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	<title>LM magazine &#187; Wax Tailor</title>
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	<description>Cultures et tendances urbaines</description>
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		<title>Wax Tailor</title>
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		<pubDate>Tue, 05 Jan 2021 04:28:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Julien Damien]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Chroniques]]></category>
		<category><![CDATA[Disques]]></category>
		<category><![CDATA[The Shadow of their Suns]]></category>
		<category><![CDATA[Wax Tailor]]></category>

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				<content:encoded><![CDATA[<p>Révélé au début du millénaire par <em>Que Sera</em>, ce virtuose du sampling évolue en marge des modes et des labels – il s’autoproduit toujours. Dans ce sixième album, <a href="https://www.lm-magazine.com/blog/2016/12/01/wax-tailor-2/" target="_blank">Jean-Christophe Le Saoût </a>reste fidèle à ses principes : il nourrit ses titres de citations piochées çà et là, sur des beats ni electro, ni abstract hip-hop, mais un peu tout cela à la fois. Comme à son habitude, le Français ouvre son jeu. Citons la collaboration de Mark Lanegan lors d’une poignante ballade downtempo (<em>Just a Candle</em>) ou de Rosemary Standley (la chanteuse de Moriarty) sur le ténébreux <em>Misery</em>. Dans le fond, le disque est conçu comme un <em>« long-métrage sonore »</em> (et dystopique), soit une démarche singulière au temps du zapping audio. &#8220;À l’ombre de leurs soleils&#8221; donc, mais aussi des normes.</p>
<p><iframe src="https://www.youtube.com/embed/8CymhWgjDow" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
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		<title>Wax Tailor</title>
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		<pubDate>Thu, 01 Dec 2016 01:15:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[manager]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Interview]]></category>
		<category><![CDATA[Musique]]></category>
		<category><![CDATA[By Any Beats Necessary]]></category>
		<category><![CDATA[l’Aéronef Lille]]></category>
		<category><![CDATA[Malcolm X]]></category>
		<category><![CDATA[Que Sera]]></category>
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		<category><![CDATA[Wax Tailor]]></category>

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				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Comment cet album est-il né ?</strong> J’avais le titre en tête depuis longtemps. Il fait référence à une phrase de Malcolm X, « By any means necessary », qui lui-même s’était inspiré des <em>Mains sales</em> de Sartre. Ce n’est pas le fruit du hasard.</p>
<p><strong>Pourquoi ?</strong> C’est le hip-hop qui m’a attiré vers la musique à la fin des années 1980, en particulier des groupes comme Public Enemy pour qui Malcolm X était une icône. En parallèle, Sartre reste l’une de mes grandes références. Ma culture musicale très américaine rencontre donc mes notions littéraires plus françaises.</p>
<p><strong>Comment cela se traduit-il ?</strong> <em>By Any Beats Necessary</em> traduit bien ma démarche. Cela signifie que mon projet musical peut recourir à n’importe quel type de son. Là-dessus est venu se greffer un angle inattendu : le « road trip » américain.</p>
<p><iframe src="https://www.youtube.com/embed/GpJ1P_FcoQ8" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p><strong>Comment a-t-il été déclenché ? </strong>Après <em>Phonovisions Symphonic Orchestra</em> on m&#8217; a proposé une tournée d&#8217;un mois aux Etats-Unis, que j&#8217;ai d&#8217;abord déclinée puis acceptée. Je me suis alors rendu compte que ce besoin de prendre un sac pour partir à l&#8217;autre bout du monde était essentiel pour moi, si ce n&#8217;est pathologique. J&#8217;avais aussi relu <em>On the Road</em> de Kerouac. Petit à petit j&#8217;ai commencé à me raconter ma propre histoire, en y incluant la Beat Génération.</p>
<p><strong>Cet album est-il conçu comme un voyage à travers une Amérique fantasmée ?</strong> Oui, mais aussi à travers le temps et l’espace. On évolue de ville en ville et d’un courant à l’autre. De cette façon, j’associe des lieux à des périodes musicales. Le sud des états- Unis me ramène au blues des années 1940. Quand on monte vers Chicago on rejoint la soul des années 1960- 70 tandis que New-York m’évoque le hip-hop des années 1990…</p>
<p><strong>Vous multipliez les collaborations prestigieuses ici : Lee Fields, Tricky, Ghostface Killah… Quelle fut la plus marquante ?</strong> Lee Fields, mais le contexte a aussi compté. On a enregistré à New-York lors d’une séance dans un studio vintage, très classe, le jour de la disparition de Prince…</p>
<p><strong>Travailler avec Ghostface Killah du Wu-Tang Clan, c’est un rêve de gosse, non ?</strong> Complètement ! Mais, honnêtement, je suis plus fier de compter sur l’album la chanteuse IDIL ou les rappeurs A-F-R-O et Token qui ont à peine 18 ans. C’est la découverte de jeunes talents qui m’intéresse avant tout.</p>
