Pamina de coulon
Tout l’univers
Cette artiste suisse établie à Bruxelles manie l’art de la parole à toute berzingue. Seule en scène, elle se pose mille questions en suivant le flot fourmillant de sa pensée, imagine des voyages dans le temps ou ce qui se cache au fond des océans. Incursion dans un monde très remuant. Accrochez-vous !
Lorsque Pamina ouvre la bouche, on l’écoute. « Je parle vite et de beaucoup de choses », assure celle qui embrasse avec verve (et clarté) de vastes sujets. Son champ d’investigation cosmique est traversé d’éclairs comiques. Ses spectacles, dont elle signe la création, la mise en scène et l’interprétation se déploient tels des feux d’artifice oratoires et jubilatoires. L’artiste flirte avec le stand-up dans la forme et l’essai parlé sur le fond. Elle disserte de tout – de Lampedusa à Titanic, de Steve Jobs à Einstein – nous balade d’hypothèses en digressions pour livrer ses réflexions consistantes sur notre condition humaine.
A la pêche
C’est à la Haute école d’art et de design de Genève, cursus « Art Action », qu’elle a pris goût à la performance. Aussitôt diplômée, elle monte la pièce Si j’apprends à pêcher, je mangerai toute ma vie, soliloque existentiel sur un bout de banquise où elle passe du coq à l’âne, de la vie des saumons à celle de Sarah Palin, s’interrogeant au passage sur la différence fondamentale entre l’Europe et les USA. Après avoir devisé sur la TVA ou la lessive dans des galeries d’art, elle côtoie les joyeux drilles de l’Amicale de production. Depuis 2014, Pamina s’attelle au projet titanesque Fire of Emotions, composé pour l’instant de deux volets. Le premier, Genesis, explore le thème du voyage dans le temps. Le second, The Abyss, sonde les profondeurs des océans, nos peurs, et le délicat thème de la migration. Tout un programme !
Pamina de Coulon – “Si j’apprends à pêcher, je mangerai toute ma vie” (extrait) from L’L (Bruxelles) on Vimeo.



