J Dilla
The Diary
(Mass Appeal Records / Differ-Ant)Encore un album de J Dilla ! On peut dire que l’Américain est drôlement prolifique, avec six disques depuis 2006… date de sa mort. Inédits, compilations, etc. Les sorties posthumes furent en effet nombreuses et d’intérêt variable. Celle-ci tient la barre assez haut. Pour notre plus grand plaisir, on entend rapper l’artiste surtout connu pour ses talents de producteur. Souvenons-nous en effet que « Jay Dee » a largement contribué au succès de Common, A Tribe Called Quest, Busta Rhymes, Talib Kweli ou encore Erykah Badu. D’ailleurs, c’est Nas qui se charge de déterrer cet album enregistré en 2001 puis rangé au placard. Cette sortie constitue un instantané d’une période bénie du genre (le tournant des années 2000) maniant des thèmes bien connus (les diamants, la police, le quartier) et des hymnes old-school façon hip-hop de Détroit. C’est sur la seconde partie du disque qu’on retrouve la note plus personnelle de J Dilla, sa maîtrise de la production, son goût du jazz et des samples hétéroclites (puisés dans des classique soul autant que dans la new wave de Gary Numan pour Trucks). Son art atteint des sommets sur le dernier titre, très touchant : The Diary. Un sacré témoignage.



