Flying Lotus
Non, Flying Lotus n’est pas un pilier de la maison Warp au sens où peuvent l’être des types comme Aphex Twin, LFO, Autechre ou Boards Of Canada. Mais à l’instar de ce carré de pionniers, chacune des quatre sorties de l’Américain, copain de Radiohead et d’Erykah Badu, fut l’occasion d’écoutes enfiévrées et de débats enflammés. La moitié crie au génie, l’autre à l’escroquerie et le dernier tiers – non, cherchez pas – demeure prudent, prenant le temps de digérer ces oeuvres denses. En attendant, l’occasion n’est pas si fréquente d’admirer cet architecte sonore empiler les couches d’abstract hip-hop, de jazz chelou, de louches de dubstep et noyer le tout sous des basses abyssales. Ah, et bonne nouvelle : Flying Lotus invite le fleuron de son propre label (Brainfeeder avec Captain Murphy ou Thundercat), mais promis, il ne ramène pas Thom Yorke.



