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	<title>LM magazine &#187; noir &amp; blanc</title>
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	<description>Cultures et tendances urbaines</description>
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		<title>La Mine en lumière</title>
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		<pubDate>Tue, 30 Jun 2026 23:01:13 +0000</pubDate>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>À Liège, les photographies de <strong>Gustave Marissiaux</strong> réveillent un monde englouti sous la poussière du charbon. Pour ce pionnier du pictorialisme belge, la mine n’est jamais un simple décor industriel. Elle devient un territoire irréel, peuplé de silhouettes fragiles et de lumières diffuses. Avec <em>La Mine en lumière</em>, <a href="https://www.provincedeliege.be/fr/node/821" target="_blank">le Musée de la Vie wallonne</a> replonge dans La Houillère, série photographique réalisée entre 1904 et 1905 au cœur des charbonnages liégeois. Plus d’un siècle après leur création, ces images conservent une puissance intacte. Dès les premières salles, le noir et blanc impose sa matière dense, presque poudreuse. Les cheminées surgissent dans des ciels laiteux, les chevalements découpent l’horizon comme des cathédrales industrielles, les rails filent dans le brouillard. Marissiaux ne documente pas seulement la mine : il la transforme en paysage monumental, traversé d’ombres, de brume et de silence. Mais derrière la puissance graphique des charbonnages affleurent surtout des présences. Des ouvriers au visage mangé de suie, des enfants alignés devant les façades de briques, des femmes saisies dans des gestes du quotidien. Toute une humanité apparaît en filigrane, fragile et digne, loin d’une glorification industrielle. Présentée à l’Exposition universelle de Liège en 1905 avant de sombrer dans l’oubli, <em>La Houillère</em> est aujourd’hui reconnue comme une œuvre essentielle de la photographie belge.</p>
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		<title>William Klein</title>
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		<pubDate>Sat, 31 Dec 2016 23:02:26 +0000</pubDate>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Des femmes obèses posent dans un bain public tandis qu’un gamin nous vise avec un flingue&#8230; Pas de doute : voilà une expo qui déménage ! Considéré comme l’un des pères de la &#8220;<strong>street photography</strong>&#8220;, William Klein s’est vite démarqué des préceptes documentaires érigés par <strong>Cartier-Bresson</strong>. Pris au grand angle et près des sujets, ses clichés en noir et blanc, flous ou décadrés, suintent l’humour noir et la violence. Cette rétrospective révèle des images prises à New-York, Rome, Moscou, Tokyo et Paris, mais aussi des tirages peints (le &#8220;bad boy&#8221; fut élève de <strong>Fernand Léger</strong>) et un artiste qui pousse depuis les années 1950 la photo hors de son cadre.</p>
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		<title>Jonathan Ames &amp; Dean Haspiel</title>
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		<pubDate>Tue, 06 Oct 2015 09:54:28 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Roman Graphique]]></category>

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<p>« <em>Et si on se murgeait tous les week-ends ?</em> ». À 15 ans, Jonathan A., double fictif de l’auteur, Jonathan Ames (romancier et créateur de la série <em>Bored to Death</em>) et Sal, son meilleur (petit ?) ami, découvrent le plaisir désinhibant de l’alcool et décident de s’y adonner régulièrement. De joyeuses cuites sans conséquences – avec le fantasme du jeune écrivain d’approcher les destinées de Kerouac ou d’Hemingway – se transforment bientôt en beuverie ininterrompue. Se réveiller à côté d’une naine excitée, déguster une saucisse avec Monica Lewinsky, expliquer une calvitie par un diagramme… l’antihéros fait rire mais renvoie à la dure réalité de la dépendance. La séparation, qu’elle soit amicale, amoureuse ou familiale, creuse les blessures de cet alcoolique sensible et touchant. Le désespoir est continuellement alimenté. La répétition du même dessine un cercle infernal oscillant entre autodestruction et instinct de survie. C’est glaçant de sincérité jusqu’à frôler le pathétique. Le graphisme en noir et blanc du cartooniste d’American Splendor, Dean Haspiel, renforce l’ambivalence du personnage – se détruire et se soigner. Sans parler de la magnifique couverture sérigraphiée et cabossée « <em>pour rappeler que la vie ne laisse personne indemne </em>».</p>
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