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	<title>LM magazine &#187; stock-car</title>
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	<description>Cultures et tendances urbaines</description>
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		<title>Speedway Warneton</title>
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		<pubDate>Sun, 01 Jul 2018 04:00:38 +0000</pubDate>
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				<category><![CDATA[Reportage]]></category>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Comme toute sous-culture qui se respecte, le stock-car (littéralement &#8220;voiture de série&#8221;) est né à la marge. Cette histoire commence aux USA, en pleine prohibition. Les contrebandiers trafiquaient leurs autos pour semer les policiers et, petit à petit, des compétitions virent le jour, avec leur lot de frictions. Comme le rock, le concept a fait tache d&#8217;huile, et comme le rock, ce sont les Anglais qui lui ont donné ses lettres de noblesse – en sublimant le froissement de tôle.</p>
<p><img class="alignleft size-medium wp-image-87879" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2018/07/speedway-warneton11-200x300.jpg" alt="© Xavier Verquin" width="200" height="300" />C&#8217;est d&#8217;ailleurs dans la perfide Albion que Roland Vandermeersch s&#8217;est pris de passion pour ces courses musclées. Le natif d&#8217;Ypres, autrefois pharmacien, a toujours été un fondu de vitesse. <em>« J&#8217;ai été pilote et j&#8217;organisais des rallyes dans le coin. Mais en 1979, un accident a causé la mort d&#8217;un participant. A l&#8217;époque, ce n&#8217;était pas sécurisé comme aujourd&#8217;hui&#8230; Bref, j&#8217;ai tout arrêté, puis j&#8217;ai lu un article dans un magazine anglais évoquant des circuits en ovale. Je me suis rendu sur place pour voir&#8230;  et j&#8217;ai trouvé ça formidable ! ». </em>Ni une ni deux, <em>e</em>n 1980, notre homme achète un vaste terrain à Warneton. Ainsi naquit Camso (pour Comines Auto Moto Speedway Organisation) et l&#8217;une des pistes les plus ahurissantes du Vieux Continent. Depuis, de mars à décembre, plus de 200 fous (ou folles) du volant y croisent le fer. Ils viennent du nord de la France, des Pays-Bas, de Belgique ou d&#8217;Angleterre, là où le stock-car est encore roi.</p>
<p><strong><img class="alignright size-medium wp-image-87869" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2018/07/speedway-warneton1-300x200.jpg" alt="© Julien Damien" width="300" height="200" />Le dôme du tonnerre </strong></p>
<p>Ici se côtoient véhicules de série bon marché, vieilles limousines, épaves antédiluviennes parées de couleurs pétaradantes et taguées de messages à caractère informatif (&#8220;Terminator&#8221;, &#8220;I Love Mom&#8221;&#8230;) mais aussi de belles américaines aux moteurs puissants (V8), ces fameuses &#8220;Nascar&#8221; (de celles pilotées par Tom Cruise dans <em>Jours de tonnerre</em>&#8230;). Dans les gradins, entre deux cornets de frites, quelques bières et un petit fond d&#8217;Eurodance, le climat est bon enfant et le public plutôt familial. Mais personne ne s&#8217;y trompe. Parmi les huit catégories, la plus attendue est bien celle des &#8220;bangers&#8221;. Quèsaco ? Pour situer, c&#8217;est un peu comme du catch… mais avec des voitures. <em>« C&#8217;est une course de vitesse où tout est permis, sauf rouler en sens inverse ou foncer dans la portière du chauffeur. Par contre on peut envoyer le pilote qui précède dans le mur… c&#8217;est full-contact ! »</em>, assure Roland Vandermeersch, aujourd&#8217;hui âgé de 71 ans.</p>
<p><img class="alignleft size-medium wp-image-87875" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2018/07/speedway-warneton7-300x200.jpg" alt="© Xavier Verquin" width="300" height="200" />Dès lors, les 430 mètres de bitume de Warneton prennent les allures d&#8217;une arène moderne. Les gladiateurs sont casqués et bien harnachés au sein de bagnoles dépouillées : en gros, il reste le volant, le moteur (d&#8217;origine), un siège et trois pédales (dont une qui ne sert à rien). A la fin, ne subsiste de ces bolides qu&#8217;une bouillie de métal – que n&#8217;aurait pas reniée un certain César. A ce jeu du &#8220;pousse-toi-delà&#8221;, certains ont leurs petits secrets. <em>« Le plus efficace c&#8217;est de viser le pneu arrière, pour le crever… »</em>, nous glisse l&#8217;un des concurrents, malicieux. Il n&#8217;y a certes rien à gagner (à part une coupe, et pas mal de bleus) mais sur le macadam, on ne plaisante pas.</p>
<p><iframe src="https://www.youtube.com/embed/9dKzXdD_PTo" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p><strong>La caravane casse </strong></p>
