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	<title>LM magazine &#187; Sculpteur</title>
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	<description>Cultures et tendances urbaines</description>
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		<title>Sand in Your Eye</title>
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		<pubDate>Tue, 01 Jul 2025 06:45:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Julien Damien]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Reportage]]></category>
		<category><![CDATA[Style]]></category>
		<category><![CDATA[Royaume-Uni]]></category>
		<category><![CDATA[Sable]]></category>
		<category><![CDATA[Sand in Your Eye]]></category>
		<category><![CDATA[Sculpteur]]></category>

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				<content:encoded><![CDATA[<p>C’est sûr, tout le monde ne fonde pas un collectif de huit artisans passés maîtres dans l’art de remodeler le paysage, simplement après avoir rencontré un sculpteur sur sable durant ses vacances. C’est pourtant cet événement anecdotique, vécu par Jamie Wardley en 1998 au hasard d’un séjour en Norvège, qui a forgé sa carrière. Devenu à son tour artiste en 2003, il a lancé <a href="https://www.instagram.com/sandinyoureye/" target="_blank">Sand in Your Eye</a> la même année. Depuis, celui-ci a créé des centaines d’oeuvres, souvent gigantesques, en utilisant des éléments naturels pour <em>« toucher l’âme et les consciences »</em>.</p>
<p><strong>Éphémère durable</strong></p>
<p>Parmi ses faits d’armes, citons ces 9 000 silhouettes humaines tracées sur le sable d’Arromanches (Normandie) en 2013, pour rendre hommage aux soldats tombés à cet endroit le jour du Débarquement. Ou encore des statues d’enfants sculptées dans la glace et disséminées dans plusieurs villes anglaises en 2015, pour évoquer le sort des mineurs sans-abris grelottant dans la rue. Et puis ces sept portraits de dirigeants occidentaux couchés en pleine pandémie sur 107 mètres d’une plage des Cornouailles, à deux pas d’une réunion du G7, avec ce message clair : <em>« Partagez le vaccin, renoncez au brevet »</em>. Le collectif frappe ainsi les esprits avec l’art et la manière, un geste grandiose et pourtant éphémère. <em>« Les matériaux qu’on utilise n’ont aucune permanence. La vraie beauté du projet, c’est d’être impliqué ensemble dans le processus créatif. Pour le reste, nous avons des photographies</em> », s’amuse Jamie Wardley.</p>
<p><iframe title="YouTube video player" src="https://www.youtube.com/embed/cUjT1DqRoqo?si=2Y80VDVHi0SVgjUk" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p><strong>Vous avez un message</strong></p>
<p>Frénétique, Sand in Your Eye s’est récemment illustré en faisant surgir un grand chien d’un tas de boue ou un dragon d’un assemblage de légumes. Mais la plage demeure son espace de prédilection. Jamie et ses amis multiplient les anamorphoses, soit des dessins déformés créés sur le sable au râteau, qui prennent tout leur sens vus du ciel. En été, le collectif investit tous les fronts de mer, entre l’Écosse et l’Angleterre. Il jongle entre les campagnes de pub (une peinture géante de basket recouvrant un terrain de sport pour Foot Locker) et les projets contestataires pour Greenpeace (un appel à la résistance face à la politique anti-écolo de Trump, sur la plage à côté de son terrain de golf écossais). Le mantra, lui, reste le même : <em>« créer des oeuvres chocs sans affecter l’environnement ni le climat, et donc l’avenir de nos enfants »</em>. En somme, ne jamais baisser les bras, quitte à (se) prendre un râteau.</p>
<p><strong><a href="https://www.lm-magazine.com/?p=172509" target="_blank">A LIRE ICI / L&#8217;INTERVIEW DE JAMIE WARDLEY</a></strong></p>
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		<title>Barthélémy Togo, Print Shock</title>
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		<pubDate>Mon, 15 Jul 2013 16:31:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[manager]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Exposition]]></category>
		<category><![CDATA[Interview]]></category>
		<category><![CDATA[Dessinateur]]></category>
		<category><![CDATA[Frontière]]></category>
		<category><![CDATA[Photographe]]></category>
		<category><![CDATA[Sculpteur]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Comment se présente cette exposition ? À Gravelines, nous avons retenu mes tampons, un volet important de mon travail, quoique méconnu. Initié...</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Comment se présente cette exposition ?<br />
</strong>À Gravelines, nous avons retenu mes tampons, un volet important de mon travail, quoique méconnu. Initié il y a dix ans environ, je le renouvelle régulièrement au gré de l&#8217;actualité. Je mets en exergue des mots comme autant de cris, porteurs de revendications, des interpellations sur des problématiques de déplacement, de voyage, d&#8217;exil.</p>
<p><strong>Renvoient-ils à votre histoire personnelle ?<br />
</strong>En effet, l&#8217;idée de départ consistait à retranscrire les tampons décorant mon propre passeport, pour pointer la lourdeur de l&#8217;administration et des situations d&#8217;injustice.</p>
<p><strong>La question des racines traverse aussi votre oeuvre&#8230;<br />
</strong>Oui, mais les thèmes que j&#8217;aborde sont universels et concernent tout le monde du nord au sud. Je ne revendique pas une africanité ni ne concentre mon propos sur les problèmes de l&#8217;Afrique. Je suis fasciné par l&#8217;idée de voyage, d&#8217;exil, l&#8217;idée de quitter un lieu, d&#8217;aller à la rencontre de l&#8217;autre.</p>
<p><strong>Quelle est votre position vis-à-vis de l&#8217;idée de frontières ?<br />
</strong>Je cultive l&#8217;utopie d&#8217;un monde sans frontières où tout le monde profiterait des Alpes, des sculptures de l&#8217;île de Pâques ou de la Tour Eiffel. Il existe aussi des collections d&#8217;art auxquelles chacun devrait avoir accès. Mais hélas, à l&#8217;heure du capitalisme roi, les déplacements sont surtout liés à des raisons économiques, concentrées sur quelques destinations. Ce qui crée des déséquilibres, des tensions.</p>
<p><strong>Avez-vous justement pris en compte la spécificité de notre eurorégion ?<br />
</strong>Je m&#8217;étais déjà intéressé au centre de Sangatte. Évidemment, cette situation me touche, tout comme celle de Lampedusa en Italie, des migrants et des organismes qui s&#8217;en occupent.</p>
<p><strong>On devine malgré tout de l&#8217;humour dans votre oeuvre&#8230;<br />
</strong>Bien sûr. Lorsque je passe la frontière avec une valise en bois, par exemple, je critique les fouilles systématiques. Provoquer gentiment les douaniers à fouiller des valises hors-norme m&#8217;amuse beaucoup.</p>
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