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	<title>LM magazine &#187; Parc d&#8217;attraction</title>
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	<description>Cultures et tendances urbaines</description>
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		<title>Philippe Rebbot</title>
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		<pubDate>Sun, 01 Mar 2020 06:30:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Julien Damien]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Interview]]></category>
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		<category><![CDATA[Parc d'attraction]]></category>
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		<description><![CDATA[<p>Comment présenteriez-vous Mine de rien ? C&#8217;est une comédie tendre et exhortant les gens à ne pas se laisser écraser, mais gentiment....</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Comment présenteriez-vous <em>Mine de rien</em> ?</strong> C&#8217;est une comédie tendre et exhortant les gens à ne pas se laisser écraser, mais gentiment. &#8220;Dites-le avec des fleurs&#8221;, comme chanterait Laurent Voulzy (<em>rires</em>).</p>
<p><strong>Ce film est-il inspiré de faits réels ?</strong> Pas vraiment. Mathias souhaitait rendre hommage à sa région et à son père, qui s&#8217;est beaucoup impliqué pour sauvegarder son patrimoine. J&#8217;ai coécrit le scénario avec lui. C’est un ami de longue date, on porte le même regard sur les choses. Un jour il m’a raconté son histoire et je me suis glissé dans sa vie car la culture du Nord m&#8217;est étrangère. Mais qu&#8217;ils soient du sud, de l&#8217;est ou de l&#8217;ouest, les gens sont un peu les mêmes et eux je les connais bien, je porte toutes leurs failles.</p>
<p><strong>A quoi votre personnage ressemble-t-il ?</strong> Il est con comme un sparadrap, mais son immaturité l&#8217;empêche d&#8217;être écrasé. Bien sûr, on peut le regarder comme un type trompant sa femme à tour de bras mais il n&#8217;en a même pas conscience, c&#8217;est un vrai hédoniste ! Il vit simplement des petites histoires d&#8217;amour.</p>
<p><iframe src="https://www.youtube.com/embed/rYAIKkfCJ_U" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p><strong>Connaissiez-vous la vie des mineurs ?</strong> Elle ne m&#8217;était pas totalement inconnue car j&#8217;ai quand même suivi des études, pas beaucoup on est d&#8217;accord… et puis j&#8217;avais vu <em>Blanche Neige</em>, ça aide (rires).</p>
<p><strong>Plus sérieusement ?</strong> Pour moi, ils représentent une sorte d&#8217;aristocratie des ouvriers, affichant une certaine fierté. J&#8217;en avais une image très sombre mais quand j&#8217;ai découvert le Nord, je me suis rendu compte du contraire. Les anciens mineurs nous ont rapporté des histoires d&#8217;amitié, de solidarité&#8230; Être ensemble leur rendait la vie moins dure. Le film défend cet esprit et l’idée qu&#8217;il en faut peu pour être heureux. Pour eux le bonheur, c&#8217;est planter des petites fleurs ou construire un parc d&#8217;attraction, que ça dure une journée ou plus.</p>
<p><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2020/02/4--2018-m.e.s.-productions-–-orange-studio.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-112017" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2020/02/4--2018-m.e.s.-productions-–-orange-studio.jpg" alt="Mine de Rien © M.E.S. Productions" width="800" height="334" /></a></p>
<p><strong>Comment avez-vous été accueillis sur place ?</strong> Comme des amis. Beaucoup de figurants sont des gens du coin et même d’anciens mineurs. D&#8217;ailleurs, l’économie du film nous a collé les uns aux autres. Comme des manchots sur la banquise qui se tiennent chaud… Ils ont redécouvert quelque chose de l&#8217;ordre de la solidarité minière.</p>
<p><strong>Aviez-vous à l&#8217;esprit des comédies sociales du même genre, comme <em>The Full Monthy</em> ?</strong> On est plus branchés comédies italiennes des années 1950-60, comme <em>Le Pigeon</em> de Monicelli, mais au final on retrouve effectivement le modèle de <em>The Full Monthy.</em> <em>Mine de rien</em> évoque une certaine classe populaire, certes, mais ce film est plus poétique que politique. En tout cas, il m’a fait du bien.</p>
<p><iframe src="https://www.youtube.com/embed/q7hT1b2tEL8" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p><strong>Plus généralement, comment choisissez-vous vos rôles ?</strong> Ce sont eux qui me choisissent, en fait. J’en refuse très peu car généralement ils me conviennent. Je ne suis pas un technicien, je ne sais pas composer. On me propose donc des personnages proches de ma nature.</p>
