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	<title>LM magazine &#187; Norvège</title>
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	<description>Cultures et tendances urbaines</description>
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		<title>Folkehøgskule</title>
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		<pubDate>Sun, 01 Sep 2019 04:50:00 +0000</pubDate>
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				<category><![CDATA[Reportage]]></category>
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		<description><![CDATA[<p>Aujourd’hui, à la Folkehøgskule de Seljord, on apprend à monter une tente. Pas avec des sardines en métal, des cordons en nylon...</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Aujourd’hui, à la <a href="https://seljord.fhs.no/" target="_blank"><strong>Folkehøgskule de Seljord,</strong></a> on apprend à monter une tente. Pas avec des sardines en métal, des cordons en nylon ou des toiles se déployant toutes seules, non. Plutôt à l&#8217;aide de gros piliers en bois, de maillets et de tissus antédiluviens… à l&#8217;ancienne, quoi. Ce spectacle de jeunes hommes et femmes s&#8217;échinant en tenue traditionnelle (vêtements de lin et laine, parfois relevés de galons), rappelle volontiers une scène de <em>Game of Thrones</em>. Mais le bruit d’une perceuse nous ramène vite à la réalité : nous sommes bien au début du XXI<sup>e</sup> siècle. Plus précisément en Norvège, à 150 km d&#8217;Oslo.</p>
<p><strong>Do it yourself</strong><br />
Perchée sur les collines du pittoresque comté de<strong> Telemark</strong>, cette &#8220;école communautaire&#8221; est un établissement intermédiaire entre le lycée et l’université. Ses étudiants suivent un cursus unique en Norvège. Même si le bois et les outils proviennent du magasin de bricolage du coin, les techniques dispensées sont bel et bien celles des aïeux de cette quinzaine de novices. Mais pourquoi un tel enseignement ? «<span class="has-pullquote" data-pullquote=" Le directeur de l’école de Seljord avait remarqué un déclin pour les formations manuelles, alors il a eu l’idée de monter cette classe"> Le directeur de l’école de Seljord avait remarqué un déclin pour les formations manuelles, alors il a eu l’idée de monter cette classe</span> », raconte Jeppe Garly, professeur de &#8220;culture Viking&#8221;. Les frais de scolarité s&#8217;élèvent à 11 000 euros par an, dont une partie est financée par l’état selon les revenus de chacun. Et dès la première rentrée, en 2015, le succès fut au rendez-vous. « L’idée était d’associer artisanat et histoire. On apprend à nos étudiants à couler le bronze, fabriquer des bijoux, des objets en bois, des perles de verre, des couteaux… On leur montre aussi comment travailler le cuir ou sécher les plantes, les légumes et la viande », précise Jeppe.</p>
<p><iframe src="https://www.youtube.com/embed/SsC1iooLaiw" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p><strong>Pas si barbares</strong><br />
Miser sur les <strong>Vikings</strong> n&#8217;a rien de farfelu en <strong>Norvège.</strong> Du VIII<sup>e</sup> au XI<sup>e</sup> siècles, ils dominaient les environs de Seljord, la Scandinavie et bien au-delà, s&#8217;invitant jusqu’aux côtes de Normandie, d’Angleterre ou du Portugal. Mais contrairement à l’image d’épinal, les envahisseurs et les pilleurs ne représentaient qu’une petite partie de ce peuple germanique. «<span class="has-pullquote" data-pullquote=" La plupart des Vikings restaient chez eux, en famille et vivaient de leur artisanat. Ils étaient d’ailleurs de très bons commerçants "> La plupart des Vikings restaient chez eux, en famille et vivaient de leur artisanat. Ils étaient d’ailleurs de très bons commerçants </span>», explique Jeppe. Selon lui, cette ère compte beaucoup pour les Norvégiens. Le jeune Thor Eriksen, 18 ans, confirme : « <em>Je connais les noms de mes ancêtres depuis 40 générations.</em> <em>Je me suis inscrit ici pour partager un peu leur expérience. Et puis, si j&#8217;en retiens quelque chose d&#8217;utile pour plus tard, c’est du bonus</em> ».</p>
<div id="attachment_102997" style="width: 235px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2019/08/cseljord-folkehogskule-4.jpg"><img class="size-medium wp-image-102997" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2019/08/cseljord-folkehogskule-4-225x300.jpg" alt="© Seljord Folkehøgskule " width="225" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">© Seljord Folkehøgskule</p></div>
<p><strong>Jeux de mains</strong><br />
