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Ô rage ! Ô désespoir…

(c)PIP COWLEY

Ils sont tirés à quatre épingles, tout de sombre vêtus, avec à leur tête la réincarnation vocale de Ian Curtis. Oui, la tournée mondiale de la formation la plus classe de la planète passe bien par Bruxelles. Allumez la lumière !

Il y a quelque chose de l’ordre du sacré dans le noble fait d’assister à un concert d’Interpol. Déjà, les groupes de rock de cette envergure ne se comptent plus que sur les doigts d’une main (vous pouvez chercher…). Et, depuis Turn On The Bright Lights, ses prières post-punks ne cessent de hanter beaucoup d’entre-nous. Et tant pis si Carlos Dengler s’en est allé avec sa Fender, emportant avec lui un peu de l’âme cold-wave originelle. Il suffira de quelques secondes à Paul Banks et sa voix de baryton torturé pour nous rappeler que les New-Yorkais furent parmi les premiers à traduire aussi fidèlement un zeitgeist désenchanté et rageur. Quatre ans de silence ont à la fois tout et rien changé. El Pintor, cinquième album et anagramme d’un nom qu’on a craint de voir disparaître, n’est pas qu’un remaniement interlope de sons piochés dans un lointain passé. Sur ce dernier opus, le bien nommé All The Rage Back Home affiche les intentions de la formation : il s’agit de poursuivre l’aventure, mais en empruntant d’autres chemins musicaux. Le titre My Blue Supreme, éclairé par la guitare de Daniel Kessler (forcé de sortir du bois) et les aigus inédits du discret Paul Banks, annonce à lui seul les promesses du renouveau. Osons dire : de la résurrection.

Julien Damien
Concert(s)
Interpol
Bruxelles, Forest National

Site internet : http://www.forestnational.be/

24.01.2015 à 20h0036€
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