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	<title>LM magazine &#187; Musée du Touquet-Paris-Plage</title>
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	<description>Cultures et tendances urbaines</description>
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		<title>Promenade dans les collections</title>
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		<pubDate>Mon, 31 Aug 2020 22:00:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Julien Damien]]></dc:creator>
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		<category><![CDATA[Musée du Touquet-Paris-Plage]]></category>
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		<description><![CDATA[<p>Depuis sa création en 1932, le musée du Touquet- Paris-Page a vu passer nombre d’artistes, de tous les styles, époques ou disciplines....</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Depuis sa création en 1932, <a href="https://www.letouquet-musee.com" target="_blank">le musée du Touquet- Paris-Page </a>a vu passer nombre d’artistes, de tous les styles, époques ou disciplines. Il a aussi a reçu moult dons. Ce parcours inédit réunit ces trésors amassés au fil des ans. Une quinzaine de clichés du célèbre Studio Harcourt dialogue ainsi avec les graffs colorés de <a href="https://www.lm-magazine.com/blog/2016/11/01/speedy-graphito/" target="_blank">Speedy Graphito</a> ou une sculpture figurative de Max Ernst. Quelque 90 œuvres jalonnent cette exposition, s’appréciant comme une balade à travers l’histoire de l’art.</p>
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		<title>Victor Vasarely</title>
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		<pubDate>Sun, 01 Mar 2020 02:35:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Julien Damien]]></dc:creator>
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		<category><![CDATA[exposition]]></category>
		<category><![CDATA[Musée du Touquet-Paris-Plage]]></category>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>De Victor Vasarely, on connaît les toiles emplies de formes géométriques élémentaires. Ce ballet de cubes, cercles ou losanges offrant l&#8217;illusion du mouvement. <em>« Il n’y a pas une &#8220;forme&#8221; et une &#8220;couleur&#8221; séparément. Elles ne font pas deux, mais un : la &#8220;forme-couleur&#8221; »</em>, déclarait-il. Cet alphabet plastique résulte de combinaisons et de calculs élaborés avec règles et compas sur du papier millimétré, qu&#8217;il nommait ses &#8220;programmes&#8221; – bien avant l&#8217;avènement de l&#8217;informatique. Pour autant, <em>« il n&#8217;est pas seulement l&#8217;artiste des ronds et des petits carrés »</em>, s&#8217;amuse Pierre Vasarely. Le Parisien garde de son grand-père le souvenir d&#8217;un homme rigoureux et aux journées minutieusement réglées (comme son œuvre) dans l&#8217;atelier de sa maison d&#8217;Arcueil, dans le Val de Marne. <em>« Il avait d&#8217;ailleurs une formule : &#8220;99% de sueur et 1 % de création&#8221; »</em>. Ce fameux art optique (ou Op Art), n&#8217;a en effet pas surgi <em>« d&#8217;un coup de baguette magique ou sous l&#8217;effet de substances illicites »</em>.  Il est plutôt le fruit de longues recherches, débutées au Bauhaus puis dans la publicité – on lui doit d&#8217;innombrables logos traversant toujours notre quotidien, comme celui de Renault.</p>
<p><iframe src="https://player.ina.fr/player/embed/I17068378/1/1b0bd203fbcd702f9bc9b10ac3d0fc21/620/349/1" width="620" height="349" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<p><strong>Les lois de la nature</strong></p>
