<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>LM magazine &#187; Sacco</title>
	<atom:link href="https://www.lm-magazine.com/blog/tag/sacco/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://www.lm-magazine.com</link>
	<description>Cultures et tendances urbaines</description>
	<lastBuildDate>Mon, 29 Jun 2026 19:13:19 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>hourly</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>1</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=4.2.38</generator>
	<item>
		<title>Futuropolis</title>
		<link>https://www.lm-magazine.com/blog/2019/03/01/futuropolis/</link>
		<comments>https://www.lm-magazine.com/blog/2019/03/01/futuropolis/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 01 Mar 2019 04:40:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[manager]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Interview]]></category>
		<category><![CDATA[Littérature]]></category>
		<category><![CDATA[Bande dessinée]]></category>
		<category><![CDATA[Blutch]]></category>
		<category><![CDATA[David B]]></category>
		<category><![CDATA[Davodeau]]></category>
		<category><![CDATA[Etienne Robial]]></category>
		<category><![CDATA[Florence Cestac]]></category>
		<category><![CDATA[Futuropolis]]></category>
		<category><![CDATA[Kriss]]></category>
		<category><![CDATA[Sacco]]></category>
		<category><![CDATA[Sébastien Gnaedig]]></category>

		<guid isPermaLink="false">https://www.lm-magazine.com/?p=96616</guid>
		<description><![CDATA[<p>Comment cette maison est-elle née ? En 1974, deux passionnés, Etienne Robial et Florence Cestac, ont repris la librairie où ils achetaient...</p>
<p>The post <a rel="nofollow" href="https://www.lm-magazine.com/blog/2019/03/01/futuropolis/">Futuropolis</a> appeared first on <a rel="nofollow" href="https://www.lm-magazine.com">LM magazine</a>.</p>
]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Comment cette maison est-elle née ?</strong> En 1974, deux passionnés, Etienne Robial et Florence Cestac, ont repris la librairie où ils achetaient leurs livres. Elle s&#8217;appelait Futuropolis, en hommage à la bande dessinée de SF créée par Pellos. Puis ils ont eu envie d&#8217;éditer les ouvrages qu&#8217;ils ne trouvaient pas, notamment de grands auteurs de strips américains tel Milton Caniff. Il s&#8217;agissait surtout d&#8217;albums en noir et blanc, privilégiant le dessin, pour des raisons esthétiques et économiques.</p>
<p><strong>Quelles furent les premières références françaises ?</strong> Ils ont publié des auteurs collaborant à <em>L&#8217;écho des savanes</em> ou <em>Métal Hurlant</em> et des jeunes gens comme Baudoin ou Rabaté. Après de grosses difficultés financières dans les années 1990, Gallimard a relancé la structure, en créant des &#8220;duos texte-image&#8221; comme <em>La Débauche</em> de Pennac et Tardi. Mais il n&#8217;y avait pas encore de vision à long terme. L&#8217;arrivée de Claude Gendrot, Alain David et moi-même en 2004 marque une nouvelle étape.</p>
<p><strong><img class="alignright size-medium wp-image-96622" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2019/02/veritablesoldatinconnu-couv_tel-221x300.jpg" alt="" width="221" height="300" />Pourquoi présente-t-on Futuropolis comme une pionnière de l&#8217;édition indépendante ?</strong> Robial et Cestac se sont d&#8217;abord intéressés aux créateurs. Nous sommes passés d&#8217;une BD de série, où les personnages comptent plus que tout, à une démarche d&#8217;auteur. C&#8217;est la raison d&#8217;être de notre maison. Tardi est emblématique de ce parti pris.<em> La Véritable histoire du soldat inconnu</em> est le premier récit produit spécialement pour nous.</p>
