Yelle
Amours manquées
Evénement annulé ou reporté au Grand Mix
Yelle, ce fut d’abord le rafraîchissant Je Veux te voir (2005), tube souterrain et réponse féministo-marrante au machisme de TTC, bâtards sensibles mais pas toujours finauds. La suite ? Une histoire de malentendus. Égérie malgré elle de l’éphémère vague fluokids, Julie Budet se vautrait dans le fun à tout prix. Résultat : un carton outre-Atlantique (trois Coachella, quand même) mais un duo avec Fatal Bazooka dans nos contrées. Mise en abyme : la trentenaire s’avoue épuisée par les gratte-papiers ne nommant que les deux morceaux cités plus haut… Certes, mais après Parle à ma main, on s’est forcément désintéressé de la suite. On avait peut- être tort, à l’écoute de Je t’aime encore, vraie grande chanson et fausse déclaration d’amour, qui évoque surtout ce rendez-vous manqué avec son pays. Après tout, Yelle se situe dans les pas d’Elli & Jacno : faussement superficielle et profondément mélancolique. C’est bien, parfois, de revenir sur des certitudes.



