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	<title>LM magazine &#187; Olivier Theyskens</title>
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	<description>Cultures et tendances urbaines</description>
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		<title>Brussels Touch</title>
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		<pubDate>Wed, 01 Sep 2021 04:45:58 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Julien Damien]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Exposition]]></category>
		<category><![CDATA[Brussels Touch]]></category>
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		<category><![CDATA[Olivier Theyskens]]></category>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>1977. Bruxelles décide d’honorer le tissu qui a bâti sa renommée jusqu’au xixe siècle, en créant le Musée du Costume et de la Dentelle. 2017. L’institution affirme son virage vers l’histoire du vêtement, en devenant le <a href="https://www.fashionandlacemuseum.brussels/fr/" target="_blank">Musée Mode &amp; Dentelle</a>. <em>« L’équipe a commencé à constituer une collection de pièces de créateurs liés à Bruxelles. Le fonds est désormais assez conséquent pour l’examiner, et questionner l’existence d’un style spécifique, de façon très ouverte, sans certitude »</em>, décrit la Française Lydia Kamitsis. La commissaire d’exposition s’est donc plongée dans les étoffes et accessoires abrités au 12, rue de la Violette, en quête de réponses.</p>
<p><strong>La Cambre, pépinière de talents </strong></p>
<p>Ne faisons pas durer inutilement le suspense. <em>« Oui, il y a bien une &#8220;Brussels Touch&#8221; »</em>. Mais celle-ci s’est construite en creux, affirmant son identité sans tambour ni trompette.<em> « On remarque une forme d’humilité, une manière de penser la mode en prise avec le réel, et un effacement des créateurs derrière leurs pièces »</em>, observe Lydia Kamitsis. Certains représentants de ce néo-courant tutoient pourtant les sommets. C’est le cas d’Anthony Vaccarello, le directeur artistique d’Yves Saint Laurent, ou d’<a href="https://www.lm-magazine.com/blog/2019/07/01/olivier-theyskens-3/" target="_blank">Olivier Theyskens</a>, arrivé chez Azzaro l’an passé, et dont on admirera une tenue brodée d’un spectaculaire coeur en dentelle rouge – <em>« il y a du sentiment dans cette mode, et de la poésie qui n’est jamais grandiloquente »</em>. Theyskens, comme Vaccarello, ont étudié à La Cambre. Sur les 32 créateurs exposés, une majorité sort d’ailleurs de l’atelier &#8220;stylisme&#8221; de la prestigieuse école d’art et de design, créée en 1986.</p>
<div id="attachment_123269" style="width: 210px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2021/09/brussels-touch.jpg"><img class="size-medium wp-image-123269" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2021/09/brussels-touch-200x300.jpg" alt="Jean-Paul Lespagnard © Catwalkpictures" width="200" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">Jean-Paul Lespagnard © Catwalkpictures</p></div>
<p><strong>Une mode ancrée dans le présent</strong></p>
<p>Si La Cambre s’impose comme le berceau de la mode bruxelloise, Sonja Noël en a été sa bonne fée. Cette figure du retail, qui a fondé il y a 35 ans la boutique avant-gardiste Stijl, dans le quartier Dansaert, <em>« a formé le goût de sa clientèle à la mode belge »</em>. La pionnière a d’ailleurs gratifié <em>Brussels Touch</em> d’une pièce rare : une veste en toile beige sans col tirée de la toute première collection Martin Margiela, dont l’aura plane au-dessus de l’exposition. Le parcours, divisé en six séquences, fait la part belle aux mini-monographies. Dans une scénographie volontairement dépouillée, on découvre une mode dégagée de tout diktat. <em>« Bruxelles est une ville très cosmopolite, sans références vestimentaires ou architecturales très marquées. C’est parce qu’il n’y a pas ce poids que la façon de s’habiller y demeure très libre »</em>. Une mode affranchie du passé donc, mais à l’écoute des problématiques sociales et environnementales. Éric Beauduin fut ainsi l’un des premiers stylistes à upcycler des matières usagées (ses fameux sacs en cuir), et le jeune duo Ester Manas conçoit des vêtements taille unique ajustables (maille extensible, chemise à liens et boutons…), suivant le concept inclusif &#8220;one size fits all&#8221;. Dans une ville où l’on a érigé la fripe et la brocante en art de vivre, voilà l’esprit bruxellois superbement illustré.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><a href="https://www.lm-magazine.com/blog/2021/09/01/lydia-kamitsis/" target="_blank">A LIRE AUSSI : L&#8217;INTERVIEW DE LYDIA KAMITSIS</a></strong></p>
