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	<title>LM magazine &#187; Talking Heads</title>
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	<description>Cultures et tendances urbaines</description>
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		<title>Wim Vandekeybus</title>
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		<pubDate>Thu, 01 Sep 2016 07:20:55 +0000</pubDate>
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				<category><![CDATA[Interview]]></category>
		<category><![CDATA[Théâtre & Danse]]></category>
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		<category><![CDATA[la Rose des Vents]]></category>
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		<description><![CDATA[<p>Quelle fut votre jeunesse ? Je suis né dans une famille de six enfants, mon père était vétérinaire et ma mère femme...</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Quelle fut votre jeunesse ? </strong><br />
Je suis né dans une famille de six enfants, mon père était vétérinaire et ma mère femme au foyer. Nous tenions une ferme où vivaient toutes sortes d’animaux. J’ai vécu une enfance pleine d’aventure où je suivais mon père dans son travail. J’en ai vu des vertes et des pas mûres.</p>
<p><strong>C’est-à-dire ?</strong><br />
Mon père m’emmenait par exemple en pleine nuit avec lui pour aider la truie à mettre bas ses porcelets, ce que j’exécutais facilement vu que j’avais de plus petites mains.</p>
<p><strong>Comment êtes-vous devenu artiste ?</strong><br />
J’ai étudié la photographie et la psychologie. J’ai aussi fait du théâtre puis auditionné pour Jan Fabre qui m’a donné le rôle du roi nu dans <em>The Power of Theatrical Madness</em>. J’ai ensuite monté ma propre compagnie, Ultima Vez, pour créer <em>What The Body Does Not Remember</em>. Je n’ai jamais suivi de cours de théâtre ni de danse… Mais c’est peut-être grâce à cela que nous avons bousculé cette discipline et surpris le public avec un format novateur, en tout cas à l’époque.</p>
<p><strong>Comment décririez-vous <em>In Spite of Wishing and Wanting </em>? Quel est son sujet ?</strong><br />
Le désir. Humain, masculin. Pas nécessairement pour la gent féminine mais en général, cette volonté de tout posséder. Le désir est fugace, mais nous en jouons en nous volant les uns les autres. La question est de savoir comment transposer cela sur scène ou dans un film. Celui qui accompagne le spectacle montre un vendeur de mots, il monnaye un bien commun, immatériel.</p>
<p><strong>Justement, à quoi ressemble ce film que vous avez aussi réalisé ?</strong><br />
Il est très surréaliste, comme chez Fellini où onirisme et réalité se confondent. Il est comme un rêve que partageraient les 11 comédiens sur scène. Leurs plus profondes envies se manifestent durant leur sommeil. Ils dansent endormis, ainsi leurs corps expriment leurs désirs intérieurs.</p>
<p><strong>Que voit-on sur scène ?</strong><br />
Une abondance d’énergie et de fantaisie au sein d’un groupe de performers masculins qui sont tour à tour des chevaux, des dormeurs, des parleurs sans mots, des amis, des combattants, des rêveurs.</p>
<p><strong>Pourquoi n’y a-t-il que des hommes dans ce spectacle ?</strong><br />
Je ne voulais pas que le désir se limite à celui des hommes vis-à-vis des femmes, je souhaitais plutôt un groupe homogène au sein duquel nous pourrions évoquer un monde secret, intérieur, que nous partageons.</p>
<p><strong>Quelle est la place de cette pièce dans votre parcours ?</strong><br />
Elle est centrale parce qu’un film a été réalisé et utilisé intégralement pour l’occasion, parce que David Byrne a composé la musique. C’est aussi devenu une pièce de référence dans la recherche sur le mouvement.</p>
<p><strong>Pourquoi revisiter ce spectacle créé en 1999 ? Quelles modifications lui apportez-vous ?</strong><br />
