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	<title>LM magazine &#187; Samuel Theis</title>
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	<description>Cultures et tendances urbaines</description>
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		<title>Party Girl</title>
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		<pubDate>Wed, 03 Sep 2014 13:20:43 +0000</pubDate>
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				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
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		<description><![CDATA[<p>&#8211; POUR &#8211; « Sauvage», «généreux» et « mal élevé ». Les mots de Nicole Garcia, qui accompagnaient la remise du prix...</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><strong>&#8211; POUR &#8211;</strong></p>
<p><i>« Sauvage»</i>, <i>«généreux» </i>et <i>« mal élevé ». </i>Les mots de Nicole Garcia, qui accompagnaient la remise du prix de la caméra d&#8217;or à Cannes, ont fait la réputation de <i>Party Girl</i>. A juste titre.<b> </b>Le trio Amachoukeli-Theis-Burger signe un film irrévérencieux, interrogeant les conventions et le libre-arbitre avec une poésie brute (cinéma d&#8217;immersion) et criante de réalisme. Pour cause, la quasi totalité des acteurs sont non-professionnels. Ils jouent leur propre histoire. Celle d&#8217;Angélique Litzenburger, sexagénaire dans une crise existentielle à retardement, aussi pimbêche qu&#8217;attachante, et surtout indéfectiblement libre. Sans jamais tomber dans le panneau des « dessous glauques de la nuit », les réalisateurs portent à l&#8217;écran un singulier destin, à la fois sombre et haut en couleurs, qui nous surprend par sa force de vie, « fragile mais pas encore morte », ça aurait pu être l&#8217;hymne d&#8217;Angélique. On ressort revigoré, convaincu que, de la laideur d&#8217;une ville dévastée comme Forbach (où est tourné le film), a jailli quelque-chose de solaire. De beau. <span style="font-size: x-small;"><em>Clémence Rolin</em></span></p>
<p style="text-align: center;"><strong>&#8211; CONTRE &#8211;</strong></p>
<p>Si le réalisme était seul gage de qualité, cela se saurait. Certes l’ambition des trois jeunes réalisateurs de <i>Party girl</i> pourrait rappeler celle de Felix Van Groeningen (<i>la Merditude des choses</i>), ou des frères Dardenne. A ceci près que ces derniers atteignent leur but. <i>Party girl </i>en est incapable car ses auteurs veulent tout à la fois : montrer le vrai, faire du beau avec du laid, et bouleverser le spectateur (façon <i>les Petits Mouchoirs</i>). Le film, original car transgenre, s’en trouve bancal et opaque, perdant le spectateur dans un entre-deux désagréable. Derrière un naturalisme qui frise le regard documentaire (caméra à l’épaule, gros plans sur les visages marqués, mal maquillés), les bons élèves déploient une esthétique léchée, des moments de poésie façon <i>la Guerre est déclarée </i>(jeux de lumière, contre-jours, filtres de couleur) rythmés par une bande son émouvante. C’est cette prétention formelle qui empêche de croire à <i>Party Girl</i>, pourtant prometteur, car ne cédant pas aux clichés du genre (ni mac violent, ni femme battue, ni viols…). Et si son sujet fait preuve d’audace, celle-ci ne parvient pas à sauver <i>Party girl</i>. A la limite, on aurait préféré un documentaire sur Angélique seule, histoire de creuser le sujet de manière sobre et intelligente. Mais pas cette effusion de sentiments dont le seul mérite serait son caractère « mal élevé » ou son réalisme « irrévérencieux ».  <span style="font-size: x-small;">Isabel Amossé</span></p>
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