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	<title>LM magazine &#187; Six d&#8217;Anvers</title>
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	<description>Cultures et tendances urbaines</description>
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		<title>Walter Van Beirendonck</title>
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		<pubDate>Wed, 01 Nov 2017 05:35:26 +0000</pubDate>
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				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Comment cette exposition est-elle née ?</strong><br />
<strong>Alexandra Van Dongen :</strong> J’ai proposé à Walter Van Beirendonck d’intervenir en tant que commissaire invité, sachant qu’il apporterait un regard neuf sur nos collections. Nous lui avons donné carte blanche pour le concept, l’organisation et la scénographie de l’exposition. C’était intéressant de lui ouvrir les portes du <a href="https://www.wereldmuseum.nl/en/home.html" target="_blank">Wereldmuseum de Rotterdam </a>car cette institution, considérée à son inauguration (en 1885) comme une fenêtre sur des univers lointains et méconnus, se retrouve aujourd’hui au cœur d’une ville-monde où se mêlent 174 nationalités.</p>
<p><strong>Pourquoi avez-vous choisi la thématique des masques ?</strong><br />
<strong>Walter Van Beirendonck :</strong> Ils me fascinent depuis mes premières collections. <span class="has-pullquote" data-pullquote="Les populations du monde entier les utilisent comme un instrument de transformation de l’identité. ">Les populations du monde entier les utilisent comme un instrument de transformation de l’identité. </span>Qu’ils servent de déguisement aux enfants ou soient associés, plus récemment, au terrorisme, ces accessoires sont partout, et donc captivants.<br />
<strong>AVD : </strong>Dans son travail de styliste, Walter parvient d&#8217;ailleurs à métamorphoser un look ou une silhouette, à créer une atmosphère et des personnages uniques grâce aux masques et au maquillage.</p>
<p><img class="alignleft wp-image-76942 size-large" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2017/10/wlt-extra-7-1024x683.jpg" alt="Vue d'exposition : Spaghetti Man de Paul McCarthy et  silhouette de mode signée Richard Quinn. © Aad Hoogendoorn" width="995" height="664" /><strong>Comment avez-vous sélectionné les pièces ?<br />
</strong><strong>AVD :</strong> Les 125 masques issus du Wereldmuseum proviennent majoritairement d’Afrique, d’Océanie et d’Amérique. Ils ont une grande force évocatrice. Walter a complété cette collection avec une superbe sélection de créations européennes, d&#8217;œuvres d’art ou d&#8217;accessoires portés par des artistes comme Björk ou Kylie Minogue.<br />
<strong>WVB :</strong> J’ai essayé d&#8217;édifier un dialogue entre plusieurs disciplines : les artefacts ethniques côtoient des œuvres de Pablo Picasso, Louise Bourgeois ou Keith Haring. J&#8217;ai aussi retenu des pièces créées par des stylistes comme Craig Green, Martin Margiela ou Thom Browne.<br />
<strong>AVD :</strong> La première salle, par exemple, met en scène un masque Kavat d’Océanie, une sculpture contemporaine de l’artiste américain Paul McCarthy, baptisée <em>Spaghetti Man</em>, et une silhouette de mode signée Richard Quinn. Le mannequin qui la porte, également masqué, est installé sur un banc en bois bleu clair sur lequel Walter a inscrit «<em> asseyez-vous et prenez part à la conversation ! </em>».</p>
<p><strong>Est-ce la &#8220;touche&#8221; Walter Van Beirendonck ?</strong><br />
<strong>WVB :</strong> Oui, j’ai imposé ma patte dans l’organisation de l’exposition. Les pièces sont abritées dans des vitrines de verre conçues sur le modèle de celles du Wereldmuseum en 1900. Mais j’ai choisi de les peindre dans des couleurs vives.<br />
Les vêtements sont eux montrés sur des mannequins debout, assis, ou même allongés dans différentes galeries, comme s’ils étaient des visiteurs.</p>
<p><strong>La scénographie vaut donc le détour…</strong><br />
<strong>WVB :</strong> Oui. J’ai proposé à plusieurs artistes d’intervenir. Ainsi, le New-Yorkais Brian Kenny a peint une immense fresque en noir et blanc sur un mur de 24 mètres de long, où j’ai accroché 65 masques. Il a créé un personnage pour chacun d&#8217;eux ! J’ai aussi mélangé des photos ethnographiques à des clichés d&#8217;artistes pour composer des scènes où le masque capte toute la lumière. Deux Français présentent également leur travail : Coco Fronsac, qui peint des masques ethniques sur de vieilles photos et le photographe <a href="https://www.lm-magazine.com/blog/2013/05/26/charles-freger/" target="_blank">Charles Fréger</a>, dévoilant ici ses portraits d’hommes sauvages d’Europe tribale, issus de la série <em>Wilder Mann.</em></p>
<p><strong>Les masques ont-ils des pouvoirs ?</strong><br />
<strong>WVB :</strong> Ils sont incroyables ! <span data-pullquote="Aucun autre objet ne transforme à ce point notre identité.">Aucun autre objet ne transforme à ce point notre identité.</span></p>
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		<title>Raf Simons</title>
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		<pubDate>Sun, 15 Sep 2013 09:37:34 +0000</pubDate>
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				<category><![CDATA[Littérature]]></category>
		<category><![CDATA[Style]]></category>
		<category><![CDATA[Dior]]></category>
		<category><![CDATA[John Galliano]]></category>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Il aura suffi d&#8217;une collection, la première, en 1995, pour que Terry Jones tombe sous le charme du style minimaliste de l&#8217;autodidacte. Architecte de formation, rien ne prédestinait Raf Simons au stylisme, jusqu&#8217;à ce que la mode se révèle à cet ancien designer industriel en 1991 grâce à Martin Margiela, illustre couturier belge lui aussi. Entre les cent vingt pages de portfolios photographiques, de longues interviews issues des archives du mensuel britannique reviennent sur les étapes-clefs de la carrière – atypique et fulgurante – du quadragénaire. Ses différentes nominations, la création de sa marque pour hommes, Raf by Raf Simons (2005), et même des projets plus ouverts, citons la création de bijoux pour Minus, le label de Richie Hawtin, ou sa collaboration avec Eastpack.</p>
<div id="attachment_4312" style="width: 310px" class="wp-caption alignnone"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2013/11/litt_fashion_raf_simons_open_book_01.jpg"><img class="size-medium wp-image-4312" alt="raf_simons_" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2013/11/litt_fashion_raf_simons_open_book_01-300x216.jpg" width="300" height="216" /></a><p class="wp-caption-text">raf_simons_</p></div>
<p><strong>Une approche singulière</strong><br />
Ses principales influences ? La rue, la musique et les arts en général. Raf Simons capture dans ses créations une humeur, un sentiment, une attitude. Habitué des silhouettes masculines, sa récente accession à la direction artistique du département haute couture Dior est un véritable challenge. S&#8217;inspirant de l&#8217;héritage New Look, le successeur de John Galliano dévoile une élégance empreinte de poésie, assoyant sa maturité et sa maîtrise des coupes et des matières, par ailleurs mise en valeur grâce au format de l&#8217;ouvrage (29,6 x 42cm). Proche de l&#8217;artbook, pièce de collection.</p>
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