordes et piano. ≠ Suzane se définit comme une « conteuse d’histoires vraies sur fond d’electro ». Caméo, son dernier disque, se pare toutefois de rythmes plus chaloupés et rap.

Le sens du combat. Aloïse Sauvage soutient les luttes féministes et LGBT comme en témoigne, entre autres, Crop Top, morceau évoquant les féminicides et le consentement. ≠ Suzane a aussi publié quelques hymnes sans équivoque : le titre SLT, en 2018, dénonçait le harcèlement (« bats-toi fillette ! ») quand le récent Clit is Good, clipé par Charlotte Abramow, célèbre le plaisir féminin – évidemment, YouTube a immédiatement censuré la vidéo. On dit match nul ?

© Boby

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J.D. // Photo : Aloïse Sauvage © Fifou

Aloïse Sauvage

Bruxelles, 03.12, Botanique, 19h3025,50 > 19,50€, botanique.be // Valenciennes, 01.04.2023, Le Phénix, 20h30, 19/16€, lephenix.fr 

Suzane

Lille, 07.12, L’Aéronef, 20h, 35€, aeronef.fr 

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