<div id="attachment_112021" style="width: 310px" class="wp-caption alignright"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2020/03/philippe-rebbot.jpg"><img class="size-medium wp-image-112021" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2020/03/philippe-rebbot-300x232.jpg" alt="Mine de Rien © Eddy Brière – M.E.S. Productions" width="300" height="232" /></a><p class="wp-caption-text">Mine de Rien © Eddy Brière – M.E.S. Productions</p></div>
<p><strong>Comment êtes-vous devenu acteur ?</strong> Par hasard. Enfant, je n’y pensais même pas, je voulais surtout être un héros (<em>rires</em>). Je n’ai jamais eu de vocation ou d&#8217;envie particulière, je me suis donc toujours laissé porter. J&#8217;ai vite laissé tomber les études puis j&#8217;ai bossé pendant cinq ans comme magasinier, et je me suis bien marré avec les copains. J’ai ensuite découvert le cinéma en tant que régisseur à 30 ans et je me suis dit : &#8220;ok, je peux rester là pendant 125 ans&#8221;, car j&#8217;adore la fiction et faire partie d&#8217;une équipe… Même si je prépare seulement les sandwichs j&#8217;ai l&#8217;impression de participer.</p>
<p><strong>Comment êtes-vous passé devant la caméra ?</strong> Un jour, un copain m&#8217;a proposé de jouer dans des courts- métrages. Le film de mon ami Édouard Deluc, <em>¿Dónde está Kim Basinger?</em>, qu&#8217;on avait tourné en Argentine en noir et blanc, a hyper bien marché : il a raflé des prix, a été nommé aux César… Et d&#8217;un coup, tout le monde m’a découvert ! Un agent m&#8217;a même téléphoné : &#8220;Mais d&#8217;où tu sors ? T&#8217;es un acteur belge ? Je t&#8217;avais pas repéré&#8221;. A partir de là, je me suis dit : &#8220;ça va s&#8217;arrêter, ils vont comprendre qu’il y a un malentendu&#8221;. Depuis il dure… tant mieux (<em>rires</em>) !</p>
<p><iframe src="https://www.youtube.com/embed/ye6YEMh89RY" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p><strong>J&#8217;ai aussi lu que vous vous considériez comme un scénariste raté. Pourquoi ?</strong> Je ne suis pas vraiment un scénariste raté car je n’ai même pas essayé. Par contre je pense être un bon co-scénariste, je peux aider les autres car je ne gamberge pas trop. Mais je ne suis pas à l&#8217;abri d’un moment d&#8217;orgueil, de finir un scénario et de le tourner ! J&#8217;ai un peu l&#8217;impression, non pas d&#8217;avoir tout loupé, mais d&#8217;être au bord des choses, et ça me va.</p>
<p><strong>Quels seraient vos modèles ?</strong> Je n’en ai qu’un : Patrick Dewaere. Je suis une vraie arnaque d&#8217;ailleurs car, quand je travaille un personnage, je me demande toujours comment il l&#8217;aurait joué ! On fait partie de cette communauté de poètes un peu perdue. Je pourrais aussi citer le gros Gégé&#8230; Sinon, je suis plutôt films américains. J&#8217;aimerais bien que mon biopic soit joué par Robert Downey Jr. ou Nicolas Cage, le Dewaere américain. Mais vous écrirez les références que vous voulez, surtout des personnes cool (<em>rires</em>) !</p>
<p><iframe src="https://www.youtube.com/embed/B_TgnpQCJ9Q" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p><strong>Vous êtes plutôt du genre &#8220;détendu&#8221;…</strong> En fait, je ne réfléchis pas beaucoup et malgré cela, j&#8217;ai une vie sympa. C’est peut-être un message à transmettre : laisse-toi porter par la mer, elle te ramène toujours sur le rivage !</p>
<p><strong>Quelle sera la prochaine étape ?</strong> Je ne sais pas, peut-être écrire ou devenir bûcheron ! Mais je suis maladroit donc ce n’est peut-être pas une bonne idée (<em>rires</em>). Finalement, avoir subi une bonne dépression à 30 ans m&#8217;a tellement plongé au fond du trou que ça m&#8217;a libéré d&#8217;un truc, notamment de l&#8217;orgueil. Ma force a toujours été de rêver. Je suis peut-être le dernier hippie.</p>
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		<title>Dreamland</title>
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		<pubDate>Wed, 01 Jul 2015 14:20:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[manager]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Reportage]]></category>
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		<description><![CDATA[<p>« N’est-ce pas magnifique ? », s’exclame Nick Laister en montrant le grand huit et sa structure en bois refaite à neuf....</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>« <em>N’est-ce pas magnifique ?</em> », s’exclame Nick Laister en montrant le grand huit et sa structure en bois refaite à neuf. Il y a dans les yeux et la voix du directeur du Dreamland Trust beaucoup d’émotion. Il a fallu attendre 12 ans et 18 millions de livres pour que ce parc, que le créateur de la campagne “Save Dreamland” nomme « <em>le cœur de Margate</em> », batte à nouveau. Sous ces montagnes russes, des troupes de comédiens habillés façon rockabilly et mods font monter la sauce à coup de chansons rétros. Puis vient le moment tant attendu du ruban rouge que coupent des descendants des familles qui ont dirigé les lieux ou travaillé ici. Dans le public, pour les grands et les petits, l’excitation est à son comble. Mais, ça y est, cette fois les ciseaux ont parlé : la voie est libre !</p>
