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	<title>LM magazine &#187; Sandrine Bonnaire</title>
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	<description>Cultures et tendances urbaines</description>
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		<title>Sandrine Bonnaire lit Verlaine, Dumont, Detournay, Bervoets&#8230;</title>
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		<pubDate>Tue, 30 Sep 2025 22:27:32 +0000</pubDate>
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				<category><![CDATA[Théâtre & Danse]]></category>
		<category><![CDATA[L'Esprit carcéral]]></category>
		<category><![CDATA[lecture]]></category>
		<category><![CDATA[Poésie]]></category>
		<category><![CDATA[Prison]]></category>
		<category><![CDATA[Sandrine Bonnaire]]></category>

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				<content:encoded><![CDATA[<p>En écho à l’exposition <a href="https://www.lm-magazine.com/blog/2025/07/01/lesprit-carceral/" target="_blank"><em>L’Esprit carcéral</em></a>, Sandrine Bonnaire prête sa voix à celles d’illustres figures enfermées dans la prison de <a href="https://surmars.be/agenda/2025-10/rendez-vous/sandrine-bonnaire-lit-verlaine-dumont-detournay-bervoets" target="_blank">Mons.</a> La comédienne fait ainsi revivre les mots de Paul Verlaine, écrits ici après avoir tiré sur Rimbaud. Avec ce timbre empli à la fois de douceur et de gravité, elle ressuscite aussi ceux des résistants Cécile Detournay, Fernand Dumont (la première strophe du poème<em> La Liberté</em>) ou Marguerite Bervoets. De cette dernière, professeure et membre de Légion belge, il reste une lettre d’adieu. Rédigée avant sa mise à mort, elle résonne toujours comme un cri de révolte contre la barbarie. À nous de l&#8217;entendre.</p>
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		<title>Sandrine Bonnaire</title>
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		<pubDate>Thu, 30 Apr 2015 22:00:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[manager]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Interview]]></category>
		<category><![CDATA[Algériens]]></category>
		<category><![CDATA[L’odeur des planches]]></category>
		<category><![CDATA[Richard Brunel]]></category>
		<category><![CDATA[Samira Sedira]]></category>
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<p><strong>Comment présenteriez-vous cette pièce ? </strong>C’est plus un récit qu’une pièce. Il n’y a pas de continuité dans l’histoire : on passe d’une période à une autre, d’un personnage à l’autre. Cette comédienne raconte son déclassement. Elle confie ses états d’âme, revient sur l’histoire de ses parents, l’immigration.</p>
<p><strong>Qu’est-ce qui vous a plu dans le texte de Samira Sedira ? </strong>Il est à la fois simple et percutant. Violent et très tendre. Il me touche car il parle de familles ouvrières, de la banlieue, autant de choses que j’ai connues étant petite.</p>
<p><strong>Le propos évoque la mise à l’écart d’une comédienne, mais n’est-il pas plus universel ? </strong>Je pense que chacun de nous peut s’identifier à ce texte car il évoque la relation à l’autre. <span class="has-pullquote" data-pullquote="Le regard qu’on porte sur vous quand vous passez de la lumière à l’ombre">Le regard qu’on porte sur vous quand vous passez de la lumière à l’ombre</span>. En devenant une femme de ménage, pour beaucoup, vous n’êtes plus rien&#8230; Il pointe aussi une forme de maltraitance psychologique, la façon déplorable dont vous traitent ceux qui vous emploient pour nettoyer toutes les souillures.</p>
<p><strong>Cette adaptation est-elle fidèle au texte de Samira Sedira ? </strong>Oui. Sans changer aucun mot, on l’a coupé pour choisir les passages les plus forts : ceux qui racontent son enfance, le monde ouvrier, ses parents, le théâtre, dans une sorte de montage restituant les états de la narratrice.</p>
<p><strong>Pouvez-vous nous parler de la mise en scène ? </strong>C’est plus une mise en espace. Richard Brunel* souhaite qu’on entende les mots de Samira, pour qu’ils soient les plus percutants possible.</p>
<p><strong>Un rôle d’autant plus particulier que vous êtes seule sur scène… </strong>Oui, j’ai un trac fou !<em> (rires)</em> C’est plus compliqué de jouer seule parce que la moindre erreur devient visible. En même temps, j’ai très envie d’incarner ce texte en me détachant de la lecture.</p>
<p><strong>La « fin de droits », est-ce un sujet tabou dans le milieu du théâtre ? </strong>Je ne connais pas assez ce milieu. Ce qui est sûr, c’est qu’on vit une période difficile. Le gouvernement délaisse la culture. Mais elle n’est pas qu’un simple divertissement. La culture interroge, rassemble, et fait donc partie de la politique.</p>
<p><strong>En quoi cette pièce est-elle aussi politique ? </strong>Au-delà du théâtre, elle raconte comment les Algériens venus en France ont été utilisés, ce qu’on leur a fait croire, la difficulté de la vie des ouvriers qui doivent suivre le rythme de la machine qu’ils servent…</p>
<p><strong>L’échec vécu par le personnage est d’autant plus difficile à vivre à cause de ses origines… </strong>Oui. Quand on vient d’une famille d’ouvriers, on n’a pas le droit à l’erreur. C’est ce qu’il y a de très beau dans le texte. Une question de dignité. Ceux qu’on appelle les « petites gens » mettent souvent un point d’honneur à réussir, sans se plaindre, en redoublant de courage.</p>
<p><strong>Samira Sedira a-t-elle retrouvé un rôle suite à son livre ? </strong>Non, mais ça me plairait qu’elle remonte sur scène, c’est une femme qui a des choses à dire en tant qu’interprète. Qu’elle continue d’écrire aussi. C’est une belle artiste, je lui souhaite une renaissance.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><em>*Directeur de la Comédie de Valence</em></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="text-decoration: underline; color: #7aa3cc;"><strong>Distribution :</strong> </span></p>
<p><span style="color: #7aa3cc;">De <strong>Samira Sedira (éd. du Rouergue)</strong> adaptation <strong>Richard Brunel, Samira Sedira</strong> mise en scène <strong>Richard Brunel</strong> interprétation <strong>Sandrine Bonnaire</strong> lumières <strong>Christian Pinaud</strong> son <strong>Michaël Selam</strong> costumes <strong>Dominique Fournier</strong> régie générale <strong>Gilbert Morels</strong></span></p>
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