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Darling… It’s too Late

Suicide Squeeze/Differ-Ant

Si le blaze mixe torture et maillots de bain rouges, entrechoquant les souvenirs les moins reluisants de l’histoire U.S., la musique retrouve, elle, des sources autrement réjouissantes. Darling… It’s too Late, avec ses instrumentaux et ses faux tubes sixties, est d’abord la plus belle lettre d’amour adressée à la surf music depuis la bande originale de Pulp Fiction. Corey Baum’s Theme ou Mr Rebel n’auraient d’ailleurs pas dépareillé dans la grande playlist du geek pop Quentin Tarantino, jusque dans ses épisodiques incursions Motown. À travers les merveilles acidulées que sont Beat Has Changed ou le liquoreux Too Late, c’est aussi le goût des grands hits du Brill Building qui revient en bouche, à la sauce garage. Chansons à la fois urgentes et surannées : l’Amérique vintage à son meilleur.

 

Rémi Boiteux
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