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	<title>LM magazine &#187; serments indiscrets</title>
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	<description>Cultures et tendances urbaines</description>
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		<title>Christophe Rauck</title>
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		<pubDate>Mon, 01 Sep 2014 00:40:40 +0000</pubDate>
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				<category><![CDATA[Exposition]]></category>
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				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Quel regard portiez-vous depuis Saint- Denis sur le Théâtre du Nord et notre Eurorégion ?</strong> J’ai joué trois fois dans ce lieu et je connaissais un peu les environs. La région Nord – Pas de Calais et la métropole lilloise sont très dynamiques, particulièrement sur le plan culturel ! Le Théâtre du Nord bénéficie d&#8217;un emplacement formidable à Lille, d&#8217;une salle modulable et d&#8217;un atelier de décors à Tourcoing, un pôle idéal pour la création. L&#8217;idée de travailler dans un centre dramatique national attaché à une école m&#8217;a aussi énormément séduit. Et puis il y a un public génial ici !</p>
<p><strong>Quelles sont les grandes lignes de votre projet ?</strong> Une ouverture sur le territoire mais également un accompagnement des artistes. Nous allons multiplier les collaborations notamment avec Le Fresnoy ou L&#8217;Aéronef. Car il y a une chose qui me paraît unique ici, c&#8217;est la faculté des structures à communiquer entre elles. Nous envisagerons alors le théâtre sous toutes ses formes : la marionnette, le théâtre d’objets et le spectacle pour enfants. Nous développerons les actions à l&#8217;attention des familles et de la petite enfance, en plaçant la lecture au centre.</p>
<p><strong>Une ouverture au plus grand nombre&#8230;</strong> Ah oui ! Je rejette l&#8217;idée d&#8217;un centre dramatique comme une institution verticale. Le théâtre est la somme de plein de talents, le croisement de nombreux arts : l’écriture, la scénographie, la peinture, les costumes, la dramaturgie&#8230; On veut montrer que notre maison est bien vivante. On doit ouvrir les fenêtres, recevoir la lumière et éclairer en retour. <span class="has-pullquote" data-pullquote="« Si on ne regarde pas les gens, il ne faut pas s’étonner qu'ils ne nous regardent pas »"> Si on ne regarde pas les gens, il ne faut pas s’étonner qu&#8217;ils ne nous regardent pas</span> .</p>
<p><strong>Comment procéderez-vous concrètement ?</strong> En présentant des auteurs qui reflètent la création d’aujourd’hui, des œuvres contemporaines ou du répertoire. Je n’appartiens à aucune chapelle, tant qu&#8217;il est question de théâtre, au sens premier du terme : un endroit où l&#8217;on raconte des histoires. C’est un peu fou de se dire qu’on va monter des histoires pour les raconter à 400 personnes voire à toute une ville.</p>
<p><strong>Mais encore ?</strong> Quand je suis arrivé à Saint-Denis, je pensais qu’il fallait composer avec des questions d’identité, de modernité, des questions politiques. Mais en fait pas du tout. C&#8217;est le répertoire qui a le plus touché les habitants. Lorsqu’on a présenté <em>Le couronnement de Poppée</em>, c’est devenu flagrant. Les gens sont venus en masse. C’était beau à en pleurer ! » Il y avait à la fois l’atelier d’alphabétisation, les gamins des cités, la classe moyenne de Saint-Denis et toutes les associations… Tout s’est recentré et mis en marche grâce à cet opéra.</p>
<p><strong>Il ne faut donc pas avoir peur du répertoire …</strong> Surtout pas. Et certainement pas avec des textes comme ceux de Marivaux, avec lesquels on ne s’ennuie pas. C’est une langue que personne ne parle et n’a peut-être jamais parlée mais on la reconnaît tous. Avec <em>Les Serments Indiscrets</em>, Marivaux travaille en permanence sur la litote, donc sur la négation. Il y a des subjonctifs et des passés simples somptueux.</p>
<p><strong>Pourquoi avoir rebaptisé l’EPSAD « école du Nord » ?</strong> EPSAD cela me faisait penser à une pharmacie… Or dans une école on travaille sur la poésie. En même temps, école du Nord, ça raconte aussi un pays, une région, une histoire.</p>
<p><strong>Quel est votre projet pour cette école ?</strong> Il repose sur l&#8217;acquisition des fondamentaux, un travail sur les grandes œuvres avec des metteurs en scène confirmés tandis que des intervenants plus jeunes dialogueront avec les élèves durant leur parcours artistique. A ceci, j&#8217;apporterai ma propre vision de l’acteur.</p>
<p><strong>L’acteur est très important pour vous…</strong> Je suis un acteur qui, à force de reculer s’est retrouvé dans la salle sans le faire exprès (rires). Le metteur en scène tient la lanterne au début et commence à montrer le chemin. Mais, c’est grâce aux acteurs que les oeuvres s’envolent. Leur rôle est effectivement primordial !</p>
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