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	<title>LM magazine &#187; Stéphane Brizé</title>
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	<description>Cultures et tendances urbaines</description>
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		<title>Hors-saison</title>
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		<pubDate>Wed, 20 Mar 2024 15:27:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Julien Damien]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Film]]></category>
		<category><![CDATA[Hors-saison]]></category>
		<category><![CDATA[Stéphane Brizé]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Remarqué pour sa &#8220;trilogie sociale&#8221; (La Loi du marché, En guerre, Un Autre monde), Stéphane Brizé délaisse les rouages infernaux du capitalisme...</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Remarqué pour sa &#8220;trilogie sociale&#8221; (<em>La Loi du marché</em>, <em>En guerre</em>, <em>Un Autre monde</em>), <a href="https://www.lm-magazine.com/blog/2016/12/01/stephane-brize/" target="_blank">Stéphane Brizé</a> délaisse les rouages infernaux du capitalisme pour livrer le portrait intimiste de deux amants, réunis des années après leur rupture soudaine. En apparence, Mathieu et Alice ont tout pour être heureux mais, on le sait maintenant, le confinement est propice aux questions existentielles. Comédien adulé approchant la cinquantaine, lui ne semble jamais pouvoir échapper à sa célébrité, même en pleine séance de massage, entre deux gags à la Truffaut. Elle est professeure de piano, plutôt réservée, et semble s’épanouir dans sa vie de famille. Pourtant, d’anciennes blessures se rouvrent et des questions enfouies refont surface&#8230;</p>
<p><strong>Le poids du silence</strong></p>
<p>Si le sujet paraît banal, la mise en scène de Stépahne Brizé nous offre une véritable fresque sentimentale, portée par la musique de Vincent Delerm. Dans cette station hors-saison coupée du monde, chaque silence, chaque regard vaut mieux qu’une longue tirade. Outre le jeu subtil de Guillaume Canet et d’Alba Rohrwacher, on apprécie l’usage avisé des plans, tantôt rapprochés (comme si on faisait partie de la scène) tantôt très larges, traduisant le sentiment d’écrasement du monde extérieur (sur le rivage, dans les couloirs du spa). Un moment de contemplation tout en sensibilité.</p>
<p><iframe title="YouTube video player" src="https://www.youtube.com/embed/FgrqkIDpLr8?si=4oylWF-0E62pIT9X" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
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		<title>Une vie</title>
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		<pubDate>Fri, 02 Dec 2016 00:15:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[manager]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Adaptation]]></category>
		<category><![CDATA[maupassant]]></category>
		<category><![CDATA[Stéphane Brizé]]></category>
		<category><![CDATA[Une vie]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>« Une vie a été initiée un peu avant La Loi du marché, nous apprend Stéphane Brizé. Ils ont le même thème...</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>« Une vie<em> a été initiée un peu avant</em> La Loi du marché, nous apprend Stéphane Brizé. <em>Ils ont le même thème : la fin des illusions</em> ». L’argument ? Jeanne, 17 ans, quitte le couvent pour retrouver ses parents dans leur château de Normandie. Mais cette existence pleine de promesses s’avère décevante. Elle se marie avec un beau vicomte qui se révèle infidèle, son fils l’ignore, l’endette… Jeanne s’enfonce dans la dépression. <em>« Parce qu’elle ne parvient pas à faire le deuil de ce paradis qu’est l’enfance. Elle s’engouffre dans l’âge adulte en s’accrochant à une vision idéale de la vie, c’est à la fois beau et tragique</em>, analyse le cinéaste. <em>Ça me touche, car j’ai moi-même connu cette douleur »</em>.</p>
<p><strong>Documentaire </strong></p>
<p>Le parti-pris fut de raconter l’histoire en suivant Jeanne, en plan serré, éludant <em>« toutes les scènes du roman qui ne la mettent pas en jeu »</em>. Le récit s’affranchit aussi de la narration chronologique pour s’articuler autour de flashbacks. Les séquences oscillent entre tristesse du présent et insouciance du passé, nous rendant cette destinée d’autant plus émouvante. Saisie en lumière naturelle, présentée en format carré, l’oeuvre surprend par sa beauté et son réalisme.<em> « J’ai tourné un film d’époque tel un documentaire, comme si les acteurs étaient des gens qui m’acceptaient chez eux avec une caméra »</em>. On les quitte bouleversés, mais persuadés que la vie <em>« ça n’est jamais si bon ni si mauvais qu’on croit »</em>.</p>
