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	<title>LM magazine &#187; Roots</title>
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	<description>Cultures et tendances urbaines</description>
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		<title>Harry Gruyaert</title>
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		<pubDate>Sun, 06 Jan 2013 14:18:30 +0000</pubDate>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>« <em>J’ai toujours travaillé dans des pays où la couleur est omniprésente. C’est une attirance magnétique… Mais en Belgique, dans les années 70, tout était grisonnant. C’est la découverte de la photo couleur américaine (</em>ndlr<em>. The New Color Photography) qui m’a encouragé à photographier le pays en couleurs. C’était comme découvrir la beauté de la laideur, et la beauté dans la banalité</em> ». Habitué de l’exotisme (le Maroc, l’Inde, les USA) et de la distance, l&#8217;Anversois chausse de nouvelles lunettes pour retrouver cette « virginité », qui donne – on s’en doute – de bien meilleurs clichés. Son goût pour l’humour et le surréalisme, d’Ensor à Magritte, achèvera de le convaincre : oui, la Belgique se doit d’être photographiée, mais plus comme le fît la vieille garde pictorialiste, jugée bien trop prude et classique.</p>
<p><strong>La couleur juste, pas juste la couleur</strong><br />
En 120 photos des années 70 et 80, l’exposition dresse ainsi le portrait d’une Belgique du quotidien et du folklore, dans des cafés de province ou des fêtes populaires, à la lisière d’un champ ou d’une vitrine de superette. Sous l’oeil exercé de l’artiste, le résultat est dénué de poncif – ici la fonction n’est pas sociale, et encore moins journalistique : tout se joue sur les rapports chromatiques, leurs contrastes, leur relief. « <em>Je passe d’ailleurs beaucoup de temps à travailler mes tirages… D’autant qu’avec le digital, on s&#8217;affranchit des limites de la chimie</em> ». En résulte une mise au point unique de ce que l’on nomme Belgique&#8230; Une œuvre loin du documentaire, mais toujours crue et juste.</p>
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