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	<title>LM magazine &#187; Walter van Beirendonck</title>
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	<description>Cultures et tendances urbaines</description>
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		<title>The Antwerp Six</title>
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		<pubDate>Wed, 01 Apr 2026 05:03:10 +0000</pubDate>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Tout commence à l’Académie royale des beaux-arts d’Anvers, à la fin des années 1970. Dans une Europe encore dominée par la haute couture parisienne, ces étudiants regardent ailleurs : Londres, le punk, la new wave, l’Italie qui réinvente le vestiaire masculin, le Japon qui déconstruit les silhouettes. La mode change, la société aussi, et Anvers devient un laboratoire atypique. Les six amis travaillent ensemble, sortent ensemble, voyagent ensemble. Sans manifeste commun, une énergie circule. Le moment fondateur arrive en 1986, au British Designer Show. Faute de moyens, ils louent un van, transportent eux-mêmes leurs pièces et les présentent en marge du circuit officiel. La presse remarque immédiatement ces silhouettes radicales, souvent androgynes, sombres ou expérimentales, loin du glamour dominant. En quelques saisons, Anvers s&#8217;impose comme l&#8217;un des nouveaux foyers de création en Europe.</p>
<p><img class="aligncenter wp-image-179967 size-full" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2026/03/02_theantwerpsix_momu_rs300375_antwerp-6_image_1-kopie.jpg" alt="Campagnebeeld De Antwerpse Zes" width="1000" height="800" /></p>
<h3>Modèles hybrides</h3>
<p>L’exposition du MoMu ne cherche pas à mythifier le groupe mais à en montrer la complexité. Les débuts à l’Académie, le contexte économique difficile des années 1980, le rôle du plan textile belge, puis la reconnaissance internationale : chaque étape rappelle que cette réussite tient autant à l’amitié qu’à une détermination hors norme. Comme le souligne la directrice du musée, Kaat Debo : <span class="has-pullquote" data-pullquote="« Les Six ont profondément façonné l’histoire récente de la mode, tout en refusant de devenir une école ou un style unique »">« Les Six ont profondément façonné l’histoire récente de la mode, tout en refusant de devenir une école ou un style unique »</span>. Car ils n’ont jamais formé un collectif au sens strict. Chacun a développé un style personnel : la poésie sombre et romantique d’Ann Demeulemeester, les harmonies de matières et de motifs de Dries Van Noten, l’énergie graphique et colorée de Walter Van Beirendonck, la rigueur sportive de Dirk Bikkembergs, les recherches artisanales de Dirk Van Saene ou encore l’approche introspective de Marina Yee. Autant de directions différentes, guidées par une même liberté. Quarante ans après leur virée londonienne, leur influence reste intacte. L’exposition le rappelle avec justesse. Plus qu’un groupe, les Six d’Anvers ont incarné un moment de bascule, celui où la Belgique a cessé d’imiter pour commencer à inventer. Anvers n&#8217;a depuis plus jamais quitté la carte mondiale de la mode.</p>
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		<title>MoMu</title>
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		<pubDate>Wed, 01 Sep 2021 04:50:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Julien Damien]]></dc:creator>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Qui dit mode, dit Anvers. L’équation est immuable depuis près de 40 ans, et plus précisément 1986. Cette année-là, un groupe de jeunes créateurs tout juste sortis de l’Académie royale des beaux-arts de la cité portuaire gagne Londres et le British Designer Show, pour révéler ses talents à la face du monde. Ils se nomment Walter Van Beirendonck, Dirk Bikkembergs, Marina Yee, Dirk Van Saene, Ann Demeulemeester et Dries Van Noten. <em>« On les a vite appelés les six d’Anvers, car prononcer leurs noms en néerlandais était trop difficile »</em>, précise Kaat Debo, la directrice du MoMu. Chacun a son style propre, ici haut en couleur (Walter Van Beirendonck), là pluriculturel (Dries Van Noten), rock (Ann Demeulemeester) ou même… militaire (Dirk Bikkembergs). Dans tous les cas, <em>« ils ont attiré l’attention de la planète sur la ville, aujourd’hui devenue un véritable incubateur »</em>. D’autres noms renforceront cette réputation : Martin Margiela, Raf Simons&#8230; et la série est loin d’être terminée.</p>