<p><iframe src="https://www.youtube.com/embed/plmcH7i1mow" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p><strong>Que verra-t-on sur scène ?</strong> C’est un live plus organique, moins narratif que les précédents. Pour cet album, j’avais besoin d’une énergie plus brute. Il y a donc un batteur sur scène, ce qui permet de débrider les morceaux. L’installation scénique s’appuie sur les lumières et les vidéos. Il s’agit d’asseoir le propos avec des atmosphères et des tableaux.</p>
<p><strong>D’une façon générale, comment définiriez-vous votre style ?</strong> On m’a collé beaucoup d’étiquettes sans jamais viser juste. J’ai moimême souvent parlé de hip-hop orchestral ou d’électro-cinématique… disons que j’ai le sentiment de composer une musique populaire et exigeante. Elle ne repose sur aucun code complexe. Ce sont des morceaux « couplets / refrains » qui comprennent différents niveaux de lecture et une certaine finesse d’arrangement.</p>
<p><iframe src="https://www.youtube.com/embed/RZjQzgKvTdo" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p><strong>Pourquoi utilisez-vous aussi régulièrement des extraits sonores, notamment tirés du cinéma ?</strong> Pour injecter du sens, et puis parce qu’il y a une musicalité dans le phrasé, le dialogue. Cela renvoie au début du hip-hop, au sampling, au break. On n’est pas loin du spoken word, d’une culture initiée par Gil Scott-Heron. Je puise ces extraits dans le cinéma, mais aussi dans des leçons d’anglais audio, des contes pour enfants… J’ai ainsi des tonnes de vinyles de Disney chez moi.</p>
<p><strong>Peut-on dire que vous êtes plus connu aux états-Unis qu’en France ?</strong> Certes, mon travail est bien accueilli aux états-Unis, mais en France aussi. C’est une impression due à un manque d’exposition médiatique.</p>
<p><strong>Parce qu’il est difficile de vous « classer » ?</strong> Certainement. Quand j’ai commencé on était tous très sectaires. Les gens qui évoluaient dans la house, la techno, le rock ou comme moi dans le rap s’observaient bizarrement, sans se mélanger. Et puis il y a 15 ans, j’en ai eu marre. Je suis sorti de ma bulle pour m’ouvrir à tous les genres. Ce fut décisif dans mon travail, mais les médias n’ont toujours pas compris que je ne voulais pas choisir. Mais franchement, est-ce que je suis le seul à écouter dans la même journée John Coltrane, Billie Holiday et Radiohead ? Je ne crois pas.</p>
<p><iframe src="https://www.youtube.com/embed/ZnpsvoQ8p0o" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
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		<title>Wax Tailor</title>
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		<pubDate>Fri, 28 Nov 2014 07:59:09 +0000</pubDate>
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				<category><![CDATA[Chroniques]]></category>
		<category><![CDATA[Disques]]></category>
		<category><![CDATA[Lille]]></category>
		<category><![CDATA[Phonovisions Symphonic Orchestra]]></category>
		<category><![CDATA[Théâtre Sébastopol]]></category>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>A l’heure où le cinéma célèbre la (sur-galvaudée) french touch à travers <a href="https://www.lm-magazine.com/blog/2014/10/31/eden/" target="_blank"><i>Eden</i> de Mia Hansen-Løve</a>, il fallait bien un projet de cette démesure pour rappeler la place qu’occupe Wax Tailor sur l’échiquier mondial de l’électro. En mai dernier, le presque quadragénaire emmenait sur la scène du <a href="http://www.theatre-sebastopol.fr/" target="_blank">Théâtre Sébastopol</a> ses platines, ses machines, mais aussi un orchestre composé de 35 musiciens et de 17 choristes. Pour préparer ce spectacle (puisque c’est bien de cela qu’il s’agit) alliant images, sons et haute technologie, il s’est même attaché les services de chercheurs du CNRS ! Depuis, le show a tourné un peu partout dans le monde (jusqu’à Bogota) mobilisant au total près d’une centaine de personnes (techniciens compris)<i>.</i> En résulte aujourd’hui un double album/DVD,  <i>Phonovisions Symphonic Orchestra</i>, enregistré en <i>live</i> &#8211; à Lille donc &#8211; et qui « lifte » 27 de ses titres.</p>
<p><iframe src="//www.youtube.com/embed/ZnpsvoQ8p0o" height="315" width="560" allowfullscreen="" frameborder="0"></iframe></p>
<p>Si l’on connaît l’appétence des Djs pour les grands écarts musicaux  &#8211; parfois malheureux &#8211; Wax Tailor évite les écueils de l’exercice en parvenant à se renouveler sans se trahir, c&#8217;est-à-dire sans jamais renier les racines urbaines de sa musique tout en laissant &#8211; largement &#8211; ouvert le champ de l’expérience. On le sait, l’artiste-producteur a toujours marié les genres mais, cette fois, l’ajout d’un orchestre symphonique &#8211; dirigé par la chef lilloise Lucie Leguay &#8211; donne une dimension quasi épique à son univers musical. Celui-ci oscille entre hip-hop, pop, jazz, classique et est élégamment parsemé de samples de dialogues de vieux films américains &#8211; une autre référence du Français.  Sur scène, la projection d’extraits cinématographiques et d’effets visuels 3D (assez réussis) entretient un dialogue tacite avec les instruments, jusqu’à troubler le spectateur, qui ne sait plus vraiment s’il voit du son ou écoute des images. Disons qu’il phonovisionne.</p>
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