And Nothing Hurt

Bella Union / PIAS

La drogue, c’est mal. On n’en fera pas la pub ici. D’ailleurs, on sait à peine de quoi il s’agit. Jason Pierce en connaît un rayon. L’ex-Spacemen 3, dont le credo “prendre des drogues pour écrire de la musique sur laquelle prendre des drogues” annonçait la couleur, avait suivi ce chemin cohérent jusqu’à son maître-album, Ladies and Gentlemen we Are Floating in Space (1997). Un disque qui marqua les 90’s et l’histoire du design (cette pochette !). Depuis lors, l’Anglais tenait dignement la pharmacie. Soudain, surgit And Nothing Hurt, qui surprend tout en déroulant les obsessions classiques : soul opiacée, folk sous morphine, blues cramé, shoegaze brumeux et incursions free jazz. La grâce en plus. Un nouveau chef-d’oeuvre ? Pas loin. Avec ou sans adjuvant.

Thibaut Allemand
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