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The Deconstruction

(E Works / PIAS)

Quatre ans sans nouvelles de Mark Oliver Everett. Soit une éternité pour Eels. Le songwriter – l’un des plus grands des vingt dernières années s’il fallait le rappeler – nous avait laissés avec ses Cautionary Tales sur une note intime et douloureuse. D’emblée, cette Deconstruction se montre nettement plus expansive (façon Wonderful, Glorious) au risque de la dispersion (façon Shootenanny !). Ce versatile opus ressemble en effet à un best-of de la formation. Comme un voyage à travers ses différentes périodes, se superposant parfois les unes aux autres. Les nostalgiques des collages savants des années 1990 vont rayonner de bonheur en découvrant des tubes comme le morceau-titre ou l’obsédant Rusty Pipes. Les amoureux du versant vitaliste de Hombre Lobo (toutes guitares dehors) et Tomorrow Morning (plus en douceur) se rueront sur Today is the Day ou Sweet Scorched Earth. Les amateurs des marottes et des atmosphères bricolées de “E” ne seront pas non plus en reste. Aimant la vie et conchiant le monde plus que jamais, Everett démontre la pleine maîtrise de ses talents. Il les déploie sur ce nouvel album dont chaque écoute confirme l’excellence.

Rémi Boiteux
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