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	<title>LM magazine &#187; Raf Simons</title>
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	<description>Cultures et tendances urbaines</description>
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		<title>Masculinities</title>
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		<pubDate>Sun, 01 Nov 2020 02:30:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Julien Damien]]></dc:creator>
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		<category><![CDATA[Musée mode et dentelle]]></category>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>L’habit fait-il l’homme ? La question est aussi vaste qu’originale. <em>« Notre exposition est d’ailleurs la première en Belgique à s’intéresser au sujet</em>, clame Vinciane Godfrind, responsable communication des musées de la Ville de Bruxelles. <em>Aujourd’hui, la garde-robe masculine est encore très peu représentée dans les institutions de mode »</em>. Pourtant, jusqu’au XVIIIe siècle, les tenues de ces messieurs n’avaient rien à envier à celles de leurs compagnes. Pour preuve cet habit de cour de 1775, qui ouvre le parcours : velours de soie frisé, broderie pailletée et fil d’argent… La révolution française, puis industrielle, auront raison de cet apparat, synonyme d’oisiveté. Peu à peu, la sobriété fait loi et la mode, « alors considérée comme frivole et secondaire », devient l’apanage exclusif de ces dames. Le complet-veston et son triptyque veste, gilet et pantalon s’impose.</p>
<div id="attachment_117943" style="width: 849px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2020/11/masculinities.jpg"><img class=" wp-image-117943" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2020/11/masculinities-1024x683.jpg" alt="Vue d'exposition (c) Julien Damien" width="839" height="560" /></a><p class="wp-caption-text">Vue d&#8217;exposition (c) Julien Damien</p></div>
<div id="attachment_117944" style="width: 210px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2020/11/masculinities1.jpg"><img class="size-medium wp-image-117944" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2020/11/masculinities1-200x300.jpg" alt="Vue d'exposition (c) Julien Damien" width="200" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">Vue d&#8217;exposition (c) Julien Damien</p></div>
<p><strong>Sous les jupes des mecs</strong></p>
<p>Célébré par la série <em>Mad Men</em>, le costume symbolise dès lors &#8220;l&#8217;homme convenable&#8221; (soit celui qui travaille et réussit) et n’évolue quasiment pas en un siècle &#8211; une patte d’eph par-ci, une cravate fleurie par-là&#8230; Les archétypes, eux, s’épanouissent. Du marin de Jean Paul Gaultier au blouson d’aviateur de Tom Cruise dans <em>Top Gun</em> (Own), en passant par le pirate revu et corrigé par Vivienne Westwood et Malcolm McLaren, le garçon est également un sacré aventurier&#8230; Mais sera-t-il aussi courageux que la femme ? Osera-t-il la jupe comme elle lutta pour porter le pantalon ? Au-delà du kilt, ou même de la soutane revisitée par Raf Simons, pas sûr… Ce sublime costume-robe blanc signé Rick Owens ne manque néanmoins pas de classe, et envisage d’autres types de masculinité.</p>
<p><strong>Mélange des genres</strong></p>
<p>Dans la lignée de la figure sensible du dandy, les créateurs s’affranchissent de cette vision virile et bodybuildée à la fin des années 1990. La collection <em>Boys Don’t Cry</em> réalisée pour Dior par Hedi Slimane défend ainsi des corps élancés, presqu’adolescents, exaltant la vulnérabilité (sa fameuse silhouette &#8220;touchée en plein cœur&#8221;, avec la tâche de sang sur la chemise).</p>
<div id="attachment_117945" style="width: 215px" class="wp-caption alignright"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2020/11/masculinities2.jpg"><img class="size-medium wp-image-117945" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2020/11/masculinities2-205x300.jpg" alt="Raf Simons © catwalkpictures" width="205" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">Raf Simons © catwalkpictures</p></div>
<p>Au début du millénaire, le Belge Xavier Delfour nourrit cette même sentimentalité punk, en habillant notamment le groupe Placebo. Le facétieux Walter Van Beirendonck revendique lui le &#8220;fun&#8221;, affublant les hommes de tee-shirts aux couleurs flamboyantes et motifs empruntés aux comics, mangas ou à la culture club. Quelque-part, l’Anversois ouvre la voie au &#8220;gender fluid&#8221;. Et, n’en déplaise aux bad boys, c’est bien le streetwear (surtout le jogging) qui efface le mieux les différences sexuelles. Les couturiers d’aujourd’hui se libèrent de la dualité homme-femme. En témoigne la ligne Mosaert lancée par Stromae et sa compagne Coralie Barbier, mêlant les genres comme les cultures, du wax africain aux arabesques de l’Art nouveau. Formidable, non ?</p>
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		<title>Foot Print</title>
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		<pubDate>Wed, 02 Sep 2015 14:09:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[manager]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Exposition]]></category>
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		<category><![CDATA[MoMu]]></category>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>A l’origine de <i>Foot Print</i>, il y a d’abord la spectaculaire collection de chaussures prêtée par Geert Bruloot et son associé Eddy Michiels, gérants de l’avant-gardiste boutique anversoise Coccodrillo. Parmi les quelque 600 pièces présentées, celles de Martin Margiela, Ann Demeulemeester ou Dries Van Noten tiennent le haut de l’affiche. Mais l’exposition est loin de se cantonner à la mode belge. <span class="has-pullquote" data-pullquote="« Nous souhaitions mettre à l’honneur les stylistes ayant marqué la création de chaussures aux xxe et xxie siècles »">« Nous souhaitions mettre à l’honneur les stylistes ayant marqué la création de chaussures aux xxe et xxie siècles »</span>, détaille Karen Van Godtsenhoven, conservatrice au MoMu. Dans une scénographie quasi surréaliste, un parcours de 22 salles dévoile des modèles emblématiques. Suspendus dans la pénombre, les escarpins révolutionnaires de Salvatore Ferragamo (le premier à étudier l’anatomie pour chausser les stars de talons confortables) et les créations de Roger Vivier, père des affolantes cuissardes portées par Bardot sur sa Harley-Davidson, côtoient le génie de la jeune génération. Réalisées pour le dernier défilé parisien d’Iris Van Herpen, les sculpturales bottines de Noritaka Tatehana, juchées sur une plateforme de cristal, prouvent que les créateurs actuels en ont définitivement sous le pied.</p>
<div></div>
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