Born Bad Records
Label affaire
Lorsque votre ami Brice indique, extirpant de son sac en toile un vinyle tout neuf, « c’est signé chez Born Bad », plusieurs informations se télescopent dans votre esprit : il est décidément bien snob, ce Brice, mais il a bon goût. Et, surtout, ne serait-ce pas l’accomplissement pour une écurie d’artistes d’être citée comme un gage de qualité, prévalant même sur l’identité de ses poulains ? C’est la prouesse réalisée par ce label parisien fondé par JB Wizz, et qui fête ses 15 ans. Comment cette maison en est-elle arrivée là ? Que s’est-il passé entre sa première référence (un EP de Frustration en 2006) et cette reconnaissance qui s’étend jusqu’aux colonnes du Figaro ? Il y a le succès populaire du premier album de La Femme en 2013. Citons aussi ces rééditions qui consacrent Born Bad comme le conservateur en chef d’un patrimoine musical englouti. Et puis l’essentiel : des signatures remarquables, qui en font le meilleur radar de la production hexagonale à guitares. À Lille, on attend quatre de ses ambassadeurs dans un format “B2B”, où les groupes jouent en alternance sur la grande scène et celle, plus intimiste, du club. Au programme ? Un hommage à la pop (Arthur Satàn), une variation glam du shoegaze (Bryan’s Magic Tears), du post- punk trempé dans le disco (Vox Low) et un cocktail de garage tropical (Cannibale). Noté, Brice ?