<p>C&#8217;est tout l&#8217;intérêt de cette exposition : retracer l&#8217;histoire de Vasarely en 70 œuvres. Intimiste, ce parcours chrono-thématique dévoile les étapes phares d&#8217;un style unique. On y découvre par exemple ses <em>Zèbres</em>, travail virtuose sur le trait et prémices de sa quête du mouvement. Plus étonnants chez cet artiste souvent présenté comme technophile, les ovales et ellipses de la série <em>Belle Isle</em> témoignent du <em>« choc visuel »</em> vécu en Bretagne. Devant ces plages de galets et le roulis de la mer, il fut certain <em>« d’y reconnaître la géométrie interne de la nature</em> ». Les œuvres de <em>Denfert</em>, inspirées par les craquelures des carreaux de faïence de la station de métro Denfert-Rochereau qu&#8217;il empruntait souvent, inaugurent elles ses paysages artificiels. Plus loin, les peintures de <em>Cristal-Gordes</em>, nées d&#8217;un séjour en Provence, rendent compte de la modification de notre vision par les jeux d’ombre et de lumière… <em>« Chacune de ces étapes l&#8217;amènera vers la simplification et l&#8217;abstraction »</em>. Soit autant de facettes d&#8217;un artiste symbole de la modernité des Trente glorieuses, et ici révélées au grand jour.</p>
<p><iframe src="https://player.ina.fr/player/embed/AFE86000497/1/1b0bd203fbcd702f9bc9b10ac3d0fc21/wide/1" width="544" height="544" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
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		<title>Hervé Di Rosa</title>
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		<pubDate>Sat, 01 Dec 2018 06:25:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[manager]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Exposition]]></category>
		<category><![CDATA[Art modeste]]></category>
		<category><![CDATA[Bande dessinée]]></category>
		<category><![CDATA[Figuration libre]]></category>
		<category><![CDATA[Graffiti]]></category>
		<category><![CDATA[Hervé Di Rosa]]></category>
		<category><![CDATA[Musée du Touquet-Paris-Plage]]></category>
		<category><![CDATA[peinture]]></category>
		<category><![CDATA[Punk]]></category>

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				<content:encoded><![CDATA[<p>Une myriade de couleurs vives, de formes, de références. L&#8217;impression de parcourir une œuvre monde&#8230; Pénétrant dans la villa Way Side, le visiteur est d&#8217;emblée saisi par l&#8217;oecuménisme pictural s&#8217;étalant sur les murs. L&#8217;anarchie ? Il y a de ça. <em>« Quand j&#8217;ai commencé en 1977, j&#8217;avais 18 ans, j&#8217;écoutais les Clash et les Sex Pistols. Le punk fut libérateur. Ces musiciens n&#8217;avaient pas de technique ni de matériel, mais des trucs à dire. Et ils les disaient</em>, explique l&#8217;artiste avec son bel accent méditerranéen. <em>C&#8217;était pareil pour moi, je n&#8217;avais pas de talent particulier ni d&#8217;argent pour payer mes toiles, alors je peignais sur des morceaux de papier, de tissu, de carton… »</em>.</p>
<p>Peu emballé par ce qui se voyait alors dans les musées (<em>« trop bourgeois, académique »</em>), l&#8217;ancien élève des Arts décoratifs de Paris découvre le graffiti à New-York auprès de Keith Haring ou de Futura 2000. Il s&#8217;illustre au début des années 1980 en initiant avec <a href="https://www.lm-magazine.com/blog/2016/02/02/robert-combas/" target="_blank">Robert Combas</a> (entre autres) la Figuration libre &#8211; soit la volonté de figurer librement toutes les cultures. Héros burlesques, tons vifs, composition épurée&#8230; Le mouvement emprunte beaucoup au 9e art, une influence majeure d&#8217;Hervé Di Rosa, qui a grandi avec <em>Métal Hurlant</em> ou <em>Bazooka</em>. <em>« <span class="has-pullquote" data-pullquote="Je suis un enfant de la BD">Je suis un enfant de la BD</span>, de l&#8217;illustration de pochettes de vinyles ou d&#8217;affiches de film. Ces images m&#8217;ont marqué au même titre que Jérôme Bosch ou Henri Matisse</em>, raconte-t-il. <em>Mais je me suis vite aperçu que le milieu de l&#8217;édition n&#8217;était pas pour moi. Mon ami Wolinski, à l&#8217;époque directeur de </em>Charlie mensuel<em>, m&#8217;avait publié deux fois mais prévenu : &#8220;c&#8217;est mal dessiné, il n&#8217;y a pas d&#8217;histoire&#8230;tu n&#8217;as aucun avenir ici !&#8221; »</em>.</p>