<p><strong>Esprit d’ouverture </strong></p>
<p>Fondé en 2002, <a href="https://www.momu.be/fr/mode-2021" target="_blank">le MoMu </a>constitue le témoin de cette révolution, et le garant de sa mémoire. Installé dans un bâtiment datant du XIXe siècle (la ModeNatie, qui ravit aussi les fans d’architecture), le musée renaît après plus de trois années de rénovation. Le résultat est à la hauteur : 800 m2 de surface supplémentaire comprenant un café, une boutique, un auditorium, mais aussi une salle d’exposition permanente <em>« permettant la présentation de trois accrochages simultanément, indique la directrice. Grâce à cela nous serons ouverts, pour la première fois, en continu »</em>. Toutefois, le MoMu dépasse le &#8220;simple&#8221; rôle de conservation. <em>« Nous voulons être plus qu’un musée, aller au-delà des récits connus de l’histoire de la mode. Cet art a besoin d’un lieu de réflexion critique, pour analyser son passé et son avenir »</em>.</p>
<div id="attachment_123282" style="width: 810px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2021/09/momu1.jpg"><img class="size-full wp-image-123282" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2021/09/momu1.jpg" alt="Walter Van Beirendonck. Courtesy of MoMu © Hanna Moon" width="800" height="1000" /></a><p class="wp-caption-text">Walter Van Beirendonck. Courtesy of MoMu © Hanna Moon</p></div>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Les doigts dans la crise</strong></p>
<p>C’est tout le sens de ce grand rendez-vous automnal, baptisé <em>Mode / Engagée</em>, et imaginé comme un festival disséminé dans toute la ville. <em>« Il prouve que la mode touche tout le monde, du grand public aux aficionados »</em>. Il s’agit par exemple d’offrir une seconde vie à ses vieux jeans lors d’ateliers &#8220;upcycling&#8221;, ou encore de participer à la <em>MoMu Fashion Walk</em>, un parcours révélant les lieux ayant façonné la &#8220;patte&#8221; anversoise, comme ses boutiques emblématiques. Au sein même du musée, l’exposition <em>E/MOTION</em>, scrute la marche du monde à travers des pièces de Walter Van Beirendonck, Alexander McQueen, Martin Margiela, John Galliano, Versace… entre autres ! <em>« Le titre est un jeu de mots associant l’émotion et le mouvement car la mode est en constante évolution, comme la planète. Nous observons ici les périodes de transformation importantes, les bouleversements et l’évolution de notre société. Comment réagissent les créateurs face à la crise financière, le 11-Septembre, une pandémie ?</em> ».</p>
<p><strong>Dans la dentelle</strong></p>
<p>L’exposition <em>P.LACE.S</em> souligne enfin le rôle (moins connu) joué par Anvers durant des siècles dans la production et le commerce de la dentelle. Au musée Plantin-Moretus, on en découvre des archives antédiluviennes. Au MoMu, on admire un travail plus contemporain mené sur la précieuse étoffe, notamment <em>« les expérimentations à l’impression 3D ou à la découpe laser d’Iris Van Herpen ou Azzedine Alaïa »</em>. Ou comment tisser passé et futur, artisanat et innovation. Car ici, l’Histoire a de l’avenir.</p>
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		<title>Walter Van Beirendonck</title>
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		<pubDate>Wed, 01 Nov 2017 05:35:26 +0000</pubDate>
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				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Comment cette exposition est-elle née ?</strong><br />
<strong>Alexandra Van Dongen :</strong> J’ai proposé à Walter Van Beirendonck d’intervenir en tant que commissaire invité, sachant qu’il apporterait un regard neuf sur nos collections. Nous lui avons donné carte blanche pour le concept, l’organisation et la scénographie de l’exposition. C’était intéressant de lui ouvrir les portes du <a href="https://www.wereldmuseum.nl/en/home.html" target="_blank">Wereldmuseum de Rotterdam </a>car cette institution, considérée à son inauguration (en 1885) comme une fenêtre sur des univers lointains et méconnus, se retrouve aujourd’hui au cœur d’une ville-monde où se mêlent 174 nationalités.</p>
