L’Attrape-rêves
Dure réalité
A la fin de Melancholia, de Lars von Trier, les personnages se protégeaient de l’apocalypse dans un frêle abri constitué de branches. C’est une image similaire que cherche Claudia Llosa avec son troisième long-métrage, L’Attrape-rêves. Au milieu de constructions en rameaux, un mystérieux guérisseur soigne maladies et handicaps. Venue le consulter pour son fils, Nana découvre qu’elle possède elle aussi un don. Hélas, celui-ci ne lui est d’aucune aide pour soigner son enfant. Sur cette trame mélodramatique, la cinéaste bâtit un récit inutilement alambiqué. La main n’est pas non plus légère en ce qui concerne la symbolique. Dommage, car sa manière de protéger ses personnages des plus vives blessures par un cocon lumineux, presque cristallin, n’était pas sans élégance.
De Claudia Llosa, avec Jennifer Connelly, Mélanie Laurent, Cillian Murphy… En salle.