Après <em>What The Body Does Not Remember</em> nous voulions réaliser une autre reprise et notre choix s’est porté sur cette œuvre. Je voulais la rafraîchir mais nous l’avons quasiment gardée en l’état ! Il faut dire qu’elle avait été jouée 121 fois dans sa première version, et qu’elle était bien construite. Nous sommes heureux de voir qu’elle n’a pas pris une ride.</p>
<p><strong>Plus généralement, comment décririez-vous votre travail ?</strong><br />
Je dirais qu’il s’agit d’un travail poétique, teinté de surréalisme, d’extravagance et d’une fantaisie propre à l’enfance.</p>
<p><a href="https://www.lm-magazine.com/?p=59771&amp;preview=true" target="_blank"><strong>Que représente La Rose des Vents pour vous ?</strong></a><br />
C’est un endroit magnifique où on me soutient depuis le début. J’aime toujours autant m’y produire. C’est une salle vivante avec de vraies personnalités, pas une simple institution.</p>
<p><strong>Quels sont vos projets ?</strong><br />
Une nouvelle pièce qui sera prête en avril 2017 et dont le titre est<em> Mockumentary of a Contemporary Saviour</em> en coproduction avec l’IRCAM*, donc attendez-vous à beaucoup de musique ! Je travaille aussi sur un livre de photographies qui sortira en octobre et regroupera les phases clés de mon parcours.</p>
<p><span style="font-size: 10pt;">* L’Institut de recherche et coordination acoustique / musique.</span></p>
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		<title>Ought</title>
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		<pubDate>Tue, 03 Nov 2015 10:43:19 +0000</pubDate>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Quand <em>Constellation</em>, un des labels les plus importants, élégants et intransigeants de son époque, signe une bande de jeunes malins gavés de punk, on peut s’attendre à un peu plus que deux accords qui foncent dans le mur. Ought conjugue sur scène déflagration et érudition : chacun de leurs morceaux feuillette l’histoire du punk avec fougue et désinvolture. De son acception la plus stricte à ses extrapolations savantes en passant par ses racines, toutes les facettes de ce genre essentiel du rock à guitares sont visitées. Le chant du charismatique Tim Darcy se confronte sans rougir à d’illustres aînés, Lou Reed et <a href="https://www.youtube.com/watch?v=6m2lfk4Bm34">Mark E. Smith</a> en tête et les compositions rivalisent d’excellence. Dépassant largement l’ordinaire du binaire, les chansons d’Ought regorgent de virages rythmiques impressionnants. Si leur expansif premier album (<a href="https://www.youtube.com/watch?v=ov-XwQjKHkE"><em>More Than Any Other Day</em></a>, 2014) ne donnait qu’un aperçu de leur talent, son tout récent successeur, <em>Sun Coming Down</em> est une carte de visite d’une classe absolue. Enfin, c’est en live que le groupe se révèle dans toute sa splendeur, avec ses instants bondissants, son pedigree racé (ce parlé-chanté très new-yorkais, cette intelligence décontractée) et ses accès nerveux de pure électricité. Déjà incontournable : Ought est un must.</p>
<p><iframe src="https://www.youtube.com/embed/iP0lwQreha8" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
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		<title>De Lux</title>
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		<pubDate>Mon, 07 Sep 2015 10:49:50 +0000</pubDate>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Mis en orbite grâce à un EP mêlant les influences de LCD Soundsystem, Daft Punk et !!! (Scion AV Presents, 2013), De Lux confirmait tout le bien que l&#8217;on pensait de ce tandem avec Voyage (2014). Un an plus tard, le deuxième LP des Angelenos paie son tribut à Talking Heads : funk anguleux, disco dévoyé, voix haut-perchées, tout ici rappelle le travail de David Byrne – c&#8217;est flagrant sur Simba Simba Simba, un travail de moine copiste et défroqué. Or, une oreille attentive détecte, derrière la forme légère et hédoniste, un mal-être diffus, une psychose tranquille et quelques questions existentielles. Cette mélancolie rend la machine à danser plus humaine, pleine de fêlures. Bref, des mots bleus pour nos nuits blanches.<br />