<div id="attachment_92965" style="width: 854px" class="wp-caption aligncenter"><img class="size-large wp-image-92965" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2018/11/xpo_hervedirosa_dirosousleau-844x1024.jpg" alt="Hervé DI ROSA, La bibliothèque de Victor Plat, 2017 © Pierre Schwartz - Courtesy FIMAC" width="844" height="1024" /><p class="wp-caption-text"><span style="color: #ff0000;">Hervé DI ROSA, La bibliothèque de Victor Plat, 2017 © Pierre Schwartz &#8211; Courtesy FIMAC</span></p></div>
<p><strong>Melting-potes</strong></p>
<p>Hervé Di Rosa s&#8217;est ainsi créé une <em>« mythologie »</em> emplie de bonshommes loufoques, tels les &#8220;Renés&#8221;, ces cyclopes rouges à grosse bouche. «<em> Je n&#8217;avais pas de facilités en peinture, ces personnages me permettaient donc de représenter des types psychologiques ou formels, c&#8217;est un alphabet</em> ». Dans les années 2000, il fonde cette fois l&#8217;Art modeste pour lequel il érige un musée, <a href="http://miam.org/" target="_blank">le Miam*,</a> dans sa ville natale. Pour le dire vite, il s&#8217;agit de mettre l&#8217;art à hauteur d&#8217;hommes. <em>« Ce n’est pas un genre, mais un regard différent sur les choses. <span class="has-pullquote" data-pullquote="Je pense qu'on peut apprécier de la même façon une planche de BD et la Chapelle Sixtine.">Je pense qu&#8217;on peut apprécier de la même façon une planche de BD et la Chapelle Sixtine.</span> Le but, c&#8217;est de rapprocher création contemporaine et populaire. Mon travail peut ainsi être apprécié par les amateurs d&#8217;art comme les néophytes, qui vont y trouver des références connues »</em>.</p>
<p><strong>Atelier nomade</strong></p>
<p>L&#8217;autre grande affaire d&#8217;Hervé Di Rosa, c&#8217;est le voyage. En 1993, il entreprend un vaste tour du globe, l&#8217;emmenant en Asie, en Afrique, en Amérique du Sud&#8230; <em>« Cette envie est née d&#8217;une frustration, j&#8217;allais peu en vacances durant mon enfance. A Sète, je voyais les bateaux partir, toujours sans moi</em>, confie-t-il. <em>Pour autant, je déteste jouer les touristes et ne voulais pas refaire le coup de l&#8217;artiste-baroudeur, une idée très colonialiste. Le pittoresque et le folklore ne m&#8217;intéressent absolument pas. Je préfère rencontrer les gens aux quatre coins du monde pour apprendre à concevoir avec eux des objets et des images  »</em>. En témoignent ses bois couverts de laque et de nacre conçus dans un village vietnamien et exposés au Touquet, ou encore ses céramiques façonnées dans l&#8217;une des fabriques d’azulejos (carreaux de faïence) de Lisbonne &#8211; cette fois visibles <a href="https://www.lm-magazine.com/blog/2018/10/01/la-piscine/" target="_blank">à la Piscine de Roubaix</a>. <em>« C&#8217;est un atelier nomade, ces artisans interviennent sur mes peintures, comme si d&#8217;autres cultures venaient vivre chez moi »</em>.</p>
<p><iframe src="https://www.youtube.com/embed/uEfPPPf8wEU" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p><strong>A suivre </strong></p>
<p>Cette volonté d&#8217;ouverture, de mélange, n&#8217;a rien d&#8217;anodin à l&#8217;heure de la résurgence des nationalismes, donnant à son art une dimension essentielle. <em>« Oui, ce qui était au départ une démarche formelle est devenue politique. Il y a 30 ans, je pensais que la question européenne était réglée. Le métissage ou la révolution sexuelle semblaient acquis, mais sont désormais remis en cause&#8230; Cela me pousse à continuer, de prouver plus fort encore qu&#8217;on a toujours besoin des autres, car un artiste comme moi ne peut exister seul&#8230;». </em>De par son foisonnement, ce parcours chronologique en est l&#8217;illustration parfaite. <em>« Mais j&#8217;ai encore du pain sur la planche</em>, assure le Français, qui s&#8217;intéresse maintenant au cristal de Bohême. <em>Dites-vous bien que cette exposition n&#8217;est pas une rétrospective, mais une introduction ! »</em> Message reçu.</p>
<p><em>* Musée International des Arts Modestes</em></p>
<p><strong><a href="https://www.lm-magazine.com/blog/2018/12/01/herve-di-rosa-3/" target="_blank">A LIRE AUSSI : L&#8217;INTERVIEW DE L&#8217;ARTISTE</a></strong></p>
