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	<title>LM magazine &#187; Tubes</title>
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	<description>Cultures et tendances urbaines</description>
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		<title>Emmanuel Poncet</title>
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		<pubDate>Wed, 05 Sep 2012 16:21:21 +0000</pubDate>
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				<category><![CDATA[Littérature]]></category>
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				<content:encoded><![CDATA[<p><strong> Quel est le point de point de départ de votre ouvrage ?</strong><br />
C&#8217;est I Gotta Feeling, des Black Eyed Peas, qui m&#8217;a littéralement obsédé. Ce que j&#8217;aime, dans les tubes, c&#8217;est cette effraction. On se fait hacker le cerveau au-delà de nos belles intentions esthétiques et de notre bagage culturel. I Gotta Feeling est emblématique : un morceau viral, téléchargé sur iTunes et vu sur YouTube des millions de fois. Surtout, c&#8217;est un tube de synthèse, qui condense tous les ingrédients des titres commerciaux d&#8217;aujourd&#8217;hui : un riff de guitare, une ligne de basse accrocheuse, des exclamations de type « <em>mazeltov</em> <em>!</em> » et une comptine « <em>monday, tuesday</em> ». David Guetta l&#8217;a qualifié de « <em>hook of the hook</em> », et c&#8217;est exactement cela : l&#8217;hameçon des hameçons. C&#8217;est très démagogique, mais ça ne me pose aucun problème. Je peux également être touché par un blockbuster intelligemment écrit et efficace.</p>
<p><strong>Vous citez Phil Spector, qui clamait « Il faut que ça reste stupide ». Plus c&#8217;est con, plus ça marche ?</strong><br />
Oui, sauf qu&#8217;il y a con et con. Prenons <em>Sensations</em>, d&#8217;Arthur Rimbaud, « <em>Par les soirs bleus d&#8217;été, j&#8217;irai dans les sentiers / </em><em>Picoté par les blés, fouler l&#8217;herbe menue&#8230;</em> », ça a l&#8217;air gnangnan dit ainsi, mais<span class="has-pullquote" data-pullquote=" les grandes œuvres d'art sont toujours sur une ligne de crête entre le coup de génie et le truc de faiseur cynique"> les grandes œuvres d&#8217;art sont toujours sur une ligne de crête entre le coup de génie et le truc de faiseur cynique</span>, le sublime et le ridicule, le stupide et le Beau. Les Daft Punk le racontent très bien : au moment de composer <em>Da Funk</em>, l&#8217;un des deux trouvait la mélodie géniale et l&#8217;autre, franchement pas terrible. Mais leurs arrangements ont fait de ce morceau un classique. Enfin, Spector a beau dire ça, il a quand même créé le mur du son, accordant un soin extrême aux arrangements. Donc c&#8217;était une stupidité raisonnée.</p>
<p><strong>Peut-on prédire si une chanson sera un tube ?</strong><br />
Il n&#8217;y a heureusement aucun algorithme ou formule secrète. Mais certains y travaillent. Prenons l&#8217;exemple de Rihanna. Elle s&#8217;entoure d&#8217;une myriade de producteurs et compositeurs, mais pas seulement. Dans son équipe, on trouve Ester Dean, 26 ans, chargée de trouver des <em>hooks</em>, de noter des bouts de mélodies ou de phrases entendues dans la rue ou ailleurs. Ce sont des reflets de l&#8217;air du temps que Rihanna pourra inclure dans ses chansons. Or, la formule a ses limites : <em>Umbrella</em> a marché sur les dancefloors du monde entier. Mais les titres plus récents, comme <em>S&amp;M</em>, sont ratés, on voit trop les ficelles. Certes, un morceau peut être mauvais et marcher, mais je crois que les auditeurs font le tri.</p>
<p><strong>Nous aurions dû commencer par là : un tube, est-ce toujours un succès commercial ?</strong><br />
Non, pas forcément. Au moment où je vous parle, mon tube du moment, c&#8217;est <em>Trouble On My Min</em>d, de Pusha T avec Tyler, The Creator. Je l&#8217;ai entendu dans un magasin et il ne m&#8217;a pas quitté depuis. De la même manière que Black Eyed Peas m&#8217;avait obsédé en 2010. Comme dix ans auparavant, Kylie, Oxmo Puccino ou Antipop Consortium. Un tube renferme évidemment une définition commerciale, mais il peut également s&#8217;agir d&#8217;un hit underground, un morceau electro pointu. Je ne fais pas de distinction, et je pense que l&#8217;<span class="has-pullquote" data-pullquote="on est au-delà des codes esthétiques">on est au-delà des codes esthétiques</span>. C&#8217;est le mécanisme de la ritournelle qui me fascine.</p>
<p><strong>De ritournelle, justement, il est souvent question dans l&#8217;ouvrage&#8230;<br />
</strong> Les ritournelles se trouvent aussi bien dans un disque d&#8217;electro minimale que dans un morceau commercial. Certains psychiatres expliquent que tout se joue avant cinq ans. Est-on marqué à vie par une mélodie que l&#8217;on aurait entendu tout petit, voire in utero ? Eston à la recherche d&#8217;une pulsation originale qu&#8217;on essaie de retrouver à travers toutes ces boucles ? À quoi peut bien nous renvoyer la ligne de basse d&#8217;un Daft Punk ou d&#8217;un New Order qui nous colle des frissons ? J&#8217;aime l&#8217;idée que l&#8217;on aurait un thème musical inconscient, enfoui. Une musique que l&#8217;on chercherait toute sa vie en achetant des disques. Une variation infinie autour d&#8217;un même thème.</p>
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