<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>LM magazine &#187; zeev Gourarier</title>
	<atom:link href="https://www.lm-magazine.com/blog/tag/zeev-gourarier/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://www.lm-magazine.com</link>
	<description>Cultures et tendances urbaines</description>
	<lastBuildDate>Mon, 29 Jun 2026 19:13:19 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>hourly</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>1</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=4.2.38</generator>
	<item>
		<title>Les Tables du pouvoir</title>
		<link>https://www.lm-magazine.com/blog/2021/06/01/les-tables-du-pouvoir/</link>
		<comments>https://www.lm-magazine.com/blog/2021/06/01/les-tables-du-pouvoir/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 01 Jun 2021 03:37:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Julien Damien]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Exposition]]></category>
		<category><![CDATA[exposition]]></category>
		<category><![CDATA[Les Tables du pouvoir]]></category>
		<category><![CDATA[Louvre-Lens]]></category>
		<category><![CDATA[menu]]></category>
		<category><![CDATA[pouvoir]]></category>
		<category><![CDATA[Repas]]></category>
		<category><![CDATA[zeev Gourarier]]></category>

		<guid isPermaLink="false">https://www.lm-magazine.com/?p=121226</guid>
		<description><![CDATA[<p>Zeev Gourarier n’aime rien tant que mêler la grande histoire à la petite, l’intime et l’universel. « Nous savons des tas de...</p>
<p>The post <a rel="nofollow" href="https://www.lm-magazine.com/blog/2021/06/01/les-tables-du-pouvoir/">Les Tables du pouvoir</a> appeared first on <a rel="nofollow" href="https://www.lm-magazine.com">LM magazine</a>.</p>
]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Zeev Gourarier n’aime rien tant que mêler la grande histoire à la petite, l’intime et l’universel. <em>« Nous savons des tas de choses pas forcément utiles comme la bataille de Marignan en 1515, mais ignorons tout des gestes du quotidien, remarque le commissaire. Pourtant, nous dressons tous les jours la table, les couverts&#8230; pourquoi ? »</em>. Voilà une bonne occasion de le découvrir mais, d’abord, lavons nous les mains ! <em>« Connue depuis au moins l’Antiquité cette pratique reste, avec la prière, l’une des plus anciennes liées au repas, mais pas n’a pas toujours eu la même fonction »</em>. Avant d’être hygiénique, l’acte couve une symbolique purificatrice, offrant quelques chefs-d’œuvre d’orfèvrerie, à l’image de cette Aiguière Klagmann datant de 1856, tout en argent ciselé et servant à verser l’eau.</p>
<p>Articulé en cinq chapitres, ce récit débute par la naissance du protocole, il y a 3000 avant notre ère. Ce vase d’Ourouk découvert en Mésopotamie décrit ainsi <em>« le tout premier repas d’État jamais organisé »</em>, selon Hélène Bouillon, conservatrice du patrimoine. En l’occurrence, le roi reçoit une divinité. Comme on le découvre sur des bas-reliefs ou vases antédiluviens, les agapes sont surtout une démonstration de puissance. <span class="has-pullquote" data-pullquote="Dominer la table, c’est dominer le monde">Dominer la table, c’est dominer le monde</span> et, parfois, on mange devant la tête coupée de son ennemi. Ça ne rigole pas&#8230; <em>« Les tables du pouvoirs sont écartelées entre la rigueur du protocole et la convivialité »</em>, résume Zeev Gourarier. En somme, dis-moi dans quelle société tu vis et je te dirai comment on se tient.</p>
<div id="attachment_121230" style="width: 810px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2021/06/les-tables-du-pouvoir1.jpg"><img class="size-full wp-image-121230" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2021/06/les-tables-du-pouvoir1.jpg" alt="Vue d’exposition, Silène au canthare © Julien Damien" width="800" height="533" /></a><p class="wp-caption-text">Vue d’exposition, Silène au canthare © Julien Damien</p></div>
<p><strong>Croire ou mourir</strong></p>
<p>La salle suivante, sans conteste le point d’orgue de cette sublime scénographie, nous familiarise avec l’Antiquité grecque. Ici, conformément au système démocratique, chacun est allongé au même niveau sur des banquettes appelées &#8220;klinai&#8221; &#8211; enfin, on restait entre hommes&#8230; D’ailleurs, le visiteur peut lui aussi s’y étendre à sa guise pour revivre ce &#8220;symposion&#8221;. Durant le Moyen Âge, le suzerain regagne le centre de l’attention. Installé sur le &#8220;haut bout de la table&#8221;, il contemple un <em>« joyeux foutoir »</em> où ses ouailles ripaillent avec les mains tandis que son tranchoir à viande et autres ustensiles sont conservés dans la nef de table, s’apparentant à un navire. Celle-ci est surtout bien couverte histoire d’éviter l’empoisonnement (d’où le terme, &#8220;les couverts&#8221;). On remarque aussi un objet exceptionnel : le languier, soit une pièce d’orfèvrerie en forme de buisson où étaient suspendues dents de requin ou langues de serpent auxquelles on prêtait le pouvoir de détecter les poisons. Celui-ci était rangé dans un meuble particulier : la crédence, signifiant &#8220;j’y crois&#8221;.</p>