<p><em>Photo portrait (<span class="">© Victoire Di Rosa)</span></em></p>
<p><img class="alignleft size-medium wp-image-93136" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2018/11/xpo_herve-di-rosa-1-225x300.jpg" alt="© Victoire Di Rosa" width="225" height="300" /></p>
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		<title>Hervé Di Rosa</title>
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		<pubDate>Sat, 01 Dec 2018 00:32:55 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[manager]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[<p>Comment est née votre vocation ? Je suis né à Sète dans les années 1960. A cette époque il n&#8217;y avait rien...</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Comment est née votre vocation ?</strong> Je suis né à Sète dans les années 1960. A cette époque il n&#8217;y avait rien là-bas : pas de musée, ni de TGV&#8230; Venant d&#8217;une famille très modeste, nous n&#8217;avions pas les moyens de partir en vacances. Je n&#8217;avais donc que le dessin pour m&#8217;évader.</p>
<p><strong>Quel fut le déclic ?</strong> Quand j&#8217;avais 16 ans, ce qu&#8217;on voyait dans les musées ne m&#8217;emballait pas, je me sentais assez loin de l&#8217;art conceptuel, par exemple. Au départ, j&#8217;étais plutôt attiré par l&#8217;édition. Dans les années 1970 est en effet apparue une bande dessinée &#8220;adulte&#8221; avec <em>Métal Hurlant</em> ou <em>Bazooka</em>. Des ponts étaient donc jetés entre l&#8217;art contemporain et l&#8217;illustration. Après avoir passé mon bac à Sète, je suis entré aux Arts décoratifs de Paris, pour ne plus jamais revenir. Mais je me suis vite aperçu que l&#8217;édition n&#8217;était pas pour moi. Mon ami Wolinski, à l&#8217;époque directeur de <em>Charlie Mensuel</em>, magazine dédié à une BD expérimentale, m&#8217;avait publié deux fois mais m&#8217;avait dit : &#8220;c&#8217;est mal dessiné, il n&#8217;y a pas d&#8217;histoire, tu n&#8217;as aucun avenir ici&#8221; (<em>rires</em>). Les musées et galeries m&#8217;ont finalement mieux convenu.</p>
<p><strong>La culture de &#8220;l&#8217;image&#8221; vous a beaucoup marqué&#8230;</strong> Oui, j<span class="has-pullquote" data-pullquote="Je suis un enfant de la BD, de l’illustration de pochettes de vinyles ou des affiches de films">e suis un enfant de la BD, de l’illustration de pochettes de vinyles ou des affiches de films</span>, du fanzine aussi, très spécifique à la France.</p>
<p><strong>Quels sont vos rapports à la bande dessinée, justement ?</strong> J&#8217;ai coutume de me présenter comme un artiste contemporain étant un grand amateur de BD. J&#8217;en possède une grande collection, c&#8217;est un moyen d&#8217;expression qui m&#8217;a marqué, comme Jérôme Bosch ou Henri Matisse. C&#8217;est une passion mais pas une pratique, hélas, car je ne suis pas capable d&#8217;en produire. C&#8217;est un vrai artisanat, comme les souffleurs de verre ou les ébénistes.</p>
<div id="attachment_92963" style="width: 821px" class="wp-caption aligncenter"><img class="size-large wp-image-92963" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2018/11/xpo_hervedirosa_2011-acrylique-sur-toile-157x125cm-rene-sous-l-eau-2011-1-811x1024.jpg" alt="Hervé DI ROSA, René sous l'eau, 2011 © Pierre Schwartz" width="811" height="1024" /><p class="wp-caption-text"><span style="color: #ff0000;">Hervé DI ROSA, René sous l&#8217;eau, 2011 © Pierre Schwartz</span></p></div>
<p><strong>Le punk a aussi beaucoup compté pour vous, n&#8217;est-ce pas ?</strong> Oui, j&#8217;avais 17 ans quand ce courant a explosé, et il m&#8217;a beaucoup aidé. Les Clash, les Sex Pistol&#8230; c&#8217;était un exemple pour moi. Ces jeunes musiciens n&#8217;avaient pas de technique ni de matériel, mais des choses à dire. Et ils les disaient. C&#8217;était pareil pour moi, je n&#8217;avais pas de talent particulier ni d&#8217;argent pour payer mes toiles, alors je peignais sur des morceaux de papier, de tissu, de carton…</p>
