Simian Ghost
The Veil
Discograph / Harmonia MundiAutant le dire tout de suite, Simian Ghost a très mal saisi l’esprit du temps avec The Veil : pas de postmodernité fatiguée d’elle-même ici, ni la moindre trace de cette mélancolie propre à l’époque (que les Suédois ont donc choisi de recouvrir d’un « voile »). Plutôt des mélodies éthérées, proches de la berceuse et pour lesquelles Sebastian Arnström a abandonné les artifices électroniques pour se concentrer sur le songwriting. Il y a un peu des Beach Boys dans cette pop irradiée de soleil (A Million Shining Colours), mais aussi de Sufjan Stevens (en moins cafardeux), à l’occasion traversée de soul-funk très 80’s (Never Really Knew). Un album qui pioche ses influences dans le futur, le passé, pour accompagner la morosité du présent d’une bande originale très sucrée. Et salutaire.



