Orphan Black
Du simple au triple
Orphan Black pose, sans se prendre la tête, les questions qui fâchent autour de l’identité et ses corollaires : le clonage, l’anonymat, le secret. Commencée comme un polar, cette série canadienne tourne au thriller d’anticipation, mélangeant sans complexe suspense et science-fiction. Captivant.
Flirtant avec l’illégalité, Sarah Manning cherche par tous les moyens à mettre sa fille à l’abri du besoin. Alors qu’elle se promène sur un quai du gare, elle assiste au suicide d’une inconnue lui ressemblant étrangement. Dans l’idée de voler ses papiers, Sarah s’enfuit avec le sac à main de la défunte (une enquêtrice de police)… avant de découvrir qu’elles sont des clones parmi trois autres – toutes jouées (forcément) par l’actrice Tatiana Maslany. Soit une brillante docteure en biologie, une intrigante femme qui semble en savoir davantage et une mère au foyer rigide. Les questions identitaires jaillissent dès lors. Orphan Black expose son lot d’actions – rappelant Alias – via un récit ludique mais jamais survitaminé. Cette série évite le piège de la surenchère dans lequel est tombé sa consoeur anglaise Utopia, qui force sa nature de thriller d’anticipation par des enjeux éthiques moralisateurs et des images violentes trop graphiques. L’oeuvre de Graeme Manson et John Fawcett (Lost Girl) repose au contraire sur une réalisation directe et simple. Au service d’un récit tentaculaire, se déployant pas à pas, et soutenant un motif sériel majeur : la multiplicité narrative. Attention, prenez de profondes respirations, vous allez hyper-ventiler !
Saison 1 : 24.09, 23h, épisode 9 et 10
Saison 2 : 01.10, 23h, épisode 1, 2 et 3
Série diffusée sur Numéro 23