<p><strong>Qu&#8217;est-ce qui caractérise votre œuvre ?</strong> Je suis mal placé pour la commenter, j&#8217;ai d&#8217;ailleurs fondé à Sète le <a href="http://miam.org/" target="_blank">Miam (<em>Musée international des Arts modestes, ndlr</em>)</a> pour parler d&#8217;autre chose que de moi (<em>rires</em>). Au Touquet, on ne voit pas mes collections, mes sculptures, mais uniquement ma peinture, qui est la racine de mon travail, la sève. J&#8217;ai eu des périodes et techniques différentes, mais tout au long de ces 40 ans, il y a toujours eu la peinture, c&#8217;est une réaction vitale que je sécrète naturellement. Au final, j&#8217;essaie de transmettre une énergie positive à travers une image, un morceau de toile, de papier&#8230; A la limite, le sujet et la composition ne m&#8217;intéressent pas. Seule compte cette bataille entre la vie et la mort.</p>
<p><strong>Il y a une chose tout de même qui marque votre travail, ce sont ces personnages peuplant vos toiles comme Question Marc, Dr Tube ou les fameux Renés. Comment sont-ils nés ?</strong> Je n&#8217;avais pas beaucoup de facilités en dessin ou en peinture quand j&#8217;ai débuté. J&#8217;avais 18 ans, n&#8217;étais pas un grand technicien et me suis donc inventé une mythologie personnelle. Ces personnages représentent des types psychologiques ou formels. Certains sont jaunes, d&#8217;autres rouges, verts&#8230; Ils servent une espèce d&#8217;alchimie &#8211; même si j&#8217;ai aussi réalisé beaucoup de monochromes, comme on le voit dans cette exposition. Je pouvais aussi les utiliser de façon narrative, pour raconter une histoire.</p>
<p><strong>Pourquoi tous ces personnages réapparaissent-ils sans cesse au fil de vos tableaux, ou autres ?</strong> Parce que je ne crois pas aux périodes, je les fait donc cohabiter perpétuellement, j&#8217;ai réalisé une sorte de challenge conceptuel. Finalement, je conçois des images et des objets plus que de la peinture. Pour moi, elle s&#8217;est arrêtée au XIX<sup>e</sup> siècle et je n&#8217;ose pas me comparer à Titien, par exemple, je n&#8217;ai pas l&#8217;impression d&#8217;exercer le même métier. Ce n&#8217;est pas de la fausse modestie, certains le comprennent mal. A travers la création des Arts modestes, je n&#8217;établis pas de hiérarchie entre la peinture et l&#8217;image. Tout est intéressant, mais chaque chose a sa place. Je suis très rigoureux sur les classements, on peut voir de très bonnes illustrations et de très mauvaises peintures.</p>
<p><iframe src="https://www.youtube.com/embed/uEfPPPf8wEU" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p><strong>Qu&#8217;est-ce que l&#8217;Art modeste ?</strong> Ce n&#8217;est pas un courant, comme l&#8217;Art brut ou l&#8217;Arte Povera, mais un regard. Je veux inciter les gens à appréhender les images, les productions de l&#8217;homme, l&#8217;artisanat avec un autre œil. On peut apprécier de la même façon une planche de BD comme la Chapelle Sixtine. Il s&#8217;agit d&#8217;être ouvert. Le Miam m&#8217;oblige ainsi à rester vigilant sur les artistes du monde, à garder cette curiosité et cette envie. Je m&#8217;intéresse donc beaucoup aux marges, aux périphéries, trouvant l&#8217;art là où l&#8217;on s&#8217;y attend le moins.</p>
<p><strong>S&#8217;agit-il de croiser arts contemporains et populaires ?</strong> Exactement, le Miam fait l&#8217;interface entre un public de néophytes et la création actuelle, parfois difficile. Ma peinture peut être vue par des gens qui n&#8217;ont jamais mis les pieds dans un musée et un spécialiste. Je pense qu&#8217;il faut mettre l&#8217;art à hauteur d&#8217;hommes. Ce milieu a une responsabilité envers les gens se sentant exclus. Moi-même, jeune, je n&#8217;étais jamais entré dans un musée. Je veux donc toucher un public large, mais ce n&#8217;est pas le nombre de &#8220;like&#8221; qui compte (<em>rires</em>) !</p>
