Laetitia Shériff
Elle arpente depuis dix ans le circuit du rock « indé » des salles de concert, des résidences de création et des micro-labels. Sur ce chemin souvent souterrain qui l’a menée de son Nord natal à Rennes, la bassiste – chanteuse a longtemps déambulé avec grâce au bras d’Olivier Mellano avant de saisir cette année celui de Thomas Poli (deux géniaux guitaristes ayant pour autre point commun d’avoir joué avec Dominique A). Cette rencontre a donné naissance à un magnifique troisième album paru en octobre qui constitue l’occasion d’accorder à Laetitia Shériff un intérêt à la hauteur de Pandemonium, Solace & Stars, et de décider enfin d’arrêter de convoquer PJ Harvey dès qu’une femme joue de la guitare et chante en anglais. De Pandemonium, la capitale des enfers selon le poète John Milton (et gémonies de l’industrie musicale selon l’artiste ?), aux étoiles, voilà le circuit que mérite bien de fréquenter Laetitia Shériff, dont la voix et les chansons sont, elles, une excellente raison de cheminer jusque Dunkerque.