<p><iframe src="https://www.youtube.com/embed/OmgF-OtiGbw" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p><a href="https://www.lm-magazine.com/blog/2016/12/01/stephane-brize/" target="_blank">A LIRE AUSSI : L&#8217;INTERVIEW DE STEPHANE BRIZE</a></p>
<p><img class="alignleft  wp-image-64394" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2016/12/cine_stephane-brize_portrait_01.jpg" alt="" width="347" height="314" /></p>
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		<title>Stéphane Brizé</title>
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		<pubDate>Wed, 30 Nov 2016 23:01:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[manager]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Interview]]></category>
		<category><![CDATA[cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[maupassant]]></category>
		<category><![CDATA[Stéphane Brizé]]></category>
		<category><![CDATA[Une vie]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>&#160; &#160; Qu’est-ce qui vous a touché dans ce roman au point de le porter à l&#8217;écran ? C’est avant tout le regard...</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Qu’est-ce qui vous a touché dans ce roman au point de le porter à l&#8217;écran ?</strong> C’est avant tout le regard de Jeanne, un personnage qui s’engouffre dans l’âge adulte sans avoir fait le deuil de l’enfance. Elle est emplie d&#8217;illusions, portant un regard très idéal sur la vie et l’Homme. Elle incarne une forme de pureté. C’est à la fois sa beauté et son drame, sous-tendant un enjeu dramatique. A un moment de ma vie j’ai aussi vécu cet étonnement, la douleur de découvrir cette duplicité de l’Homme que je n’avais jamais imaginée.</p>
<p><strong>Après <em>La Loi du marché</em>, une oeuvre socialement très engagée, on vous retrouve avec un film d’époque. C&#8217;est un sacré virage…</strong> Non, ces deux films sont très proches. <em>Une vie </em>a été initiée avant <em>La Loi du marché</em>. Evidemment les époques et les milieux sont différents, mais ils abordent la même thématique : la fin des illusions. Ils mettent en scène des personnages ayant une très haute idée de l’Homme. Donc d’une manière poétique et métaphorique, ils scrutent notre monde, observent nos grandes désillusions.</p>
<p><iframe src="https://www.youtube.com/embed/jMxpbsCQHKw" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p><strong>Quel fut votre parti-pris ici ? </strong><span class="has-pullquote" data-pullquote="Il s’agissait de tourner une œuvre réaliste, c'est-à-dire un film d’époque mais avec un regard documentaire.">Il s’agissait de tourner une œuvre réaliste, c&#8217;est-à-dire un film d’époque mais avec un regard documentaire.</span> C&#8217;est comme si je ne filmais pas des acteurs mais des gens qui ont eu l’élégance de m’accepter avec ma caméra, chez eux, dans leur existence. Je me suis positionné de façon à ne pas les déranger, tout en saisissant le maximum de choses pour raconter cette histoire, leur vie, et plus particulièrement celle de Jeanne.</p>
<p><strong>Qu’avez-vous éludé du roman ?</strong> Je m&#8217;intéresse uniquement au point de vue de Jeanne. Toutes les scènes du roman qui ne la mettent pas en jeu ne peuvent donc pas exister. C’est la grande différence avec le livre. J&#8217;ai donc écarté des épisodes, des personnages, modifié la mort de Julien, son mari. Cela dit, les points fondamentaux du récit subsistent, du début à la fin.</p>
<p><strong>Le film navigue sans cesse du présent au passé…</strong> En effet, il y a plusieurs périodes. Je montre Jeanne à 20 ans, à 30 ans, 50 ans&#8230; Le film n’est pas construit de façon chronologique comme le roman de Maupassant. J’ai un autre temps à ma disposition, je convoque donc des outils de narration distincts, en racontant globalement la même histoire.</p>
<p><strong>Ce qui vous permet de renforcer l’émotion ?</strong> Oui, j&#8217;ai mis en perspective différents moments de la vie de Jeanne. Les ellipses rapprochant les scènes où elle 20 ans puis 50 ans, suscitent une vive émotion. Lorsqu&#8217;on la voit jeune fille en sachant à quel point sa vie sera douloureuse, on ne la regarde plus au premier degré..</p>
<p><iframe src="https://www.youtube.com/embed/OmgF-OtiGbw" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p><strong>Pourquoi avoir choisi Judith Chemla pour incarner Jeanne ?</strong> Jeanne a un rapport très intense au monde. Il me fallait donc une actrice qui partage ce caractère. Judith possède ce même regard, cette écoute. Mais elle n’est pas qu’une nature, c&#8217;est aussi une grande actrice capable maîtrisant une vaste palette d’émotions.</p>