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		<title>Olivier Theyskens</title>
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		<pubDate>Tue, 02 Jul 2019 10:16:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Julien Damien]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Interview]]></category>
		<category><![CDATA[In Praesentia]]></category>
		<category><![CDATA[la Cité de la dentelle et de la mode de Calais]]></category>
		<category><![CDATA[Olivier Theyskens]]></category>

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				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Comment avez-vous abordé cette carte blanche ?</strong> Elle est assez inattendue, car j&#8217;avais déjà eu l&#8217;occasion de présenter mon travail il y a deux ans lors d&#8217;une exposition monographique au MoMu d&#8217;Anvers (<em>ndlr : <a href="https://www.lm-magazine.com/blog/2017/10/01/olivier-theyskens/" target="_blank">She Walks in Beauty</a></em>). A l&#8217;époque, nous avions eu des discussions à bâtons rompus sur le sens d&#8217;un parcours chronologique recensant chaque silhouette et collection, disposées les unes à la suite des autres. A Calais, ce nouveau projet m&#8217;offrait cette fois l&#8217;opportunité d&#8217;analyser mon œuvre différemment, d&#8217;en décortiquer les multiples facettes et certaines récurrences.</p>
<p><strong>Quels étaient les défis de cette exposition ?</strong> Je n&#8217;ai connu aucune contrainte ! J&#8217;ai vécu cette carte blanche comme une expérience jouissive. D&#8217;abord d&#8217;un point de vue humain, car j&#8217;ai pu m&#8217;y atteler avec des collaborateurs très proches (pour l&#8217;éclairage, la scénographie, la photographie&#8230;). C&#8217;est une méthode qui m&#8217;est familière car, au quotidien, je sollicite toujours beaucoup de monde.</p>
<div id="attachment_101724" style="width: 367px" class="wp-caption alignright"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2019/07/olivier-theyskens-32.jpg"><img class=" wp-image-101724" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2019/07/olivier-theyskens-32-200x300.jpg" alt="Vue d'expo (c) Julien Damien" width="357" height="536" /></a><p class="wp-caption-text">Vue d&#8217;expo (c) Julien Damien</p></div>
<p><strong>Comment avez-vous choisi les thématiques ?</strong> D&#8217;emblée, il fut évident d&#8217;établir un lien avec la dentelle française car elle occupe chez moi une place très particulière. Mes premiers créations en étaient souvent ornées et j&#8217;y suis revenu régulièrement, notamment lorsque j&#8217;ai intégré la maison Rochas. J&#8217;ai aussi pu visiter les collections de la Cité de la dentelle et de la mode de Calais et découvrir son patrimoine industriel. J&#8217;ai été frappé par la beauté de ces outils, que j&#8217;ai disposés en regard des vêtements dans chaque section. Ils me renvoient à des esthétiques que j&#8217;apprécie. Certains objets m&#8217;évoquent des cellules de Louise Bourgeois, ou même l&#8217;art brut.</p>
<p><strong>Vous avez aussi visité des usines locales, n&#8217;est-ce-pas ?</strong> Oui, mais avant la tenue de cette exposition, j&#8217;avais déjà eu l&#8217;opportunité de le faire à Caudry, lorsque j&#8217;ai débuté chez Rochas. C&#8217;est un monde très brutaliste alors que le dentelle semble si délicate, si précieuse&#8230; Ces machines semblent nous renvoyer à une autre industrialisation, un autre temps. On ne se doute pas de ce contraste. Personnellement, le graphite, cette poudre noire servant de lubrifiant pour les machines, m&#8217;a beaucoup marqué.</p>
