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	<title>LM magazine &#187; Tu t&#8217;alignes ou on t&#8217;aligne</title>
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	<description>Cultures et tendances urbaines</description>
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		<title>Teresa Margolles</title>
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		<pubDate>Fri, 01 Nov 2019 00:05:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Julien Damien]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Interview]]></category>
		<category><![CDATA[BPS22]]></category>
		<category><![CDATA[Charleroi]]></category>
		<category><![CDATA[Teresa Margolles]]></category>
		<category><![CDATA[Tu t'alignes ou on t'aligne]]></category>

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				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Comment présenteriez-vous votre travail ?</strong> Il est difficile à résumer, car j&#8217;ai connu plusieurs périodes artistiques, en collectif (<em>ndlr : au sein de SEMEFO</em>) ou en solo. Mais dans tous les cas, il est traversé par une constante : il parle toujours des disparitions, des pertes et de la souffrance ancrée dans les familles des personnes assassinées. L&#8217;art est évidemment mon seul moyen d&#8217;agir face à cette violence, mais plus il y aura d&#8217;artistes engagés sur le sujet et moins il y aura de meurtriers.</p>
<p><strong>Quel est votre parcours ?</strong> J&#8217;ai d&#8217;abord suivi une formation pour devenir artiste et photographe, au début des années 1990. Puis j&#8217;ai passé un diplôme de sciences médico-légales, afin d&#8217;entrer dans les morgues de mon pays et d&#8217;approcher les corps, réalisant par exemple des moulages du visage des cadavres.</p>
<p><strong>Dans quel but ?</strong> Montrer de quoi les gens meurent reflètent l&#8217;identité d&#8217;une ville. Au Mexique, les journaux publient quotidiennement le nombre de morts. Le gouvernement peut bien masquer les chiffres, mais la réalité est là.</p>
<div id="attachment_106560" style="width: 810px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2019/10/xpo_teresa-margolles_pesquisas3cteresa-margolles_lm-155.jpg"><img class="size-full wp-image-106560" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2019/10/xpo_teresa-margolles_pesquisas3cteresa-margolles_lm-155.jpg" alt="Pesquisas © Teresa Margolles" width="800" height="450" /></a><p class="wp-caption-text">Pesquisas © Teresa Margolles</p></div>
<p><strong>Etes-vous menacée dans votre pays ?</strong> Ce n&#8217;est pas important, seul compte mon travail et ce dont il témoigne.</p>
<p><strong>Subissez-vous une censure de la part du gouvernement ?</strong> Je ne l&#8217;ai jamais sentie mais le fait est qu&#8217;on ne m&#8217;invite plus à participer aux expositions collectives. Cela montre évidemment une certaine frilosité&#8230; Du coup, j&#8217;expose dans des réseaux plus alternatifs.</p>
<p><strong>Pourquoi avoir intitulé cette exposition <em>Tu t&#8217;alignes ou on t&#8217;aligne</em> ?</strong> Cette phrase est issue d&#8217;une pièce que j&#8217;ai conçue en 2007, Decálogo. Dans l&#8217;ancien testament, le Décalogue désigne les tables de lois écrites par Dieu, les dix commandements. J&#8217;ai créé le mien en utilisant dix messages de narcotrafiquants. Le premier est : &#8220;Pour que vous appreniez à respecter&#8221;. Je l&#8217;ai notamment apposé sur le fronton de cinémas abandonnés, en reprenant le lettrage d&#8217;origine, comme si on allait voir un film. &#8220;Tu t&#8217;alignes ou on t&#8217;aligne&#8221; est la huitième phrase de mon décalogue. Elle évoque le contexte mexicain, cette violence, mais aussi Charleroi et l&#8217;Occident en général, où l&#8217;on constate une forme d&#8217;alignement économique, même si on ne vit pas ici avec une arme sur la tempe.</p>
<div id="attachment_106561" style="width: 810px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2019/10/te-alineas-o-te-alineamos_2019_bps22--teresa-margolles--leslie-artamonow.jpg"><img class="size-full wp-image-106561" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2019/10/te-alineas-o-te-alineamos_2019_bps22--teresa-margolles--leslie-artamonow.jpg" alt="Te alineas o te alineamos, 2019, BPS22 © Teresa Margolles © Leslie Artamonow" width="800" height="533" /></a><p class="wp-caption-text">Te alineas o te alineamos, 2019, BPS22 © Teresa Margolles © Leslie Artamonow</p></div>
<p><strong>Quelles œuvres vous a inspiré Charleroi ?</strong> J&#8217;ai d&#8217;abord été frappée par tous ces espaces vides laissés par la mort de l&#8217;industrie, et ses conséquences économiques sur la ville. Il y aussi l&#8217;odeur de toutes ces usines abandonnées. Je me suis donc demandée où était partie cette odeur du travail. J&#8217;ai utilisé de l&#8217;acier récupéré dans les Forges de la Providence*, en cours de démantèlement, pour le fondre et ainsi le réactiver. Cette matière chauffe, revit, devient presque de l&#8217;or. J&#8217;en ai coulée un petit cube d&#8217;une tonne, comme si c’était le cœur de la ville. Celui-ci raconte beaucoup de Charleroi. C&#8217;est le témoignage de ce qui ne va plus exister.</p>
<div id="attachment_106562" style="width: 810px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2019/10/dsc00258.jpg"><img class="size-full wp-image-106562" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2019/10/dsc00258.jpg" alt="1 Tonne. Forges de la Providence (Charleroi), 2019, BPS22 © Photo Julien Damien" width="800" height="533" /></a><p class="wp-caption-text">1 Tonne. Forges de la Providence (Charleroi),<br />2019, BPS22 © Photo Julien Damien</p></div>
<p><strong>Vous avez aussi façonné des moulages de visages de marginaux, rencontrés dans les rues de Charleroi. Pourquoi ?</strong> Lorsque j&#8217;ai rencontré ces gens, j&#8217;ai tout de suite compris que le portrait photographique ne correspondrait pas. Ce format n&#8217;aurait pas pu retranscrire leurs propos, leur vie. C&#8217;est ainsi qu&#8217;est née l&#8217;idée de ces moulages, une œuvre en trois dimensions. Leurs visages nous observent et ces masques montrent des traces de sang, des larmes&#8230; la photo ne permet pas ça.</p>
<p><strong>Plus généralement, que pensez-vous de Charleroi ?</strong> J&#8217;ai entendu parler de cette blague, la présentant comme la ville la plus moche d&#8217;Europe**. Elle est certes spéciale, dure, mais a aussi ses points lumineux, ses propres couleurs. En tout cas moi, je la trouve belle et &#8220;punk&#8221;.</p>
<div id="attachment_106564" style="width: 810px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2019/10/dsc00253.jpg"><img class="size-full wp-image-106564" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2019/10/dsc00253.jpg" alt="Improntas de la calle (détail) © Teresa Margolles - Photo J.D." width="800" height="533" /></a><p class="wp-caption-text">Improntas de la calle (détail) © Teresa Margolles &#8211; Photo J.D.</p></div>
<p>*Usine mythique de la cité wallonne, fermée en 2012.</p>
<p>** Charleroi a été proclamée <em>« ville la plus moche d&#8217;Europe »</em> par un journal néerlandais, en 2008.</p>
<p><a href="https://www.lm-magazine.com/?p=106556&amp;preview=true" target="_blank"><strong>A LIRE AUSSI : La visite de l’exposition <em>Tu t&#8217;alignes ou on t&#8217;aligne</em></strong></a></p>
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