<p><strong>Peut-on aussi parler d&#8217;un film féministe ? Jeanne obéit à tout le monde : son mari, ses parents, l&#8217;Eglise, ce qui la conduit vers le malheur&#8230;</strong> <span class="has-pullquote" data-pullquote="J'espère avoir réalisé un film plus féminin que féministe.">J&#8217;espère avoir réalisé un film plus féminin que féministe.</span> Cette histoire ne revient pas sur la condition de la femme au XIX<sup>e</sup> siècle, le sujet est donc beaucoup plus large. Jeanne vit au XIX<sup>e</sup> siècle mais son rapport au monde est intemporel.</p>
<p><strong>Ne serait-elle pas la figure inversée de Madame Bovary ? </strong> Oui et non. Jeanne croit en l’amour éternel, la nature, elle a un rapport à la vérité qui est exceptionnel et ne trompera donc jamais son mari. Elle est dévastée quand elle découvre qu&#8217;il la trompe mais peut lui pardonner. Emma Bovary rêve aussi d’un autre monde. Mais elle est prête à blesser les autres pour atteindre son idée de l’amour.</p>
<p><strong>Avez-vous d&#8217;autres projets ?</strong> Pas pour le moment. J’ai enchaîné deux films, travaillé sans relâche durant quatre années. Avant de réaliser d&#8217;autres fictions : je dois me laisser envahir. Par une lecture, un livre, le réel&#8230; Si je ne prends pas ce temps-là, je ne pourrais pas créer.</p>
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		<title>Arras Film Festival</title>
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		<pubDate>Tue, 01 Nov 2016 00:51:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[manager]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Chroniques]]></category>
		<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Arras Film Festival]]></category>
		<category><![CDATA[Edouard Baer]]></category>
		<category><![CDATA[Ouvert la nuit]]></category>
		<category><![CDATA[Stéphane Brizé]]></category>
		<category><![CDATA[Une vie]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>L’identité du festival du film d’Arras tient d’abord « dans la proximité qu’il entretient avec le public, notamment à travers les rencontres...</p>
<p>The post <a rel="nofollow" href="https://www.lm-magazine.com/blog/2016/11/01/arras-film-festival-5/">Arras Film Festival</a> appeared first on <a rel="nofollow" href="https://www.lm-magazine.com">LM magazine</a>.</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>L’identité du <a href="http://www.arrasfilmfestival.com/" target="_blank">festival du film d’Arras </a>tient d’abord <em>« dans la proximité qu’il entretient avec le public, notamment à travers les rencontres »</em>, selon Eric Miot, le délégué général. Citons les venues de Romain Duris, Gustave Kervern ou Edouard Baer qui présente <em>Ouvert la nui</em>t – l’histoire de Luigi qui a une nuit pour sauver son théâtre… Si on découvre à Arras les derniers longs-métrages de Mel Gibson (Tu ne tueras point), Jim Jarmusch (<em>Paterson</em>) ou Jeff Nichols (<em>Loving</em>), on y célèbre avant tout le cinéma européen. Pas de thèmes imposés certes, mais des fils conducteurs. <em>« Beaucoup de films parlent de la famille. Ils s’intéressent au regard que portent les enfants sur notre monde »</em>. <em>Maman a tort</em> de Marc Fitoussi aborde ainsi la question du travail. Il met en scène une ado en stage dans la compagnie d’assurances où s’échine sa mère, avec ce que cela suppose de décalages…</p>
<p><strong>Leçon particulière </strong></p>
<p>Surtout, <span class="has-pullquote" data-pullquote="« Nous souhaitions placer l’humain au coeur de cette programmation »"><em>« nous souhaitions placer l’humain au coeur de cette programmation</em> <em>»</em></span>. La présence de Stéphane Brizé incarne bien cette volonté. Le réalisateur de la Loi du marché assure la leçon de cinéma et dévoile son adaptation d’<em>Une vie</em> de Maupassant – <em>« un choc émotionnel et esthétique »</em>. Un rendez-vous <em>« humain »</em> donc, et engagé. Le festival consacre sa rétrospective à la guerre d’Espagne et son corollaire : le fascisme. Le sujet a été choisi « après les élections régionales », durant lesquelles le FN a battu des records. <em>« On peut en effet apprendre beaucoup du cinéma… »</em>. Bien vu.</p>
<p><iframe src="https://www.youtube.com/embed/OmgF-OtiGbw" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p><iframe src="https://www.youtube.com/embed/m8pGJBgiiDU" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p><iframe src="https://www.youtube.com/embed/ckL-Rf8K__Q" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p>The post <a rel="nofollow" href="https://www.lm-magazine.com/blog/2016/11/01/arras-film-festival-5/">Arras Film Festival</a> appeared first on <a rel="nofollow" href="https://www.lm-magazine.com">LM magazine</a>.</p>
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