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	<title>LM magazine &#187; Stevie Gee</title>
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		<title>Stevie Gee</title>
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		<pubDate>Wed, 05 Sep 2012 14:53:46 +0000</pubDate>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Stevie Gee, donc. Prononcez « <em>Djii</em> ». Oui, comme les Bee Gees ou Mouloudji. On lui a demandé. Et c&#8217;est à peu près la seule chose qu&#8217;on certifie à propos de cet artiste insaisissable, « <em>fils d&#8217;un guitariste de jazz manouche et d&#8217;une diseuse de bonne aventure</em> ». Peut-on le croire aujourd&#8217;hui à trente-deux ans, « marié-deux enfants et un chat dans le Nord de Londres » ? On a connu vie plus trépidante, surtout pour un type devenu illustrateur après, au choix, s&#8217;être fait virer de la Marine pour son comportement « <em>trop hardcore</em> », ou avoir été pêcheur en haute mer du côté du Nouveau-Mexique. Nourri à Sonic Youth et Dennis Hopper, Raymond Pettibon et Ernest Hemingway, armé de ses marqueurs et de Photoshop, l&#8217;Anglais affiche une production variée, au trait vif et incisif. Émanent de ces dessins un sentiment d&#8217;urgence, une envie d&#8217;accomplir les choses vite et bien, laissant la priorité au jeu de mot, à l&#8217;humour potache, et à un certain esprit de subversion désabusé. Ces illustrations rappellent parfois celles de Macbess (notre portfolio de septembre 2011), traversées par un esprit rock&#8217;nroll – ou affilié. Elles reflètent une Amérique des années 50 fantasmée, gavée de références aux comics, aux films d&#8217;action, au surf, à la moto, à la baston de rue ou aux Indiens. Sans jamais se prendre au sérieux, cette œuvre instinctive provoque un heureux déplacement spatio-temporel. On s&#8217;y croirait !</p>
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