<iframe src="https://www.youtube.com/embed/_Oq9hpyB6dg" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
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		<title>St Vincent</title>
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		<pubDate>Thu, 30 Jan 2014 15:19:40 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[<p>À peine achevée sa collaboration avec l&#8217;ex-Talking Heads David Byrne sur le cuivré Love This Giant (2012), la native de Tulsa, Oklahoma...</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>À peine achevée sa collaboration avec l&#8217;ex-Talking Heads David Byrne sur le cuivré <em>Love This Giant</em> (2012), la native de Tulsa, Oklahoma revient avec la suite logique de <em>Strange Mercy</em> (2011). Déclinant un son sophistiqué, reconnaissable entre tous, une « fête funéraire » s&#8217;improvise, mélodies groovies et métalliques à la clé. Ainsi, la foisonnante chanson hommage à l&#8217;ex-Black Panther côtoie sur la pochette un avatar austère, trônant à la manière de la femme-robot de <em>Metropolis</em> (1927, Fritz Lang). Ambiance. De ses concerts, on se souvient du jeu scénique &#8211; d&#8217;infinis petits pas en arrière sur hauts talons –, de sa dextérité de guitar-heroïne, et de l&#8217;imposante logistique accompagnant sa voix chatoyante. <em>« Tout enregistrement commence avec la création d&#8217;un mythe »</em> déclare-t-elle. à l&#8217;heure où son héros David Bowie fait son retour, St Vincent trouve l&#8217;inspiration à la marge autant que dans les centres névralgiques de la musique, de la mode et de l&#8217;Histoire moderne. Un hasard ? Pas vraiment. Cette proximité avec les deux David précités n&#8217;est finalement pas qu&#8217;une histoire de ménage à trois de plus. Sortir un quatrième album aussi rapidement après deux ans de tournée intensive confirme la plus belle obsession d&#8217;Annie Clark : écrire la musique.</p>
<p><a href="http://iframewidth=560height=315src=//www.youtube.com/embed/LEY9GJAm8bAframeborder=0allowfullscreen/iframe"><iframe src="//www.youtube.com/embed/LEY9GJAm8bA" height="315" width="560" allowfullscreen="" frameborder="0"></iframe></a></p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Born Ruffians</title>
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		<pubDate>Fri, 13 Sep 2013 09:20:27 +0000</pubDate>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Longtemps, Born Ruffians n&#8217;a pas connu la retenue. Dans ses premiers essais, ces autoproclamés <em>voyous-nés</em> vrillaient la pop pour y faire rentrer, au forceps, mélodies brindezingues et choeurs foufous. Ainsi, le coloré <em>Red, Yellow And Blue</em> (2008) carambolait constructions acoustiques et envolées vocales, groove bancal et courtscircuits mélodiques, évoquant à la fois Animal Collective et Violent Femmes. Étaient chantés à tue-tête tourments post-adolescents et autres tracasseries. Ce disque en chamboula plus d&#8217;un, mais cette pop à coeur ouvert, le nez au vent, fatiguait parfois. Depuis, le quatuor de Toronto a peu à peu appris la rigueur, la discipline et l&#8217;amour du travail bien fait, valeurs trop souvent sacrifiées sur l&#8217;autel du fun. Cette année, <em>Birthmarks</em> plaçait le trio en cousin des mésestimés Clap Your Hands Say Yeah et, plus sûrement, en héritier de Talking Heads. Plutôt sage sur les planches, la formation exécute le plus précisément possible des chansons engageantes à la santé mentale pas très nette. Quant à savoir si ces Canadiens influenceront la jeune garde, ou ne demeureront qu&#8217;une formation coincée dans les années 10, on n&#8217;en sait rien. Et alors ? Cette pop se vit ici, et maintenant.</p>
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