<p><strong>Pourquoi avez-vous choisi la thématique des masques ?</strong><br />
<strong>Walter Van Beirendonck :</strong> Ils me fascinent depuis mes premières collections. <span class="has-pullquote" data-pullquote="Les populations du monde entier les utilisent comme un instrument de transformation de l’identité. ">Les populations du monde entier les utilisent comme un instrument de transformation de l’identité. </span>Qu’ils servent de déguisement aux enfants ou soient associés, plus récemment, au terrorisme, ces accessoires sont partout, et donc captivants.<br />
<strong>AVD : </strong>Dans son travail de styliste, Walter parvient d&#8217;ailleurs à métamorphoser un look ou une silhouette, à créer une atmosphère et des personnages uniques grâce aux masques et au maquillage.</p>
<p><img class="alignleft wp-image-76942 size-large" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2017/10/wlt-extra-7-1024x683.jpg" alt="Vue d'exposition : Spaghetti Man de Paul McCarthy et  silhouette de mode signée Richard Quinn. © Aad Hoogendoorn" width="995" height="664" /><strong>Comment avez-vous sélectionné les pièces ?<br />
</strong><strong>AVD :</strong> Les 125 masques issus du Wereldmuseum proviennent majoritairement d’Afrique, d’Océanie et d’Amérique. Ils ont une grande force évocatrice. Walter a complété cette collection avec une superbe sélection de créations européennes, d&#8217;œuvres d’art ou d&#8217;accessoires portés par des artistes comme Björk ou Kylie Minogue.<br />
<strong>WVB :</strong> J’ai essayé d&#8217;édifier un dialogue entre plusieurs disciplines : les artefacts ethniques côtoient des œuvres de Pablo Picasso, Louise Bourgeois ou Keith Haring. J&#8217;ai aussi retenu des pièces créées par des stylistes comme Craig Green, Martin Margiela ou Thom Browne.<br />
<strong>AVD :</strong> La première salle, par exemple, met en scène un masque Kavat d’Océanie, une sculpture contemporaine de l’artiste américain Paul McCarthy, baptisée <em>Spaghetti Man</em>, et une silhouette de mode signée Richard Quinn. Le mannequin qui la porte, également masqué, est installé sur un banc en bois bleu clair sur lequel Walter a inscrit «<em> asseyez-vous et prenez part à la conversation ! </em>».</p>
<p><strong>Est-ce la &#8220;touche&#8221; Walter Van Beirendonck ?</strong><br />
<strong>WVB :</strong> Oui, j’ai imposé ma patte dans l’organisation de l’exposition. Les pièces sont abritées dans des vitrines de verre conçues sur le modèle de celles du Wereldmuseum en 1900. Mais j’ai choisi de les peindre dans des couleurs vives.<br />
Les vêtements sont eux montrés sur des mannequins debout, assis, ou même allongés dans différentes galeries, comme s’ils étaient des visiteurs.</p>
<p><strong>La scénographie vaut donc le détour…</strong><br />
<strong>WVB :</strong> Oui. J’ai proposé à plusieurs artistes d’intervenir. Ainsi, le New-Yorkais Brian Kenny a peint une immense fresque en noir et blanc sur un mur de 24 mètres de long, où j’ai accroché 65 masques. Il a créé un personnage pour chacun d&#8217;eux ! J’ai aussi mélangé des photos ethnographiques à des clichés d&#8217;artistes pour composer des scènes où le masque capte toute la lumière. Deux Français présentent également leur travail : Coco Fronsac, qui peint des masques ethniques sur de vieilles photos et le photographe <a href="https://www.lm-magazine.com/blog/2013/05/26/charles-freger/" target="_blank">Charles Fréger</a>, dévoilant ici ses portraits d’hommes sauvages d’Europe tribale, issus de la série <em>Wilder Mann.</em></p>
<p><strong>Les masques ont-ils des pouvoirs ?</strong><br />
<strong>WVB :</strong> Ils sont incroyables ! <span data-pullquote="Aucun autre objet ne transforme à ce point notre identité.">Aucun autre objet ne transforme à ce point notre identité.</span></p>
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		<title>Jean-Paul Lespagnard</title>
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		<pubDate>Thu, 17 Feb 2011 15:35:02 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[manager]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Portrait]]></category>
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		<category><![CDATA[Cathy Pill]]></category>