<p><strong>Une des premières étapes de l&#8217;exposition dévoile une forte ressemblance entre une pièce issue de la collection du musée (cette robe à crinoline datant du XIXe siècle) et une de vos créations (la robe en taffetas de soie moirée bleue). Comment avez-vous vécu cette découverte ?</strong> Je suis toujours très réceptifs aux &#8220;heureux hasards&#8221;. J&#8217;aime les petits &#8220;signes&#8221; autour de nous, ils sont autant de clés nous permettant de comprendre notre vie. Durant le long processus accompagnant la création de l&#8217;exposition, dans l&#8217;élaboration du propos ou le choix des modèles, le parti pris fut de me fier à mon intuition. Et effectivement, en m&#8217;immergeant dans cette collection, je fus assez subjugué de constater que certaines pièces me rappelaient directement mon travail. J&#8217;ai aussi observé beaucoup d&#8217;autres correspondances. Ces rapprochements m&#8217;ont sauté aux yeux et m&#8217;ont permis de renforcer ce dialogue entre présent et passé.</p>
<div id="attachment_101722" style="width: 810px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2019/07/olivier-theyskens-3.jpg"><img class="size-full wp-image-101722" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2019/07/olivier-theyskens-3.jpg" alt="Vue d'expo (c) Julien Damien" width="800" height="533" /></a><p class="wp-caption-text">Vue d&#8217;expo (c) Julien Damien</p></div>
<p><strong>Pourquoi travailler avec une matière &#8220;patrimoniale&#8221; comme le dentelle ? Que vous apporte-t-elle ?</strong> J&#8217;ai tendance à utiliser des éléments suggérant la trace du passé. Cela peut-être des formes, des techniques, la coupe, le choix de certaines matières ou couleurs&#8230; Ce lien nostalgique est souligné dans l&#8217;exposition. Selon moi, la création contemporaine peut être moderne, avant-gardiste, mais aussi embrasser nos racines culturelles. Jouer avec les souvenirs, des choses vues ou vécues, suscite une émotion. On peut se situer au-delà de l&#8217;esthétique pur et apporter un supplément d&#8217;âme à la mode.</p>
<div id="attachment_101725" style="width: 248px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2019/07/olivier-theyskens-33.jpg"><img class=" wp-image-101725" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2019/07/olivier-theyskens-33-200x300.jpg" alt="Vue d'expo (c) Julien Damien" width="238" height="357" /></a><p class="wp-caption-text">Vue d&#8217;expo (c) Julien Damien</p></div>
<p><strong>Des pièces vous touchent-elles plus que d&#8217;autres ?</strong> C&#8217;est plutôt le parcours dans son ensemble, cette liberté de choix dans les modèles. Elle m&#8217;a permis de sortir d&#8217;une habitude ressassée dans les expositions de mode, et consistant à montrer des vêtements dévoilés lors de défilés. Pour tout dire, certaines saisons ne sont même pas représentées ici ! A Calais, je révèle des pièces jamais vues, plus personnelles ou écartées des podiums. Certaines de ces silhouettes y furent portées mais sous de longs manteaux, restant donc invisibles. Au final, cette carte blanche m&#8217;a libéré du carcan du créateur.</p>
<p><strong>Vous parlez de nostalgie. En ressentez-vous pour vos débuts ?</strong> Oui et non. Pour moi la mode se porte bien lorsqu&#8217;elle change vraiment. Quand j&#8217;ai commencé en 1997, il n&#8217;y avait pas de portable, on communiquait par fax&#8230; c&#8217;était un autre temps ! Je regarde donc mes premiers pas avec un œil amusé. A l&#8217;époque j&#8217;étais aussi très jeune, c&#8217;était plus rock&#8217;n&#8217;roll, l&#8217;ère de la débrouillardise, j&#8217;étais constamment dans l&#8217;improvisation, la découverte&#8230; bref, tout était une première fois ! Désormais, je suis stimulé par de nouvelles matières, des tissus, des conversations et je ressens de l&#8217;énergie et de la passion seulement lorsque j&#8217;ai l&#8217;impression de produire quelque chose de nouveau. Je n&#8217;hésite pas non plus à créer en regardant le passé, mais il n&#8217;y a chez moi rien de passéiste. Je reste guidé par la beauté.</p>
<p><iframe src="https://www.youtube.com/embed/1vCHbJ8pzdg" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
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		<title>Olivier Theyskens</title>
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		<pubDate>Mon, 01 Jul 2019 04:20:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[manager]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Exposition]]></category>
