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Mandarine

Jive Epic/Sony

Si désirée cette Mandarine… que son goût doux-amer d’abord désarçonne, et ne se donne qu’après plusieurs écoutes. Les allitérations de JP sont bien là et la complicité retrouvée avec Jean-Chri passe dans les enceintes, mais les contours restent flous. Pour apprécier les trésors, il faut plonger. La pêche alors sera heureuse : des Souvenirs Devant Nous en mille-feuille, une Petite Voix chavirante… Harry Nilsson et Floués du Banjo rappellent la veine à la fois pluvieuse et solaire des Innos, cette patte qu’en grattant on retrouve avec joie. On s’aventure aussi vers d’autres voies : l’anglais pour chanter le sud sur Erretegia ou les accents bossa sur la pointe des pieds de Sherpa font de l’agrume juteux une boule aux facettes multiples. Et de ces retrouvailles une drôle de fête en clair-obscur.

A LIRE : L’INTERVIEW CROISEE DE JP NATAF ET DE JEAN-CHRISTOPHE URBAIN

Rémi Boiteux
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