<div id="attachment_121231" style="width: 810px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2021/06/les-tables-du-pouvoir2.jpg"><img class="size-full wp-image-121231" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2021/06/les-tables-du-pouvoir2.jpg" alt="Le banquet couché des citoyens grecs © Louvre-Lens / DR" width="800" height="533" /></a><p class="wp-caption-text">Le banquet couché des citoyens grecs © Louvre-Lens / DR</p></div>
<p><strong>Service gagnant</strong></p>
<p>Le cérémonial atteint son apogée avec Louis XIV et son Grand Couvert, donné en public, puis devient plus intime chez Louis XV – qui préparait lui-même son chocolat. On se concentre un peu plus sur ce qu’il y a dans l’assiette, c’est la naissance de la gastronomie. On rejoint ensuite la table de Georges III, reconstituée à l’identique, dans sa parfaite symétrie, sur sept mètres de long. On découvre aussi le service à la russe qui, trois siècles plus tard, continue de nous mettre à l’épreuve durant chaque banquet de mariage (mais bon dieu, quel est le verre à vin ? À eau ? La fourchette est-elle à gauche ou à droite ?) avant de s’imaginer dans la salle des fêtes de l’Élysée et ses grands services sur-mesure. Parmi eux celui du Millénaire, créé par Philippe Favier, complété d’un surtout de table sculpté par Jaume Plensa et constitué de 48 sphères reliées par des fils dorés, évoquant autant de constellations. On sait recevoir, sous les ors de la République&#8230;</p>
<p>The post <a rel="nofollow" href="https://www.lm-magazine.com/blog/2021/06/01/les-tables-du-pouvoir/">Les Tables du pouvoir</a> appeared first on <a rel="nofollow" href="https://www.lm-magazine.com">LM magazine</a>.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>https://www.lm-magazine.com/blog/2021/06/01/les-tables-du-pouvoir/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Amour</title>
		<link>https://www.lm-magazine.com/blog/2018/11/01/amour-3/</link>
		<comments>https://www.lm-magazine.com/blog/2018/11/01/amour-3/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 01 Nov 2018 04:00:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[manager]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Exposition]]></category>
		<category><![CDATA[Amour]]></category>
		<category><![CDATA[exposition]]></category>
		<category><![CDATA[Louvre-Lens]]></category>
		<category><![CDATA[zeev Gourarier]]></category>

		<guid isPermaLink="false">https://www.lm-magazine.com/?p=91818</guid>
		<description><![CDATA[<p>L&#8217;amour ? Vaste question&#8230; « Il est évidemment impossible d&#8217;être exhaustif sur un tel sujet, concède Zeev Gourarier, directeur scientifique des collections...</p>
<p>The post <a rel="nofollow" href="https://www.lm-magazine.com/blog/2018/11/01/amour-3/">Amour</a> appeared first on <a rel="nofollow" href="https://www.lm-magazine.com">LM magazine</a>.</p>
]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>L&#8217;amour ? Vaste question&#8230; <em>« Il est évidemment impossible d&#8217;être exhaustif sur un tel sujet</em>, concède Zeev Gourarier, directeur scientifique des collections du Mucem, et co-commissaire de cette exposition. <em>Notre parti pris fut donc de raconter une histoire, plus précisément celle de nos manières d&#8217;aimer au fil du temps »</em>. Certes, tout cela a bien évolué, <em>« mais il y a un invariant absolu : on s&#8217;est toujours aimé, sans doute depuis la Préhistoire ».</em> En témoignent ces sculptures étrusques, romaines, assyriennes ou égyptiennes figurant des couples enlacés, en guise de prologue. <em>« Vous noterez qu&#8217;ils sont unis dans un seul bloc, nous renvoyant à un mythe fondateur : l&#8217;entité primitive complète et androgyne. Chez les Hébreux, c&#8217;est Adam. Puis Dieu en prit, non pas une côte comme le relaie une erreur de traduction misogyne, mais tout un côté, pour créer le féminin et le masculin »</em>.</p>
<p><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2018/10/xpo_amour_pradier-satyre-et-bacchante-jpgjames-pradier-satyre-et-bacchante--musee-du-louvre-dist.-rmn-gp-herve-lewandowski1.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-91820" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2018/10/xpo_amour_pradier-satyre-et-bacchante-jpgjames-pradier-satyre-et-bacchante--musee-du-louvre-dist.-rmn-gp-herve-lewandowski1-230x300.jpg" alt="James Pradier, Satyre et bacchante © Musée du Louvre, Dist. RMN-GP - Hervé Lewandowski" width="230" height="300" /></a>Et chez les Grecs ? <em>« L&#8217;amour est une contradiction</em>, souligne Barbara Cassin, directrice de recherches au CNRS. <em>Pour eux, Eros est le fils de Poros (soit la richesse) et de Pénia (la pauvreté). Il est donc à la fois partout et dépourvu de tout »</em>. Comme l&#8217;écrivait Lacan : <em>« l&#8217;amour, c&#8217;est donner ce qu&#8217;on n&#8217;a pas&#8230;»</em>.</p>