<p><strong>L&#8217;autre spécificité de votre travail, c&#8217;est le voyage. Comment est né ce besoin ?</strong> D&#8217;abord d&#8217;une frustration, car je n&#8217;avais pas pu voyager durant mon enfance. A Sète, du port, je voyais les bateaux partir, toujours sans moi. Ensuite, j&#8217;ai beaucoup profité de mon nouveau métier pour partir vers les Etats-Unis ou en Europe, mais seulement pour exposer. A la fin des années 1980, j&#8217;ai eu ce sentiment que l&#8217;artiste avait un autre rôle que celui de peindre, je me suis alors vu comme un chercheur et me suis lancé dans cette quête de l&#8217;image et de l&#8217;objet à travers les continents, en Asie, en Afrique ou en Amérique latine. Je déteste voyager en touriste et ne voulais pas refaire le coup de l&#8217;artiste-baroudeur, une idée très colonialiste. Le pittoresque et le folklore ne m&#8217;intéressent pas. Mon but, c&#8217;est d&#8217;aller à la rencontre de l&#8217;autre, travailler avec les gens chez eux afin que toutes ces techniques artisanales brouillent ma propre peinture.</p>
<div id="attachment_92965" style="width: 854px" class="wp-caption aligncenter"><img class="size-large wp-image-92965" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2018/11/xpo_hervedirosa_dirosousleau-844x1024.jpg" alt="Hervé DI ROSA, La bibliothèque de Victor Plat, 2017 © Pierre Schwartz - Courtesy FIMAC" width="844" height="1024" /><p class="wp-caption-text"><span style="color: #ff0000;">Hervé DI ROSA, La bibliothèque de Victor Plat, 2017 © Pierre Schwartz &#8211; Courtesy FIMAC</span></p></div>
<p><strong>Par exemple ?</strong> J&#8217;ai passé quatre ans au Vietnam dans un village où l&#8217;on fabrique la laque et la nacre. Je présente aussi<a href="https://www.lm-magazine.com/blog/2018/10/01/la-piscine/" target="_blank"> à La Piscine de Roubaix</a> les céramiques que j&#8217;ai conçues à Lisbonne, dans une fabrique d&#8217;azuléjos. Il m&#8217;a fallu cinq ans pour étudier cette technique.</p>
<p><strong>Finalement, peut-on considérer votre art comme &#8220;politique&#8221;, à l&#8217;heure de la résurgence des nationalismes ?</strong> Oui, et on ne l&#8217;aurait pas cru d&#8217;ailleurs&#8230; Il y a trente ans, je pensais que la question européenne était réglée. J&#8217;ai aussi connu les débuts du métissage, de la France &#8220;black-blanc-beur&#8221;, la révolution sexuelle&#8230; Tout cela semblait acquis mais est aujourd&#8217;hui remis en cause, me semble-t-il pour le pire. Cela me pousse donc à mener plus loin encore cet atelier nomade, afin de prouver qu&#8217;on a toujours besoin des autres. <span class="has-pullquote" data-pullquote="Un artiste comme moi ne peut exister seul. Tous ces artisans du monde interviennent directement sur mes créations, comme si d'autres cultures venaient vivre chez moi.">Un artiste comme moi ne peut exister seul. Tous ces artisans du monde interviennent directement sur mes créations, comme si d&#8217;autres cultures venaient vivre chez moi.</span></p>
<p><strong>Que peut-on découvrir au Touquet ?</strong> Une soixantaine de pièces datant de 1978 à aujourd&#8217;hui. On découvre mes premières œuvres de petits formats sur carton, plus expressionnistes, après le mouvement punk, puis mes personnages, la rencontre avec l&#8217;ailleurs&#8230; C&#8217;est un voyage dans le temps plus que géographique. Il y a enfin beaucoup de toiles très peu vues, 90 % au moins.</p>
<p><strong>Sur quoi travaillez-vous en ce moment?</strong> Je suis encore à Lisbonne, j&#8217;ai envie de produire des volumes en céramique, j&#8217;ai été à Prague aussi, car je m&#8217;intéresse au cristal de Bohème, matière à laquelle j&#8217;ai toujours souhaité me frotter.</p>
<p><strong>Comment jugez-vous l&#8217;évolution de votre art ?</strong> Je préfère les dernières pièces. Mon rêve serait de produire une peinture rassemblant toutes mes expériences, mais j&#8217;ai encore du pain sur la planche. Dites-vous bien que cette exposition au Touquet n&#8217;est pas une rétrospective, mais une introduction !</p>
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