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	<title>LM magazine &#187; The Scottish Play</title>
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	<description>Cultures et tendances urbaines</description>
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		<title>Cédric Orain retient la nuit</title>
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		<pubDate>Mon, 04 Nov 2013 11:03:28 +0000</pubDate>
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				<category><![CDATA[Théâtre & Danse]]></category>
		<category><![CDATA[Cédric Orain]]></category>
		<category><![CDATA[Entretien]]></category>
		<category><![CDATA[Interview]]></category>
		<category><![CDATA[The Scottish Play]]></category>

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				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Comment avez vous abordé ce grand classique ?</strong><br />
J&#8217;ai écrit l&#8217;adaptation en deux fois, avec mes mots. La première ressemblait à une simplification de la pièce de Shakespeare vidée de sa force. J&#8217;ai donc attaqué la deuxième version de mémoire et lorsque j&#8217;avais des trous, j&#8217;inventais autre chose.</p>
<p><strong>Pourquoi prendre autant de liberté avec l’œuvre originale ?</strong><br />
Je ne veux pas rattacher cette pièce à une époque ou à un contexte car les thèmes dont elle traite, la passion, le<br />
meurtre, l&#8217;épouvante, l&#8217;attirance pour la nuit… sont des préoccupations intemporelles. Maintenant, il est vrai que je suis dans une position délicate car d&#8217;une part il est toujours question de Macbeth, mêmes noms, même histoire et en même temps je m&#8217;en éloigne, tout en restant respectueux.</p>
<p><strong><br />
Craignez-vous les réactions des puristes ?</strong><br />
Je ne trahis personne. à partir du moment où l&#8217;on monte Shakespeare en français ça n&#8217;est plus du Shakespeare. Au contraire, j&#8217;essaye d&#8217;en conserver la cruauté, l&#8217;humour cinglant, les différents registres de langues, lyrique puis trivial. À ma façon, je tente d&#8217;écrire le point de rencontre entre Shakespeare et nous. C&#8217;est la raison pour laquelle j&#8217;ai tenu à changer le titre (The Scottish Play), il n&#8217;y a pas d’ambiguïté.</p>
<p><strong>Quels sont vos choix de mise en scène ?</strong><br />
Je définis des espaces. Puisque le théâtre élisabéthain se faisait avec trois fois rien, quelques signes suffisent : une table pour la scène du banquet, une forêt avec des jeux de lumières. Ces éléments donnent un cadre de jeu aux acteurs. Le reste se passe dans la tête du spectateur, même la peur. La peur est politique.</p>
<p><strong>Comment cela ?</strong><br />
On fait passer un message en attisant les peurs sociales, financières, idéologiques. Se servir alors d&#8217;un lieu comme le théâtre pour revendiquer que l&#8217;angoisse peut être plaisante et ludique est un ressort poétique très fort.</p>
<p><strong>Comment faites-vous peur au théâtre ?</strong><br />
J&#8217;installe une ambiance. Elle n&#8217;est pas forcément perceptible mais amène une inquiétude. Cela passe par des bruits d&#8217;animaux, comme la chouette, le rat ou le loup. J&#8217;utilise la voix des acteurs, des sons troublants, des chants ou des chansons de PJ Harvey retravaillées. On peut également faire sursauter le public avec un artifice, par l&#8217;évocation, par un jeu d&#8217;acteur. Un simple regard peut terroriser le spectateur alors qu&#8217;on est en pleine lumière. Avec The Scottish Play, je cherche à faire peur sans que ce soit pénible. Je m&#8217;interroge sur la puissance nocturne du plateau. Je m&#8217;intéresse particulièrement au crépuscule, quand on est entre chien et loup, le moment où on est aux aguets.</p>
<p><strong>Pourquoi ne pas utiliser le noir ?</strong><br />
C&#8217;est aberrant mais le noir total est interdit car on estime que ça porte atteinte à la sécurité du public. Le noir au théâtre disparaît, seuls quelques metteurs en scène obtiennent des dérogations, comme Joël Pommerat, par exemple. Il faut que les artistes se mobilisent pour changer cette règle !</p>
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