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	<title>LM magazine &#187; néo-réalisme</title>
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	<description>Cultures et tendances urbaines</description>
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		<title>Le secret de Kanwar</title>
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		<pubDate>Wed, 03 Sep 2014 13:52:36 +0000</pubDate>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Le film commence en 1947, au moment de la partition de l’Inde et la création du Pakistan. Au Pendjab, les populations sont forcées de fuir un territoire qui leur est arraché. Un déracinement qui aura de lourdes conséquences pour Umber Singh, père de famille. Il rêve d’un fils pour perpétuer son héritage et résister au délitement des traditions. Quand sa femme accouche d’une quatrième fille, il choisit de l’éduquer comme un garçon. D’abord et avant tout un film sur la condition des femmes et leur rapport aux hommes, <em>Le secret de Kanwar</em> creuse la question de la porosité des genres. Au centre du film : les contradictions du peuple Sikh (par exemple le paradoxe troublant pour le jeune garçon entre des codes esthétiques qui brouillent la différence de sexe &#8211; cet interdit de se couper les cheveux pour les hommes – et des rôles sociaux très cloisonnés). Kanwar doit assumer l’identité que son père lui impose – défi qui atteint son paroxysme lorsqu’il doit épouser Nelli, jeune femme de caste inférieure &#8211; et taire les questionnements qui la (/le) rongent. Malgré cette esquisse de réflexion sur le/la jeune adulte et sa quête de réponses, c’est bien le père, joué admirablement par Irrfan Khan (acteur principal de <em>The lunchbox</em>), qui perce l’écran et éclipse par sa folie les autres personnages. D’un point de vue formel, le film de Anup Singh déploie une ambiguïté perturbante. Prenant à contre-pied les films bollywoodiens, <em>Le secret de Kanwar</em> est lent et souvent angoissant, impression amplifiée par les jeux de lumières, des clairs-obscurs où les corps se distinguent à peine. Derrière un contexte historique dramatique, le film oscille entre néo-réalisme et fable enchantée. Le revirement de genre en fin de film, où le fantastique prend le pas définitif sur le reste, surprend d&#8217;ailleurs le spectateur. Déroutant !</p>
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		<title>André Fougeron</title>
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		<pubDate>Fri, 07 Mar 2014 09:40:22 +0000</pubDate>
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				<category><![CDATA[Exposition]]></category>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>« <em>Le xxe siècle a demandé aux artistes de prendre position</em>, explique Bruno Gaudichon, commissaire de cette rétrospective exceptionnelle<a href="https://www.lm-magazine.com/blog/2014/02/28/entretien-avec-bruno-gaudichon/" target="_blank"> (voir son interview ici</a>). <em>Or, Fougeron est moins un peintre engagé qu&#8217;un engagé, peintre</em> ». Cette implication de chaque instant, alliée à une curiosité et une recherche esthétique, est parfaitement explorée dans ces dix salles thématiques. Les débuts en autodidacte, l&#8217;engagement durant la Seconde Guerre Mondiale, le soutien aux décolonisations (Algérie, Indochine, Viet-Nâm&#8230;), l&#8217;hommage à Courbet, le voyage en Italie ou encore le Nouveau Réalisme Français, rien n&#8217;est oublié. Il manque tout de même quelques toiles, hélas retenues à Moscou (Musée Pouchkine) ou à Londres (Tate Modern).</p>
<p><strong>Un moment charnière</strong></p>
<p><strong></strong>Tout débute dans les années trente, où l&#8217;éclosion des maisons de la Culture (le terme apparaît dans les années 1930, déjà porté par Malraux) et les cours du soir permettent à cet ouvrier métallurgiste, fils de maçon, d&#8217;aborder la peinture. Lié au groupe des Indélicats (citons Édouard Pignon, Maurice Estève, Gabriel Robin&#8230;) il adhère cependant au PCF, auquel il demeurera fidèle sa vie durant. Cette période, de la guerre d&#8217;Espagne à la Libération, est très importante pour Fougeron et ce, à plusieurs niveaux : résistant, il transforme son atelier en imprimerie clandestine. D&#8217;un point de vue pictural, l&#8217;artiste s&#8217;essaie, durant cette grosse décennie, à plusieurs techniques : délaissant l&#8217;expressionnisme, il tente quelques recherches para-surréalistes et s&#8217;intéresse, par l&#8217;intermédiaire de Jacques Villon, au rapport entre couleur et lumière.</p>
<p><strong>Une vie de luttes </strong></p>
<p>Célébré à la Libération, il se brouille un temps avec Louis Aragon (la fameuse affaire du <em>Portrait de Staline</em> par Picasso) et surtout, continue de lutter. Ainsi, ses oeuvres réalisées dans le bassin minier choquent les bourgeois parisiens confrontés aux horreurs (euphémisme) de cette vie ouvrière (<em>Le Pays des Mines</em>, 1950). Bien qu&#8217;affichiste pour le PCF, son art ne relève pas du Réalisme Socialiste : il ne décrit pas un âge d&#8217;or à venir, mais dépeint la (triste) réalité. En cela, Fougeron est vraiment l&#8217;héritier des Naturalistes français (Lepage, etc.) et surtout de Courbet, auquel il dédie l&#8217;audacieuse <em>Suite Courbet</em> (1977). Dans les années quatre-vingt, le peintre évoque l&#8217;incarcération de Nelson Mandela et s&#8217;oppose à la guerre du Golfe. Pourquoi Fougeron est-il aujourd&#8217;hui délaissé, voire tombé dans l&#8217;oubli dans l&#8217;Hexagone ? À en juger par ce parcours, on se pose encore la question.</p>
<p>Retrouvez l&#8217;interview de Bruno Gaudichon <a href="https://www.lm-magazine.com/blog/2014/02/28/entretien-avec-bruno-gaudichon/" target="_blank">ici.</a></p>
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