		<category><![CDATA[Jean-Paul Lespagnard]]></category>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>« <em>Jean-Paul vient juste de sortir, on ne sait pas où il est !</em> ». L&#8217;assistant revient cinq minutes plus tard les bras chargés de vêtements, mais la question reste : « <em>Où est Jean- Paul ?</em> ». Le rendez-vous se déroule dans le foyer d’un théâtre, et bien qu’on n’imagine pas de lieu moins propice, c’est là que le créateur belge a élu domicile. La porte vitrée protège à peine l’atelier des allers et venues… Jean-Paul Lespagnard a besoin de ce mouvement permanent même s&#8217;il doit rester concentré : c’est bientôt la Fashion Week. Certes, il ne peut être qu&#8217;à un seul endroit à la fois, mais, ça ne l&#8217;empêche pas de réfléchir aux costumes de scène de Meg Stuart avec laquelle il collabore depuis plus de quatre ans. La rencontre a eu lieu à la fin d’un spectacle. Meg se souvient encore des sabots qu’il portait. Avec elle, il a découvert qu’il pouvait aller partout. «<em> Ce que je fais en mode nourrit le projet de Meg, mais l’inverse est encore plus vrai</em> ».</p>
<p><strong>Exercices de style</strong><br />
S’il se réjouit d’avoir croisé Cathypill* et apprécie le travail de Sandrina Fasoli, il avance en solitaire, ne recherche pas les collaborations avec ses pairs. Rien ne l’ennuie plus que «<em> la mode qui s’inspire de la mode</em> ». On ne le retrouve donc jamais où l’on pense. Souvent, placé dans le sillage de Walter van Beirendonck** ou de Bernhard Willhelm, il ne se reconnaît pas dans la figure de l’iconoclaste de service. « <em>Je n’ai pas envie d’être le jeune créateur qui arrive, qui fout une bombe et qui s’en va. (…) Je ne sais pas si tu es déjà allé à Salzburg… Imagine des vêtements très classiques pour des dames qui vont à l’opéra. (…) <span class="has-pullquote" data-pullquote="Ça me plaît d’être à la fois très respectueux des traditions, et de pouvoir les tourner en dérision">Ça me plaît d’être à la fois très respectueux des traditions, et de pouvoir les tourner en dérision</span> </em>».</p>
<p><strong>Frites et cowboys</strong><br />
Il avouera aussitôt que sa notion de la tradition est un fantasme, constitué de toutes pièces, une idée tirée de l’enfance. « Quand j’ai dit que je voulais faire de la couture, mes tantes m&#8217;ont présenté les robes qu’elles gardaient précieusement, Balenciaga etc. Elles m’ont appris l’amour des vieux vêtements bien faits, avec des biais. Quand tu regardes mes vêtements, tu vois que je suis obsédé par les biais. J’essaie de limiter les doublures et de préserver les traces de construction des vêtements ». En se penchant sur son berceau pour lui transmettre le don de la couture, ses tantes (qu’on imagine un peu fées) lui ont aussi inoculé le goût du conte. Aussi, Jean-Paul Lespagnard s’invente des histoires, pour lesquelles il crée des costumes. «<em> Avec des références surtout claires pour moi&#8230; à Hyères, tout le monde me parlait d&#8217;une collection « frites ». Mais, il s&#8217;agissait</em><br />
<em>plutôt de l’envie de se barrer pour vivre son rêve. C’était l’histoire d’une fille qui travaillait dans un fritkot* et qui rêvait </em><em>de partir au Texas pour rencontrer un cowboy qui devenait clown de rodéo</em> ». Comme il se les raconte à lui-même, ses histoires renferment chacune une part autobiographique. C’est un secret, mais sa prochaine collection racontera justement un nouveau chapitre de la vie de ce jeune créateur très prometteur. Pour se la laisser conter rendez-vous à la Fashion Week.</p>
<p>* Cathy Pill, créatrice de mode belge réputée pour son habile utilisation des tissus imprimés et des formes géométriques.<br />
** Walter Van Beirendonck, membre de la bande des six (Ann Demeuleumeester, Dries Van Noten&#8230;), connu pour ses collections futuristes, inspirées de la S.F, du monde des clowns, et son travail sur les matières plastiques.<br />
*** Baraque à frites.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>The post <a rel="nofollow" href="https://www.lm-magazine.com/blog/2011/02/17/jean-paul-lespagnard/">Jean-Paul Lespagnard</a> appeared first on <a rel="nofollow" href="https://www.lm-magazine.com">LM magazine</a>.</p>
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