<p><strong>Comment avez-vous fait évoluer cette maison ?</strong> J&#8217;ai voulu que la forme et le fond se répondent parfaitement. Si un auteur veut réaliser un livre en noir et blanc de 300 pages, on s&#8217;adapte ! J&#8217;ai démarché les 15 personnes les plus à même d&#8217;incarner cette philosophie : Kriss, Davodeau, David B, Blutch… Ils ont tous accepté, et j&#8217;ai pu relancer la machine.</p>
<p><strong>Comment reconnaît-on la &#8220;ligne&#8221; Futuropolis ?</strong> D&#8217;abord par la forme des livres, l&#8217;objet en tant que tel, que j&#8217;ai longuement mûri avec le directeur artistique : un cartonné, dos rond, pelliculage mat, papier crème… c&#8217;était nouveau à l&#8217;époque. Nous voulions donner l&#8217;impression, en main, d&#8217;un roman. Graphiquement, ensuite. Sur la couverture, nous mettons l&#8217;auteur et son style en avant. Enfin, Futuropolis publie un type d&#8217;ouvrages particuliers : plutôt destinés aux adultes, pas forcément remplis de couleurs ni d&#8217;humour… Nous ne courons pas après l&#8217;air du temps.</p>
<div id="attachment_96633" style="width: 734px" class="wp-caption aligncenter"><img class="size-large wp-image-96633" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2019/03/futuropolis-724x1024.jpg" alt="Terres australes (c) Emmanuel Lepage" width="724" height="1024" /><p class="wp-caption-text">Terres australes (c) Emmanuel Lepage</p></div>
<div id="attachment_96624" style="width: 234px" class="wp-caption alignleft"><img class="size-medium wp-image-96624" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2019/02/gaza_p011tel-224x300.jpg" alt="Page de Gaza 1956, en marge de l'Histoire Joe Sacco, 2010" width="224" height="300" /><p class="wp-caption-text">Page de Gaza 1956, en marge de l&#8217;Histoire Joe Sacco, 2010</p></div>
<p><strong>Pourquoi votre maison affectionne-t-elle autant les documentaires ou l&#8217;Histoire ?</strong> Ces sujets se sont développés avec les auteurs. Quand on a la chance d&#8217;éditer <a href="https://www.lm-magazine.com/blog/2018/06/20/but-i-like-it/" target="_blank">Joe Sacco </a>ou <a href="https://www.lm-magazine.com/blog/2016/07/01/etienne-davodeau/" target="_blank">Etienne Davodeau</a>, le documentaire rayonne naturellement. Dans ces récits dits &#8220;du réel&#8221;, nous défendons la subjectivité de l&#8217;artiste. Sacco en est le plus digne représentant. <em>Gaza 1956</em> m&#8217;a ainsi permis de comprendre comment fonctionnait la bande de Gaza, mieux que dans les grands médias.</p>
<p><strong>Vous adaptez aussi des légendes de la littérature, n&#8217;est-ce pas ?</strong> Oui, des classiques et des titres plus contemporains. J&#8217;aime cette relecture par un bédéiste. Cela donne ainsi<em> La Perle</em> de Steinbeck revu par Jean-Luc Cornette. Il a quasiment gommé tous les textes et, pourtant, tous les éléments du livre y sont ! C&#8217;est formidable. J&#8217;adore aussi la fiction, la BD d&#8217;atmosphère, où le style graphique domine. <em>Lulu femme nue</em> d&#8217;Etienne Davodeau parle magistralement de notre société.</p>
<div id="attachment_96635" style="width: 763px" class="wp-caption aligncenter"><img class="size-large wp-image-96635" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2019/03/futuropolis1-753x1024.jpg" alt="Page de Cher pays de notre enfance. Enquête sur les années de plomb de la V e République, Etienne Davodeau et Benoît Collombat, 2015" width="753" height="1024" /><p class="wp-caption-text">Page de Cher pays de notre enfance.<br />Enquête sur les années de plomb de la V e République,<br />Etienne Davodeau et Benoît Collombat, 2015</p></div>
