Home Best of Chroniques La Féline

Triomphe

Kwaidan / !K7

Deux ans après Adieu L’enfance, disque empreint d’une certaine nostalgie (les eighties, la jeunesse enfuie face à un présent gris) Agnès Gayraud prend la poudre d’escampette et signe l’oeuvre pop et moderne dont on avait réellement besoin. La Féline joue (un peu) avec ses influences cold-wave pour mieux s’en défaire. Elle propose d’étonnants parcours dans une ruralité oubliée (l’ouverture Senga), et cosigne avec Mondkopf la chanson-titre, alliant des orgues hiératiques à un traitement légèrement noisy. Sur ces partitions dérangées se posent des textes sibyllins, aux mille et une interprétations possibles. Et puis, soudain, le tube. Limpide, immédiat, fatal : il se nomme Séparés, mais nous lie à jamais à La Féline.

Thibaut Allemand
Articles similaires