		<category><![CDATA[Bruxelles]]></category>
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		<category><![CDATA[Cité de la dentelle et de la mode de Calais]]></category>
		<category><![CDATA[Dentelle]]></category>
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		<category><![CDATA[Olivier Theyskens]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>La Cité de la dentelle et de la mode fête ses dix ans&#8230; mais c&#8217;est elle qui offre les cadeaux. A bien...</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>La Cité de la dentelle et de la mode fête ses dix ans&#8230; mais c&#8217;est elle qui offre les cadeaux. A bien y regarder, inviter Olivier Theyskens pour cet anniversaire tenait de l&#8217;évidence. <em>« La dentelle occupe une place très particulière dans mon parcours</em>, explique le couturier. <em>Mes premières créations en étaient souvent ornées et j&#8217;y suis revenu régulièrement, notamment quand j&#8217;ai rejoint la maison Rochas »</em>. Ce tissu déroule le fil conducteur d&#8217;une exposition articulée en une vingtaine d&#8217;étapes. <em>« Celles-ci sont ne sont pas chronologiques, elles offrent des arrêts sur image dans le paysage mental d&#8217;Olivier. Chaque séquence mêle des pièces anciennes ou récentes »</em>, détaille la commissaire, Lydia Kamitsis. <em>« Oui, c&#8217;est une façon de décortiquer les différentes facettes de mon travail</em>, <em>d&#8217;en analyser certaines récurrences », </em>ajoute le styliste.</p>
<div id="attachment_101719" style="width: 210px" class="wp-caption alignleft"><img class="size-medium wp-image-101719" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2019/06/calais-theyskens-00058-200x300.jpg" alt="© Julien Claessens et Thomas Deschamps" width="200" height="300" /><p class="wp-caption-text">© Julien Claessens et Thomas Deschamps</p></div>
<p><strong>ADN stylistique</strong></p>
<p>D&#8217;emblée, on observe son appétence pour le noir, qui lui valut le surnom de &#8220;prince gothique de la mode&#8221;. <em>« Olivier ne l&#8217;envisage d&#8217;ailleurs pas comme une couleur, mais une matière</em>, décrypte Lydia Kamitsis. <em>Cela lui permet d&#8217;envisager différents types de pièces »</em>. Pour exemple, ces bottes lacées en cuir laqué, réalisées pour Nina Ricci, ressemblent plus à une sculpture fétichiste interrogeant la notion d&#8217;équilibre, qu&#8217;à une simple paire de chaussures. Parmi les autres signatures visuelles du maître, citons le corset (en coque ou rehaussé d&#8217;une minerve brodée de jais), le biais, ou les agrafes. <em>« Elles symbolisent la suture, c&#8217;est une sorte de scarification »</em>. Ce goût lui provient sans doute de l’enfance, quand il découvrait les <em>« boîtes aux trésors »</em>, celles des couturières, cachées dans la maison normande de sa grand-mère.</p>
<p><img class=" wp-image-101716  aligncenter" title="Ensemble robe, veste et crinoline en taffetas de soie moirée Olivier Theyskens, automne-hiver 2000-2001 © Julien Claessens et Thomas Deschamps" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2019/06/cdm_calais_ot_presse_24_11_18_7772_1-1024x810.jpg" alt="Ensemble robe, veste et crinoline en taffetas de soie moirée Olivier Theyskens, automne-hiver 2000-2001 © Julien Claessens et Thomas Deschamps" width="730" height="577" /></p>
<p><strong>Correspondances mystiques</strong></p>
<p>Libéré de la pression d&#8217;une première rétrospective au MoMu d&#8217;Anvers en 2017 (<em>She Walks in Beauty</em>), Olivier Theyskens a eu ici carte blanche. Guidé par son <em>« intuition »</em>, il a librement puisé dans les collections de l&#8217;institution calaisienne, établissant de nombreuses correspondances, <em>« parfois presque magiques »</em>, entre ses créations et des pièces historiques. A l&#8217;image de cette robe en taffetas de soie moirée bleue, dialoguant avec une crinoline de 1860&#8230; et presque jumelle.</p>
<div id="attachment_101717" style="width: 239px" class="wp-caption alignright"><img class="size-medium wp-image-101717" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2019/06/cdm_calais_ot_presse_10108-229x300.jpg" alt="© Julien Claessens et Thomas Deschamps" width="229" height="300" /><p class="wp-caption-text">© Julien Claessens et Thomas Deschamps</p></div>