<p><strong>Comment voyez-vous l&#8217;évolution de la BD ?</strong> Le marché a fortement progressé. 500 titres sortaient chaque année lors de la création de Futuropolis. On en recense dix fois plus aujourd&#8217;hui. Cette surproduction a incité de nouveaux dessinateurs à publier, sans en faire leur métier. En moyenne, une BD se vend à 3 000 exemplaires… en incluant les <em>Astérix</em>. Ensuite, on note une évolution des formes. <span class="has-pullquote" data-pullquote="Actuellement, les auteurs sont très créatifs, ils explorent des champs inédits">Actuellement, les auteurs sont très créatifs, ils explorent des champs inédits</span>. Notre période est extrêmement stimulante.</p>
<p><strong>Que cherchez-vous en ouvrant une BD ?</strong> Être surpris. J&#8217;adore cette intimité s&#8217;établissant avec les personnages de papier. Si les histoires sont justes, que le récit coule de source, c&#8217;est génial ! Quand je reçois des projets, je ne me pose pas de questions. Je rentre dedans ou pas. Si j&#8217;aime, il y a des chances que ça touche les lecteurs. Mais je ne publie pas de BD expérimentale. Pour moi, il doit y avoir une narration, aussi difficile soit-elle.</p>
<p><strong>Quels sont vos projets personnels ?</strong> Dans un avenir plus ou moins proche, j&#8217;entamerai une satire sociale avec Gérard Mordillat, mais nous prenons le temps. Je sors d&#8217;une création qui m&#8217;a beaucoup porté avec Sorj, <a href="https://www.lm-magazine.com/blog/2018/03/01/traitre-profession-pere/" target="_blank"><em>Profession du père</em></a>, je l&#8217;ai réalisée en moins de deux ans, ce qui est très peu au regard des contraintes de mon métier.</p>
<hr />
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center;"><strong>_______________ Des chiffres et des lettres_______________ </strong></p>
<p style="text-align: center;"><span style="text-decoration: underline;">Chiffre d&#8217;affaires :</span> 7,5 millions d&#8217;euros</p>
<p style="text-align: center;"><span style="text-decoration: underline;">Premier tirage</span> de 3 000 à 50 000 exemplaires</p>
<p style="text-align: center;"><span style="text-decoration: underline;">Best-sellers :</span> <em>Les Ignorants</em>, d&#8217;Etienne Davodeau (250 000 ex), <a href="https://www.lm-magazine.com/blog/2015/11/04/benoit-collombat-etienne-davodeau/" target="_blank"><em>Cher Pays de notre enfance,</em> de Collombat et Davodeau (</a>100 000 ex environ), sans oublier les œuvres de Tardi…</p>
<p style="text-align: center;"><span style="text-decoration: underline;">Fréquence de parution :</span> 40 ouvrages par an</p>
<p style="text-align: center;"><span style="text-decoration: underline;">Signatures :</span> 80 % des publications sont le fait d&#8217;auteurs fidèles</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>A LIRE AUSSI :</strong></p>
<p><a href="https://www.lm-magazine.com/?p=96640" target="_blank">Thomas Azuélos &amp; Simon Rochepeau : <em>La ZAD, c&#8217;est plus grand que nous</em></a></p>
<p><a href="https://www.lm-magazine.com/?p=96649" target="_blank">Thierry Murat : <em>Animabilis</em></a></p>
<p><a href="https://www.lm-magazine.com/?p=96656" target="_blank">Jacques Tardi : <em>La Véritable histoire du soldat inconnu</em> / <em>La Bascule à Charlot</em></a></p>
<p>The post <a rel="nofollow" href="https://www.lm-magazine.com/blog/2019/03/01/futuropolis/">Futuropolis</a> appeared first on <a rel="nofollow" href="https://www.lm-magazine.com">LM magazine</a>.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>https://www.lm-magazine.com/blog/2019/03/01/futuropolis/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
	</channel>
</rss>