<p><strong>Le mur de la mort. </strong></p>
<p><span class="has-pullquote" data-pullquote="Dreamland éblouit d’abord par son authenticité">Dreamland éblouit d’abord par son authenticité</span>. Le designer Wayne Hemingway, fameux créateur de la marque de vêtements Red or Dead et grand fan des côtes anglaises, a su réinventer l’endroit tout en préservant ses charmes et, surtout, les attractions d’époque. Comme le mur de la mort où de valeureux motards défient les lois de la physique en jouant avec les forces centrifuges et centripètes, mais aussi les bateaux de pirates, les stands où l’on peut gagner des coussins en forme de gigantesques beignets… Symbole de cette restauration, le grand carrousel a été remonté avec les chevaux de bois d’autrefois. «<em> Ils datent de 1876 ou 1877</em> », indique Caroline, arrière-arrière petite fille de Lord George Sanger qui créa le parc d’attractions en 1870 sous le nom de “Pleasure Gardens”. Le brave homme décéda tragiquement suite à une agression en 1911 et c’est son successeur, John Henry Iles, inspiré par Coney Island à New York, qui a rebaptisé l’ensemble “Dreamland”. Il y installa le fameux grand huit – le Scenic Railway – premier du genre en Grande-Bretagne. Un succès national qui donna des frissons à plus de 500 000 visiteurs lors de son année d’ouverture en 1920… Suivront un cinéma, des attractions d’intérieur (on est en Angleterre !), une grande roue, une patinoire, une piste de patins à roulettes et bien sûr toutes sortes de machines à sous, de stands de pêche aux canards, de dégommage de tas de bouteilles, etc.</p>
<p><strong>Chute douloureuse. </strong></p>
<p>« C<em>haque année, on attendait l’ouverture de Dreamland avec impatience</em>, se souvient Ian qui a grandi à Margate dans les années 1970-80.<em> Quand le parc est devenu payant, on faisait des trous dans les barrières ou on montait des arnaques pour rentrer gratis&#8230; Dreamland rendait Margate unique, un endroit où les gens voulaient aller</em> ». Du moins jusqu’à ce que les habitudes estivales changent dans les années 1980 et 90. Les vacances pas chères au soleil ont fait de l’ombre aux stations balnéaires britanniques. Et finalement, le parc ferma en 2005.</p>
<p><strong>Tour de force. </strong></p>
<p>Une grande partie des habitants n’a jamais accepté cette faillite. Sous l’impulsion de Nick elle s’est alors lancée dans la bataille. Celle-ci fut rude, à l’image du grand-huit, la campagne “Save Dreamland” a connu des hauts et des bas. Il a fallu du temps, mais une chose est sûre, <span class="has-pullquote" data-pullquote="c’est la détermination des habitants de Margate qui a permis la réouverture du parc">c’est la détermination des habitants de Margate qui a permis la réouverture du parc</span>. « <em>C’est un lieu qui a un impact social immense, soutient Nick. Je l’ai vu dans la manière dont les gens se sont battus pour qu’il revive</em> ». Et Caroline d’acquiescer : «<em> En effet, je n’ai vu ça dans nulle autre station balnéaire anglaise</em> ». Souvenirs, souvenirs. Assis à une table de la Food Court, Jennie et Jo dégustent leurs fish&amp;chips. Et confirment : « on attendait la réouverture de Dreamland depuis des mois ! C’est ici qu’on s’est rencontrés en 1994 ! On faisait la queue au Looping Star. C’était un Blind Date ! Un coup monté par des copains. Et ça a marché. Sans doute la magie des manèges et des frissons car nous y revoilà 21 ans plus tard, et on adore toujours ! ». Outre les manèges, les acteurs contribuent aussi au merveilleux de l’endroit : des chariots de musique ambulants les accompagnent en jouant des chansons à la gloire des icônes pop et rock britanniques et américaines : stars du rockabilly, Motown, David Bowie, Visage, Blondie…</p>
<p><strong>C’est le pompon ! </strong></p>
<p>Le retour de cet âge d’or pourrait aussi rapporter de l’argent. « <em>Cette réouverture a créé 250 emplois, va attirer des centaines de milliers de visiteurs et générer des millions de livres sterling pour la région</em> », affirme Nick. Cette résurrection arrive en tout cas au moment où les stations balnéaires anglaises connaissent un vrai regain d’intérêt. Le guide des voyages <em>Lonely Planet</em> vient même de placer la côte nord du Kent au sommet de ses destinations familiales européennes ! Une aubaine pour Margate. Comme le crie à tue-tête un petit garçon sur la piste de patins à roulettes : «<em> notre rêve est devenu réalité !</em> ».</p>
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