<p>Une ressemblance d&#8217;autant plus surprenante qu&#8217; Olivier Theyskens <em>« n&#8217;est pas collectionneur »</em>, comme si une filiation se dessinait d&#8217;elle-même. <em>« En découvrant les pièces conservées par le musée je fus subjugué, certaines me rappelant mon travail</em>, confie le styliste aux cheveux de jais. <em>Ce sont des hasards heureux, même si j&#8217;ai tendance à puiser dans le passé, pour les formes, la technique, la coupe, les matières ou les couleurs. Au-delà de l&#8217;esthétique pure, cette nostalgie apporte une émotion, un supplément d&#8217;âme à la mode »</em>.</p>
<p><strong>Hommage </strong></p>
<p>Olivier Thesykens ne s&#8217;est pas contenté de sélectionner des vêtements dans les fonds de la Cité de la dentelle et de la mode. Il s&#8217;est aussi inspiré d&#8217;objets industriels &#8211; d&#8217;ailleurs jamais exposés. Au pied de ces robes en mousseline de soie ou en organza, on trouve des bobines, moules en bois et autres torsiomètres métalliques. <em>« La beauté plastique de cet outillage m&#8217;a séduit, certains instruments m&#8217;évoquent des cellules de Louise Bourgeois ou l&#8217;art brut »</em>.</p>
<div id="attachment_101720" style="width: 810px" class="wp-caption aligncenter"><img class="size-full wp-image-101720" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2019/06/calais-theyskens-00033.jpg" alt="© Julien Claessens et Thomas Deschamps" width="800" height="533" /><p class="wp-caption-text">© Julien Claessens et Thomas Deschamps</p></div>
<p>Derrière ce parti-pris esthétique se cache un sublime hommage au patrimoine local, et à un savoir-faire de deux siècles. « <em>A travers </em>In Praesentia,<em> nous célébrons les ouvriers de la dentelle, dont on parle peu »</em>, précise Lydia Kamitsis. Olivier Theyskens s&#8217;est par exemple servi d&#8217;un morceau de dentelle comme d&#8217;un pochoir pour orner une veste de motifs. En face, il a placé un cahier de tulliste dont les pages sont parsemées de traces. Celles des doigts souillés par le graphite, la poudre noire servant de lubrifiant sec pour les machines. Le couturier, qui a visité plusieurs usines dans la région, est saisi par l&#8217;ambivalence entre la délicatesse de la dentelle et la violence de sa fabrication. Ce contraste traduit à merveille la <em>« rencontre entre la force et la fragilité »</em> d&#8217;une œuvre romantique et moderne, organique et élégante. En un mot : atemporelle.</p>
<p><strong><a href="https://www.lm-magazine.com/blog/2019/07/02/olivier-theyskens-4/" target="_blank">A LIRE AUSSI : L&#8217;INTERVIEW D&#8217;OLIVIER THEYSKENS</a></strong></p>
<div id="attachment_101800" style="width: 210px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2014/01/subscriptions458.jpg"><img class="size-medium wp-image-101800" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2014/01/subscriptions458-200x300.jpg" alt="Portrait de Thomas Deschamps Sept 2016" width="200" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">Portrait de Thomas Deschamps Sept 2016</p></div>
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		<title>Olivier Theyskens</title>
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		<pubDate>Sat, 30 Sep 2017 22:00:19 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[<p>C’est une icône de la mode contemporaine belge, et même internationale. Ses créations ont été portées par Madonna, Kirsten Dunst, Nicole Kidman&#8230;...</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>C’est une icône de la mode contemporaine belge, et même internationale. Ses créations ont été portées par Madonna, Kirsten Dunst, Nicole Kidman&#8230; on en passe. Depuis plus de 20 ans, <a href="http://www.oliviertheyskens.com/" target="_blank">le styliste bruxellois</a> ne cesse de se réinventer. De l’aura romantique de ses débuts jusqu’à l’élégance de la coupe et des tissus chez Nina Ricci, en passant par la relance de sa ligne éponyme, toutes ces silhouettes exhibent la main d’un maître.</p>
<p><iframe src="https://www.youtube.com/embed/y5FeZmigrrI" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
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