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	<title>LM magazine &#187; Street Art City</title>
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	<description>Cultures et tendances urbaines</description>
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		<title>Street Art City</title>
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		<pubDate>Thu, 01 May 2025 05:55:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Julien Damien]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Reportage]]></category>
		<category><![CDATA[Allier]]></category>
		<category><![CDATA[dix ans]]></category>
		<category><![CDATA[petite ville]]></category>
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		<category><![CDATA[street-art]]></category>

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				<content:encoded><![CDATA[<p><em>« C’est une histoire de fou »</em>, prévient Gilles Iniesta. En 2003, lui et son épouse Sylvie tombent sous le charme du château de Béguin, à Lurcy-Lévis. Problème, la bâtisse fait partie d’un ensemble de propriétés. Pour l’acquérir, le couple doit aussi acheter la grande friche qui va avec. En l’occurrence un ancien centre de formation de France Télécom, abandonné depuis 1992. Soit 10 hectares de terrain et 7 000 m2 de bâtiments endormis sous les ronces&#8230; <em>« C’était la forêt vierge</em>, se souvient le sexagénaire. <em>Il a fallu deux mois pour débroussailler le site et, franchement, on ne savait pas quoi en faire »</em>. Les projets fusent (un hôtel ? un laboratoire ?) pour aussitôt être enterrés. Et puis, le 22 janvier 2015, en fin d’après-midi, Sylvie promène leur petit chien (Bijou) entre ces murs défraîchis et a <em>« un flash »</em> : elle les voit parsemés de couleurs. Gilles et Sylvie ne connaissent encore rien à la langue de Banksy mais ont une idée de génie : lancer la toute première résidence dédiée aux street artistes.</p>
<div id="attachment_170921" style="width: 1010px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2025/05/street-art-city2.jpg"><img class="size-full wp-image-170921" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2025/05/street-art-city2.jpg" alt="L’entrée des artistes avec Gilles et Sylvie Iniesta © Philippe Dodet / Street Art City" width="1000" height="665" /></a><p class="wp-caption-text">L’entrée des artistes avec Gilles et Sylvie Iniesta © Philippe Dodet / Street Art City</p></div>
<p><strong>Bulle de créativité</strong></p>
<p>Dix ans plus tard, bien servi par la puissance des réseaux sociaux, l’endroit a déjà accueilli 547 graffeurs de 67 nationalités différentes, <em>« et on en compte plus de 1 100 sur liste d’attente »</em>, ajoute Gilles. Il faut dire que le concept a de quoi séduire. <em>« Pour faire simple, l’artiste arrive ici avec son talent et ses vêtements. Il est logé, nourri et tout est mis à sa disposition : bombes, nacelles élévatrices, pinceaux&#8230; On lui offre une bulle de confort pour créer. On ne cherche pas non plus à attirer des stars, plutôt donner de la visibilité à des peintres émergents. On fonctionne sans subventions, pour garder une totale liberté »</em>. Et le résultat s’avère des plus spectaculaires. Baptisée<a href="https://www.instagram.com/streetartcity.officiel/" target="_blank"> Street Art City</a>, l’ancienne friche est devenue un musée à ciel ouvert <em>« où l’on conserve l’éphémère »</em>. C’est même <em>« une petite ville »</em> (avec son panneau d’entrée) attirant chaque année près de 30 000 visiteurs de toute l’Europe et transpirant littéralement l’art. Soit 22 500 m2 de surfaces extérieures et 17 000 autres en intérieur sur lesquelles se déploient des kilomètres d’oeuvres renouvelées suivant leur dégradation naturelle &#8211; comptez trois saisons pour un mur exposé au soleil couchant.</p>
<div id="attachment_170919" style="width: 1010px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2025/05/street-art-city1.jpg"><img class="size-full wp-image-170919" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2025/05/street-art-city1.jpg" alt="Une anamorphose du Lorrain Scaf © Philippe Dodet / Street Art City" width="1000" height="667" /></a><p class="wp-caption-text">Une anamorphose du Lorrain Scaf © Philippe Dodet / Street Art City</p></div>
<p><strong>Peintures fraîches</strong></p>
<p>Sur des façades d’immeubles de plusieurs étages, des murs ou même des chambres (du sol au plafond), on trouve par exemple une anamorphose du Scaf, sur le point d’être dévoré par un gigantesque loup, les portraits réalisés au chalumeau sur des cagettes en bois de Vincent Loisy, la reconstitution d&#8217;une station de métro (!) signée Zach Oreo ou encore l’oeuvre, monumentale, du Mexicain Oscar Axo. Entrée dans le top 10 des plus belles fresques au monde en 2025, celle-ci représente, sur 15 mètres de haut, trois générations (symbolisant le passé, le présent et le futur) et a été entièrement conçue au pinceau. <em>« Notre principal critère de sélection, c’est la diversité des styles et techniques,</em> assure Gille Iniesta. <em>Aujourd’hui, sans aucune prétention, je pense qu’on a un peu de légitimité dans le domaine »</em>. Oui, &#8220;un peu&#8221;.</p>
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