<p>En dehors du circuit, dans une vaste zone s&#8217;apparentant à une casse automobile géante, l&#8217;ambiance est à la rigolade, et l&#8217;heure est à la réparation. Ici on tente de redresser une portière au pied de biche, là de ressusciter un moteur fumant… A l&#8217;image de Greg, habitué des lieux depuis 1998, qui s&#8217;apprête à dire adieu à sa vieille Renault 9. Ce Calaisien de 44 ans est le fondateur de la team No Limit, rassemblant toute une clique de passionnés de mécanique. <em>« Le stock-car, c&#8217;est d&#8217;abord l&#8217;occasion de se réunir entre potes en jouant aux autos-tamponneuses, mais grandeur nature ! »</em>. Et qui dit nature dit camping. Et qui dit camping dit ?… Caravanes, bien sûr ! Ce seront elles les stars de la saison, le premier dimanche de septembre. <em>« C&#8217;est une tradition qui court depuis 20 ans et ça sera plein à craquer,</em> affirme Roland Vandermeersch. <em>Il y aura aussi un tremplin, et le but sera d&#8217;effectuer le plus de tonneaux possible&#8230; ». </em>Et là, ça casse ou ça casse.</p>
<p><strong><a href="https://www.lm-magazine.com/?p=87890" target="_blank">A LIRE AUSSI : CRASH-TEST AVEC DAVID DE BEYTER</a></strong></p>
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		<title>David De Beyter</title>
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		<pubDate>Sun, 01 Jul 2018 03:06:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[manager]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Portrait]]></category>
		<category><![CDATA[accident]]></category>
		<category><![CDATA[Big Bangers]]></category>
		<category><![CDATA[David de Beyter]]></category>
		<category><![CDATA[photographie]]></category>
		<category><![CDATA[stock-car]]></category>
		<category><![CDATA[voiture]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Apparue en Angleterre à la fin du siècle passé, cette pratique amatrice s&#8217;est répandue en Hollande, dans le Nord de la France...</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Apparue en Angleterre à la fin du siècle passé, cette pratique amatrice s&#8217;est répandue en Hollande, dans le Nord de la France ou en Belgique. <em>« Les Big Bangers forment une communauté à part dans le milieu du stock-car</em>, explique <a href="http://www.daviddebeyter.com/" target="_blank">David De Beyter</a>. <em>Un peu à la façon des cercles propres à la scène hardcore ou metal »</em>. Mais l&#8217;artiste ne s&#8217;intéresse pas tant aux courses, plutôt <em>« aux gestes périphériques »</em> exécutés en dehors des circuits, dans des champs ou sous-bois. Passé par l&#8217;école du Fresnoy à Tourcoing, le trentenaire a découvert ces esthètes de la casse par hasard, au coeur de la campagne mélancolique d&#8217;Ypres. <em>« Plus généralement, je m&#8217;intéresse au thème de la ruine et j&#8217;effectuais des recherches sur les paysages flamands, afin de rejouer des scènes chaotiques des toiles de Joachim Patinir. Et puis je suis tombé sur ces types exposant leurs bagnoles&#8230; » </em>Inspiré par le potentiel pictural de cette imagerie convoquant le style steampunk de <em>Max Max</em> ou de <em>Terminator II</em>, il s&#8217;est lié d&#8217;amitié avec des membres de ces groupes, immortalisant leurs <em>« auto-sculptures »</em> à travers la photographie ou la vidéo.</p>
<p><iframe src="https://player.vimeo.com/video/268642693" width="640" height="360" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p>David De Beyter entretient une démarche à la fois documentaire et conceptuelle, à l&#8217;image de cette vieille berline américaine plantée à la verticale dans un no man&#8217;s land, à Comines. <em>« C&#8217;est du &#8220;stunt&#8221;, ça vient des états-Unis. La voiture est amarrée à un bout de bois, brûlée puis une autre lui fonce dessus. Ces performances sont réalisées durant les ducasses, l&#8217;été, devant une centaine de spectateurs. Je leur ai juste demandé de la repositionner dans un autre endroit, car l&#8217;arrière-plan paysager m&#8217;intéressait »</em>. On serait ainsi tenté de voir dans ces rituels de démolition un nihilisme propre à l&#8217;époque, ou une critique acerbe de la société de consommation, érigeant en totems fumants son corollaire contemporain : la consumation. <em>« Oui, il y a chez eux un &#8220;je-m&#8217;en-foutisme&#8221; un peu punk, mais aucun discours politique ni intention artistique »</em>. Ces Big Bangers restent uniquement guidés par la beauté du geste, comme le résume ce message tagué sur ce capot froissé : &#8220;Not for a trophy but a good crash&#8221;.</p>
<p><strong><a href="https://www.lm-magazine.com/?p=87865&amp;preview=true" target="_blank">A LIRE AUSSI : LES FOUS DU VOLANT</a></strong></p>
<p><strong><a href="https://www.lm-magazine.com/blog/2018/07/02/david-de-beyter-2/" target="_blank">A LIRE AUSSI : L&#8217;INTERVIEW DE DAVID DE BEYTER</a></strong></p>
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