U.S. Girls
Féminin singulier
Derrière ce patronyme pluriel se planque une artiste solitaire. Enfin, solitaire… à en juger par ses oeuvres, Meghan Remy n’est pas toute seule dans sa tête. On se souvient de ses débuts lo-fi, voici plus d’une décennie : du bruit blanc, de la fureur contenue, des airs embryonnaires et un résultat franchement peu accueillant. Or, l’Américaine a brouillé les pistes et, de cette tabula rasa, a imaginé une bande-son plus ouverte sur ses contemporains. Ainsi, ses derniers essais jouent avec les codes de la pop la plus accrocheuse, par-delà les époques, les genres, carambolant vibrations électroniques et trouvailles mélodiques, approche ludique et messages politiques. Cela semble être un cliché, mais disons que l’élection de Trump à la Maison-Blanche l’a passablement énervée, bien qu’elle réside désormais au Canada. Dans ce maelström d’influences éparses, U.S. Girls pousse sa voix et trouve sa voie, quelque part entre The Supremes et Kate Bush, Blondie et Madonna.