Au regard de l’éventail d’activités proposées, on imagine mal Thor quitter le navire sans quelques cordes à son arc ! Conception du pain, pilotage de drakkar avec des rames, lancer de haches… <em>« Nous menons aussi beaucoup de recherches archéologiques, nous farfouillons dans les histoires et les légendes »</em>, poursuit Jeppe. Pour lui, la réussite de cette école tient à cette combinaison entre travail manuel et théorie issue d&#8217;un savoir-faire ancestral : « <em>Je crois qu’une partie de notre intelligence est canalisée dans nos mains. En cela, nous avons tendance à être de plus en plus stupides… Nous souhaitons que nos étudiants deviennent plus habiles avec les leurs »</em>.</p>
<p>Quels sont les débouchés ? Il ne s’agit là que d’une année intermédiaire dans le cursus norvégien mais, parmi les anciens, certains sont devenus guides de musée, forgerons, constructeurs de bateaux, quand d&#8217;autres étudient l’histoire ou l’archéologie à l’université. «<em><span class="has-pullquote" data-pullquote=" On ouvre aussi des portes sur un mode de vie plus authentique. Un nombre croissant de jeunes adhère à cette démarche, et pas seulement en Norvège"> On ouvre aussi des portes sur un mode de vie plus authentique. Un nombre croissant de jeunes adhère à cette démarche, et pas seulement en Norvège</span></em> ». Alors, à quand une &#8220;licence Gaulois&#8221; dans nos contrées ?</p>
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		<title>Susanne Sundfør</title>
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		<pubDate>Fri, 01 Sep 2017 04:06:43 +0000</pubDate>
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				<category><![CDATA[Musique]]></category>
		<category><![CDATA[Concert]]></category>
		<category><![CDATA[Norvège]]></category>
		<category><![CDATA[Susanne Sundfør]]></category>

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				<content:encoded><![CDATA[<p>Non, la discographie de Susanne Sundfør n&#8217;est pas exempte de tout reproche : la Norvégienne se vautrait dans l&#8217;emphase grandiloquente avec <em>The Brothel</em> (2010). N&#8217;empêche, la jeune femme a depuis joliment relevé la barre, signant quelques albums ambitieux aux influences multiples (Kate Bush, Depeche Mode, les BO de gialli…). Présenté ainsi, cela semble un peu brouillon. On parlera plutôt de richesse. Des influences donc, et des arrangements, cordes, cuivres, claviers soutenant un timbre puissant mais aussi et surtout poignant &#8211; et c&#8217;est bien là le plus important !</p>
<p><iframe src="https://www.youtube.com/embed/7D3_TDB4zzA" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p><iframe src="https://www.youtube.com/embed/gnVTrT8aWdk" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
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		<title>Esra Røise</title>
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		<pubDate>Sun, 01 Feb 2015 01:14:26 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[<p>De son propre aveu, Esra Røise n’est « pas très douée » pour expliquer ses dessins. On peut donc y voir tout ce que...</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>De son propre aveu, <a title="Esra Roise" href="http://www.esraroise.com" target="_blank">Esra Røise</a> n’est « <em>pas très douée </em>» pour expliquer ses dessins. On peut donc y voir tout ce que l’on souhaite. Au premier coup d’œil : une féminité qui déborde de spontanéité, flirtant avec l’esthétique de la mode, que traduit un coup de crayon précis et virtuose. Des portraits très réalistes dynamisés par des tâches de couleurs vives qui semblent jetées sur la page avec une parfaite maîtrise. Mais c’est un univers un peu fêlé que l’on contemple. à bien y regarder, ces jeunes femmes ont toutes quelque-chose qui cloche : un œil abîmé, le nez qui saigne, un regard âpre… « <em>Je suis attirée par le bizarre, les visages qui ont des traits un peu étranges, en tout cas pas du tout policés, confie la Norvégienne. Une posture dégingandée, un nez proéminent, des dents écartées…, j’adore ça !</em> » Pour Esra Røise, la beauté &#8211; comme le diable &#8211; se cache donc dans les détails, et surtout «<em> l’imperfection</em> », dit-elle. Diplômée de la National Academy of the Arts d’Oslo, spécialisée dans l’illustration de mode (elle travaille avec Nike, Levi’s Curve ID, les magazines <em>Vogue, Milk, Vice</em> ou <em>Popshot</em>) Esra Røise en détourne les codes pour mieux sublimer son sujet. Cherchant ainsi à « <span class="has-pullquote" data-pullquote="bousculer la perception conventionnelle que l’on peut avoir de ce qui est beau">bousculer la perception conventionnelle que l’on peut avoir de ce qui est beau</span> ». Une quête de contraste que l’on retrouve dans sa technique, qui croise l’analogique et le digital : « <em>J’aime la précision du crayon et la manière dont il se mêle à l’aquarelle et à l’encre : on ne sait jamais ce que cela va donner</em> ». Ce que l’on appelle la beauté de l’incertitude.</p>
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