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	<title>LM magazine &#187; Mondadori</title>
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	<description>Cultures et tendances urbaines</description>
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		<title>Roman-Photo</title>
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		<pubDate>Mon, 01 Jul 2019 04:10:39 +0000</pubDate>
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				<category><![CDATA[Exposition]]></category>
		<category><![CDATA[Frédérique Deschamps]]></category>
		<category><![CDATA[Hubert Serra]]></category>
		<category><![CDATA[Le Musée de la Photographie de Charleroi]]></category>
		<category><![CDATA[Mondadori]]></category>
		<category><![CDATA[Roman-photo]]></category>

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				<content:encoded><![CDATA[<p>Niaiseries sentimentales, parfois obscènes (<em>« plus que Sade »</em>, selon Barthes), &#8220;littérature de bonniche&#8221;&#8230; Le roman-photo a toujours eu mauvaise presse. D&#8217;ailleurs, c&#8217;est devant une benne qu&#8217;est née l&#8217;idée de cette exposition, <em>« en tombant sur une pile de </em>Nous deux<em> destinée à la poubelle »</em>, raconte Frédérique Deschamps, l&#8217;une des deux commissaires. Et pourtant, ce concentré d&#8217;eau de rose, essentiellement destiné à un public féminin, demeure un géant de l’édition &#8211; un Français sur trois y était accro dans les années 1960. L&#8217;inviter au musée relevait donc de l&#8217;évidence. «<em> C&#8217;est un pan extraordinaire de la culture populaire. Pendant 25 ans, il fut un best-seller dans toute l&#8217;Europe et en Amérique du Sud »</em>.</p>
<p><img class="alignleft wp-image-101454 size-medium" title="Photographie réalisée pour le roman-photo Qualcosa che si chiama onore (Ça s’appelle l’honneur) publié dans Bolero film, 1960. Collection Fondazione Arnoldo e Albe © Arnoldo Mondadori editore / DR" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2019/06/1iivmpg-234x300.jpg" alt="Photographie réalisée pour le roman-photo Qualcosa che si chiama onore (Ça s’appelle l’honneur) publié dans Bolero film, 1960. Collection Fondazione Arnoldo e Albe © Arnoldo Mondadori editore / DR" width="234" height="300" /></p>
<p><strong>Cuculte</strong></p>
<p>Ce divertissement hybride entre la BD et le cinéma est né en 1947, dans une Italie ravagée par la guerre. Certes il fallait manger, s&#8217;habiller, digérer le fascisme <em>« mais aussi rêver&#8230; »</em>. Le succès fut instantané, et spectaculaire, fédérant des millions de lecteurs jusqu&#8217;au milieu des années 1970, avant d’être supplanté par la télévision et ses feuilletons. Les ressorts sont connus : mensonges, trahisons, cœurs brisés, cliffhangers de folie, dialogues (cu)cultes (<em>« Ne comprends-tu pas que ma dignité se rebelle ? »</em>&#8230; <em>« Même un aveugle s&#8217;apercevrait que tu es enceinte »</em>&#8230;) dont s&#8217;amuseront Les Nuls dans un sketch d&#8217;anthologie (<em>Nous quatre</em>). Surtout, la narration est terriblement addictive, ponctuée par ce fameux &#8220;A suivre&#8221; (qui fera la fortune de<em> Game of Thrones</em>, entre autres) avant d&#8217;aboutir invariablement, après des mois de lecture, sur un baiser fiévreux (car ici, les histoires d&#8217;amour ne finissent jamais mal).</p>
<p><iframe src="https://www.youtube.com/embed/RaY-zen33hg" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p><strong>Amour, toujours</strong></p>
<p>Pour autant, c&#8217;est bien la photo qui tient le premier rôle dans ce média. <em>« Les maquettes, la recherche graphique, le travail de découpe relèvent parfois d&#8217;un savoir-faire exceptionnel</em>, assure Marie-Charlotte Calafat, l&#8217;autre commissaire. <em>Un roman-photo réussi doit susciter des émotions très rapidement, par l&#8217;image, le jeu des comédiens, la lumière&#8230; soit bien avant le texte. Ce ne sont pas simplement des cases, mais du cinéma en 2D »</em>. Si le sujet est léger, cette exposition l&#8217;aborde avec sérieux. <em>« Cette production de masse traduit les évolutions de la société, interrogeant notamment la place de la femme »</em>, avance Marie-Charlotte Calafat. Ces récits sentimentaux ne réduisent-ils pas l&#8217;accomplissement féminin à l&#8217;amour ? <em>« Pas toujours, ils soulèvent aussi des questions intéressantes : comment divorcer ? S&#8217;émanciper de l&#8217;emprise de la religion, de la famille ou même trouver un travail ? »</em>.</p>