<p><strong>Femme fatale </strong></p>
<p>La grande &#8220;star&#8221; de ce récit, c&#8217;est la femme. Et ça commence plutôt mal, car elle fut d&#8217;abord considérée comme une abominable tentatrice, nous coûtant le Paradis (Eve) et les pires maux du monde (Pandore). <em>« Elle est à la fois séductrice et dangereuse »</em>, selon Dominique de Font-Réaulx, directrice du musée national Eugène Delacroix. A l&#8217;image de ce chef-d&#8217;œuvre de la sculpture de James Pradier, <em>Satyre et Bacchante</em> (1834), où l&#8217;amante (sans doute Juliette Drouet, qui fut aussi la maîtresse de Victor Hugo) <em>« provoque les pires égarements, emportant l&#8217;homme tout entier »</em>. On le voit, à l&#8217;heure du mouvement MeToo, <em>« ces archétypes négatifs trouvent leurs racines très profondément, et ne sont pas totalement effacés »</em>, <img class="alignright size-medium wp-image-92115" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2018/11/amour-3-231x300.jpg" alt="Giuseppe della Porta Salviati, Adam et Ève © STC – Mairie de Toulouse" width="231" height="300" />commente Zeev Gourarier.</p>
<p><strong>Echec et mat ! </strong></p>
<p>Il faudra attendre le Moyen Age et l&#8217;amour courtois pour voir les choses progresser. <em>« La femme est alors la suzeraine de son seigneur, qui doit accomplir moult exploits pour la séduire »</em>. Symbole de ce changement : le jeu d&#8217;échec. D&#8217;abord vizir, la pièce la plus puissante devient la reine. On voit ainsi naître le début d&#8217;une relation&#8230; et les tous premiers pas de danse ! Un rapprochement des cœurs propice, dès le XVIe siècle, à l&#8217;éclosion de la galanterie, cristallisée par <em>L&#8217;Embarquement pour Cythère</em> de Watteau, et ces peintures bardées de double sens, jamais innocents. <em>« Quand les petits oiseaux s&#8217;envolent, c&#8217;est une vertu qui disparaît derrière un bosquet&#8230; »</em>. Grâce aux porcelaines de la manufacture allemande de Meissen, ces petites scènes frivoles s&#8217;invitent même à table, <em>« et c&#8217;est toute la société qui va chanter l&#8217;amour »</em>. Alléluia.</p>
<p><img class="aligncenter size-large wp-image-92117" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2018/11/amour-31-1024x683.jpg" alt="Vue d'exposition (c) Julien Damien" width="995" height="664" /></p>
<p><strong> Jeux coquins </strong></p>
<p>Peu à peu, l&#8217;Homme s&#8217;émancipe de la religion, les mœurs s&#8217;allègent et les corps se dénudent. Nous voici au XVIIIe siècle, en plein libertinage. Dans une scénographie évoquant un boudoir écarlate, <em>L&#8217;Odalisque</em> de François Boucher nous offre son séant charnu sans rougir. Le XIXe siècle rhabillera ces canailleries de romantisme avec, en point d&#8217;orgue, le mariage (happy end de tout bon conte qui se respecte). Les sentiments sont rois et les âmes fusionnent. Citons <em>La Valse</em> de Camille Claudel, où les amoureux virevoltants sont réunis par le même drap de bronze.</p>
<p><iframe src="https://www.youtube.com/embed/t6vOWHHjhkA" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p><strong>L&#8217;amour, toujours </strong></p>
<p>Le XXe siècle, enfin, sera celui de la liberté et de l&#8217;émancipation du &#8220;deuxième sexe&#8221;, symbolisée par le travail de Niki de Saint Phalle, dont on découvre l&#8217;une des toutes premières <em>Nanas</em>. Le parcours s&#8217;achève en musique, dévoilant (pour la première fois) près de 350 pochettes de vinyles issues du fonds du Golf Drouot. L&#8217;endroit n&#8217;est pas anodin : c&#8217;est dans ce club parisien qu&#8217;émergea le rock hexagonal à la fin des années 1950 &#8211; s&#8217;y produisirent Johnny, Eddy Mitchell ou la bande des yéyés. Chacune d&#8217;elles témoigne des bouleversements qui traversèrent la société française durant les Trente Glorieuses. On y entend par exemple Sylvie Vartan chanter <em>Comme un garçon</em>, préfigurant sans le savoir nos questions liées au genre. Une nouvelle façon de se chérir, propre au XXIe siècle ? Pour une fois, Zeev Gourarier botte en touche : <em>« ça, c&#8217;est au visiteur de l&#8217;imaginer&#8230;»</em>.</p>
<p><iframe src="https://www.youtube.com/embed/ERugmMSudvU" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p>The post <a rel="nofollow" href="https://www.lm-magazine.com/blog/2018/11/01/amour-3/">Amour</a> appeared first on <a rel="nofollow" href="https://www.lm-magazine.com">LM magazine</a>.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>https://www.lm-magazine.com/blog/2018/11/01/amour-3/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
	</channel>
</rss>