<p><img class="aligncenter wp-image-101451 size-full" title="Piero Orsola, diapoPiero Orsola, diapositive pour un roman-photo, Rome, années 1960. Ektachrome 120. Collection particulière © Piero Orsola. Cliché : Josselin Rocher" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2019/06/4-piero-orsola-diapositive-pour-un-roman-photo-rome-annees-1960.-ektachrome-120.-collection-particuliere.jpg" alt="Piero Orsola, diapoPiero Orsola, diapositive pour un roman-photo, Rome, années 1960. Ektachrome 120. Collection particulière © Piero Orsola. Cliché : Josselin Rocher" width="800" height="800" /></p>
<p><strong>Stars à domicile</strong></p>
<p>Après avoir rappelé quelques filiations (avec les images d&#8217;Epinal, la BD, le roman dessiné&#8230;) la première partie de ce parcours révèle quelques beaux spécimens. Une gageure d&#8217;ailleurs. <em>« Ces histoires étaient imprimées sur du mauvais papier, les noms des auteurs rarement cités et le souci de la conservation quasi nul. Tout l&#8217;enjeu fut donc de retrouver des pièces originales »</em>, précise Marie-Charlotte Calafat. Parmi ces trésors, on trouve la collection photo de l&#8217;éditeur phare Mondadori, <em>« des négatifs qui ont servi de 1947 jusqu&#8217;au début des années 1980 »</em>, notamment ceux de Piero Orsola, un maître du genre. On évoquera aussi le Français Hubert Serra, qui adapta pour le magazine belge <em>Femmes d&#8217;aujourd&#8217;hui</em> les plus grandes œuvres littéraires (<em>Madame Bovary,</em> <em>Les Hauts de Hurlevent</em>&#8230;). Son rendement (plus de 800 créations) et la qualité de production lui vaudront le surnom de &#8220;Cecil B. De Mille du roman-photo&#8221;.</p>
<p><img class="alignright wp-image-101452 size-medium" title="Satanik - vue d'exposition © photo Julien Damien" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2019/06/vues-dexpo_c-julien-damien-51-200x300.jpg" alt="Satanik - vue d'exposition © photo Julien Damien" width="200" height="300" />En parlant de grands noms, les petites cases de papier glacé accueillirent aussi leur flopée de vedettes : Mireille Darc, Claudia Cardinale et bien sûr Sophia Loren, première star du genre (à l&#8217;époque sous le nom de Sofia Lazzaro). <em>« Dès l&#8217;âge de 16 ans, elle a joué dans cinq romans-photos, avant d&#8217;être happée par le cinéma »</em>. Un sacré tremplin donc, mais aussi un moyen d&#8217;alimenter sa notoriété : à partir des années 1960, tous les yéyés défilent dans ces pages, Johnny Hallyday en tête &#8211; et retravaillant au passage son histoire personnelle&#8230;</p>
<p><strong>Au prochain numéro</strong></p>
<p>Mais tout ne fut pas que sirop et midinettes. La seconde partie de l’accrochage nous dévoile ainsi quelques &#8220;avatars&#8221; sulfureux, à commencer par <em>Satanik</em> (<em>Killing</em> en Italie) publié dès 1966, soit l&#8217;histoire d&#8217;un type déguisé en squelette qui torture la gent féminine (!), anti-héros d&#8217;un récit érotico-sadique pour adulte et qui annoncera toute une vague pornographique &#8211; dont Charleroi rend aussi compte&#8230;</p>
<p><iframe src="https://www.youtube.com/embed/x7Kr5CrFJbo" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p>Citons également des œuvres fameuses (<em>La Jetée</em> de <a href="https://www.lm-magazine.com/blog/2018/10/01/chris-marker-memories-of-the-future/" target="_blank">Chris Marker</a>) et toute la veine humoristique, dignement représentée par Hara-kiri, le professeur Choron (qui a &#8220;réponse à tout&#8221;) ou Coluche (dans <em>Charlie Hebdo</em> avec <em>Les pauvres sont des cons</em>). Qu&#8217;on se le dise, cette formidable saga éditoriale ne s&#8217;écrit pas au passé. Aujourd&#8217;hui encore, le précité Nous deux s&#8217;écoule à 203 000 exemplaires par semaine (de quoi faire rougir pas mal de titres) et nombre d&#8217;artistes ou d&#8217;éditeurs s&#8217;emparent de ce média (comme les éditons <a href="https://www.lm-magazine.com/blog/2015/09/01/juste-une-mise-au-point/" target="_blank">FLBLB</a>, à Poitiers) pour lui redonner ses lettres de noblesse. A suivre, donc&#8230;</p>
<p>&nbsp;</p>
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